passport 2.0 pfaff

La pfaff passport 2.0 : comment s’en servir ?

debuter en couture

Je viens de compter, et à l’heure où j’écris cet article cela fait maintenant 8 mois que je possède cette machine à coudre. Et puisque je m’en sers tous les jours, ou presque, j’estime être en mesure de vous en parler en long, en large, et en travers !

Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle machine à coudre, où que vous venez d’acquérir cette machine, cet article est probablement pour vous. Je vais essayer d’être précise, mais sans répéter le livret d’explications, quand même !

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matériel de couture pour débuter

Mon matériel de couture

debuter en couture

Quand on débute dans la couture, on pense souvent qu’il faut une machine à coudre , du tissus, et puis c’est tout ! Mais on se rend vite compte qu’il faut investir dans d’autres fournitures, ne serait-ce que pour découper le tissu, reporter les patrons etc.

J’ai eu la chance d’apprendre la couture avec ma mère (merci maman ! <3) et j’ai pu utiliser ses outils sans avoir à m’en acheter (merci maman ! ❤ bis). Depuis, j’ai eu le temps de m’acheter mes propres fournitures, et de me faire mon propre trousseau de couturière. Et je me suis dis que je pourrais partager avec toi, le matériel que j’utilise à chaque fois ! Par définition, le matériel indispensable pour commencer à coudre.

Bien évidemment, cette liste de matériel n’est pas exhaustive. En aucun cas je ne prétends que mon trousseau est parfait. Encore moins, qu’il faut absolument avoir le même. Tout dépend de l’utilisation que l’on a, du budget alloué, mais aussi des préférences de chacun !

A la fin de chaque catégorie, tu trouveras des liens pour te montrer des exemples. Tu n’auras qu’à cliquer sur l’outil qui t’intéresse, et un lien s’ouvrira dans un autre onglet (de cette manière tu peux poursuivre ta lecture de l’article tranquillement !)

Avant d’aller plus loin, sache que j’ai acheté la plupart de mes fournitures.
Quelques-unes m’ont été offertes par la marque Clover,
mais je tiens à préciser que mon avis reste bien le mien.

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Les outils pour couper

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Que ce soit pour découper le tissu ou les patrons, il faut des outils de coupes spécifiques. On ne découpe pas du tissu comme on découpe du papier ! NON !

Il faut différencier la paire de ciseaux avec laquelle tu vas couper le tissu de celle que tu vas utiliser pour couper le papier. C’est pour cela qu’il faut avoir deux paires de ciseaux !

  • Pour la découpe du tissu, je te recommande une grande paire de ciseaux (avec de longues lames) entre 20 et 25 cm. En général, ces ciseaux sont un peu lourds, afin d’avoir plus de force pour couper les tissus les plus épais. Il existe différentes marques (Fiskars est l’une des plus connues, et reconnaissable à sa couleur orange), mais tous ciseaux achetés en magasin de tissus, conviendra. Et surtout, tu trouveras un peu tous les prix.

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Je possède ces ciseaux pour le tissu. Je les ai depuis 5 ans déjà (de mémoire, j’ai du les acheter pour moins de 10€), et je ne les ai jamais fait aiguiser. Ces ciseaux ne coupent que du tissu, et uniquement du tissu ! (bon ils coupent aussi les biais, les galons, et les passepoils, mais ça reste du tissu)

  • Pour la découpe du tissu, tu peux aussi utiliser un cutter rotatif si tu préfères. Depuis que j’ai découvert ça, je coupe TOUS mes tissus avec d’ailleurs ! La technique demande un peu de pratique pour les courbes, mais une fois qu’on a pris le coup c’est un pur bonheur et en deux temps trois mouvements, on a tout découpé !

Pendant quelques années, j’ai utilisé ce cutter :

burst

Il n’est pas mauvais, il fait le job. Mais niveau ergonomie, on repassera… Lorsque j’ai beaucoup de pièces à couper, j’attrape souvent mal aux doigts. Et ce n’est pas une blague…

Dernièrement, j’ai reçu ce modèle de la part de clover :

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La photo parle d’elle-même : c’est le jour et la nuit ! Le cutter rotatif de la marque clover possède un manche plus rond, donc plus facile à tenir en main. Il est tout en arrondi, donc je n’ai pas mal aux doigts. Il est beaucoup moins facile de faire des erreurs de découpes avec ce cutter qu’avec mon ancien, car la lame est freinée. Et pour finir : il est compatible pour les gauchers ! Je suis droitière, mais je sais combien il est difficile de trouver du matériel adapté aux gauchers. Je pense qu’il est donc primordial de le préciser !

Le point important à retenir également, c’est que l’utilisation d’un cutter rotatif nécessite l’utilisation d’un tapis de découpe. Sinon, ta jolie table va vite se retrouvée couverte d’entailles (et crois moi, je sais de quoi je parle)… Tu as le choix entre une multitude de taille de tapis, de coloris, mais aussi différents types : les tapis « auto-cicatrisants » dont les entailles causées par le cutter rotatif vont se refermer grâce au matériau spécifique présent dans le tapis, et les tapis classiques, qui ne cicatriseront pas (du coup, il y aura des entailles mais ça ne te gênera pas dans tes découpes). Tu t’en doutes, le prix n’est évidemment pas le même entre tous les tapis !

  • Pour la découpe du papier, n’importe quelle paire de ciseaux fera l’affaire. Profites de la rentrée pour trouver une grande paire de ciseaux Maped, et on n’en parle plus. Avec cette paire de ciseaux, tu vas découper tes patrons pdf à assembler et ton papier à patron si tu décalques les pièces.Voici à quoi ressemble ma paire de ciseaux, rien d’extraordinaire :

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  • Tu auras besoin aussi d’un coupe-fil ! Comme son nom l’indique, il sert à couper les fils (merci Captain Obvious !).

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J’avais celui-ci, mais comme tu le vois sur les photos, la lame est rouillée. Pourtant, cela fait à peine 6 mois que je les ai… Mais ils coupent encore, alors je les utilise.

Sache qu’à la place d’un coupe-fil, tu peux choisir des ciseaux à broder. C’est une petite paire pointue, très utile pour couper les fils au ras du tissu.

dav

Elle est pas belle cette licorne ? Bon là j’avoue, je n’en avais pas réellement besoin, car j’ai mon autre coupe-fil-rouillé-mais-qui-coupe. Cependant, c’est un cadeau de mon amie Viny, et un cadeau, ça ne se refuse pas ! Du coup, je le garde, et je l’utilise.

ciseaux de couture pour gaucher
ciseaux classique
cutter rotatif clover
tapis de découpe auto-cicatrisant
coupe-fil
ciseaux à broder

Les outils pour marquer

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Tu vas avoir besoin d’un peu de fourniture pour décalquer tes patrons, mais aussi pour reporter sur ton tissu, des repères nécessaires pour la couture (comme des pinces par exemple).

  • Je possède des stylos feutres lavables à l’eau.

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Je m’en sers notamment pour tracer mes patrons sur le papier à patrons. Et aussi, pour marquer sur mes pièces en tissus, les repères importants, comme les pinces, l’emplacements des boutonnières etc. L’avantage des feutres, c’est qu’ils sont vendus avec différentes couleurs, donc on trouve assez facilement de quoi écrire sur toutes les nuances de couleurs. De plus, comme ils sont lavable à l’eau, après un passage en machine ils disparaissent. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai rencontré aucun problème de marques réapparaissant, ou de traces !

  • J’utilise également un crayon de bois (comme on dit chez moi !) ou un crayon à papier, pour marquer les tissus blancs (ou très clairs).  Là encore, je profite toujours de la rentrée scolaire, ou de mes visites chez le vendeur de meubles suédois pour faire un stock (je vous vois le faire également 😉 ne faites pas les innocent(e)s… )

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Contrairement à beaucoup, je n’utilise plus de craie tailleur. Je trouve que ce n’est vraiment pas précis. Pourtant j’ai ce stylo rechargeable, vendu avec différentes craies. Mais rien à faire, je trouve que les traits sont grossiers…

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J’utilise également des stylos frixions, mais avec parcimonie, car ils n’ont pas été fait pour le tissu ! D’ailleurs, je les utilise uniquement dans la marge couture, et tu vas  vite comprendre pourquoi!

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Si tu ne connais pas : les stylos fixions sont des stylos composés d’un gel thermochromique réversible. Cela signifie qu’avec la chaleur (du fer à repasser, ou générée grâce à l’embout gomme du stylo), l’encre devient invisible. Et contrairement à ce qu’on peut lire sur les forums et les groupes Facebook : elle ne disparaît pas ! Elle est toujours là. D’ailleurs, le gel peut laisser des traces fantômes (des traces blanches) sur certains coloris de tissus (ça c’est le premier effet kisscool !).

Ensuite, l’encre thermochromique étant réversible, cela signifie que le trait, disparu avec la chaleur, peut réapparaître (deuxième effet kisscool !) ! Et comment ? Eh bien par l’opération inverse à celle qui l’a fait disparaître : il faut apporter du froid ! Ainsi, si tu mets ton morceau de tissu au congélateur, tu verras réapparaître ton trait. Mais on est d’accord, personne ne place ses vêtements au congélateur… Cependant, il y a une autre situation qui fait réapparaître ces traits. Il existe une période de l’année où la température est négative ! Eh oui ! Je connais des filles qui se sont cousues de beaux manteaux pour l’hiver. Elles ont tracées leurs poches passepoilées pour qu’elles soient parfaites. Et, l’hiver venu, avec les températures négatives, toutes les marques sont réapparues sur leur manteau. Esthétique…

Dernier point important concernant ces stylos : les lavages en machine ne font pas partir l’encre. Il faut faire appel à des détachants spécifiques du style  Dr Beckmann et autres.

C’est pourquoi je réfléchis bien avant d’utiliser ces stylos. Et que je ne te les conseille pas du tout pour débuter.

stylos feutres lavables à l’eau
stylo craie rechargeable
stylos frixion

Les outils pour mesurer

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Maintenant qu’on a de quoi marquer les tissus et les découper, il faut de quoi mesurer ! Sinon, comment savoir quelle taille couper ??

  • Il faut donc avoir un mètre ruban afin de prendre ses mensurations. Et je ne le dirai jamais assez : il FAUT prendre ses mensurations !!! Je ne vais pas (re)lancer le débat de la morphologie de base de chaque enseigne du prêt-à-porter. Mais si on se lance dans la couture de vêtements, c’est pour qu’ils nous aillent, non ? Alors on se mesure ! Et sans tricher (non, on ne rentre pas le ventre pour perdre 3 cm ! ). J’en ai deux, car j’ai tendance à les perdre tout le temps …

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L’un est plus pratique car il se rembobine tout seul sur lui-même, et il est gradé en centimètres sur une face, et en pouces sur une autre. Donc si tu utilises des patrons anglophones, tu n’auras pas de problèmes !

  • Je possède également un réglet, qui m’est utile pour ajouter mes marges de coutures et faire mes ourlets. L’avantage d’un réglet sur une règle, c’est que le 0 commence à l’extrémité, et pour faire les ourlets, c’est plutôt utile !

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Dernièrement, j’ai reçu deux outils de la part de clover, qui remplace maintenant l’utilisation de mon réglet.

  • Je commence avec mon préféré : la règle japonaise. C’est une règle souple, de 50 cm de longueur sur 5 cm de largeur, et qui a la particularité d’être graduée dans la longueur mais aussi dans la largeur.

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Avec cette règle, on peut notamment ajouter les marges de coutures en un minimum de temps. Et comme je déteste les patrons sans marge de couture (nan mais sérieusement, les gens qui aiment les patrons sans marge de couture, un jour il faudra m’expliquer….), je gagne un temps fou avec cette règle !

Ensuite, comme elle graduée dans les deux sens, elle remplace l’utilisation d’une équerre. On peut donc vérifier facilement les angles droits car la règle est transparente, surtout si l’on doit tracer certaines pièces de patrons.

  • pour simplifier la réalisation des ourlets, clover m’a offert un somomètre, aussi appelé « ourlet facile ». C’est un petit outil en métal, qui tient dans la main, et qui a une forme une peu particulière.

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On retrouve différentes largeur d’ourlet que l’on rencontre dans les patrons… anglophones ! Eh oui : le somomètre est en pouces ! C’est là où je suis un peu déçue du produit…. Car j’ai une grande majorité de patrons avec des mesures en centimètres. Même s’il est en pouce, je m’en sers quand même car c’est plus maniable que mon réglet de 30 cm. Mais je compte m’en acheter un, en centimètre cette fois-ci !

Si tu en achètes un, fait attention : il faut qu’il soit en centimètres, et en métal ! Comme ça, tu peux repasser tes ourlets directement avec le somomètre !

mètre ruban
règle japonaise
somomètre

Le fer à repasser

Oui, c’est in-dis-pen-sable ! N’imagine même pas faire de la couture un instant, sans utiliser de fer à repasser. Il te sera utile pour aplatir les coutures, mais aussi pour réaliser de jolies surpiqures, pour éviter tout faux plis disgracieux etc. Le fer à repasser devra toujours être à proximité de ta machine à coudre.

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Je possède un fer à repasser standard, que j’utilise pour repasser mes vêtements. Mais j’ai aussi un petit fer à repasser de voyage, qui est plutôt très maniable grâce à sa petite taille ! Il est parfait pour la couture. Mais c’est très long de repasser une chemise ou une robe avec un fer de cette taille.

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C’est pourquoi je te conseille plutôt de débuter avec un fer à repasser standard !

mini fer à repasser

La mercerie indispensable

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Pour finir, voici de la mercerie nécessaire pour commencer. Tu trouveras tout dans toutes les merceries, les magasins de tissus, et aussi les sites internet.

  • le découd-vite est plus qu’utile lorsqu’on débute ! Mais après tout « découdre c’est aussi de la couture ». Sache qu’il y en a un de présent dans chaque machine à coudre neuve. Mais on a tendance à l’égarer facilement.

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Il faut faire attention avec le découd-vite, car une erreur est vite arrivée, et il est très facile de faire un trou dans son tissu.

  • les épingles sont indispensables pour maintenir en place ton patron sur ton tissu, mais aussi pour maintenir les pièces de tissus entre-elles lorsque tu vas coudre.

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Il en existe de toutes sortes : des fines, des longues, des fantaisies. Je te conseille pour débuter, de prendre des fines, toute simple. De cette manière, tu n’abîmeras pas tes tissus, mais surtout, tu pourras directement repasser sur tes épingles. Chose que tu ne pourras pas faire si tu prends des épingles avec un embout fantaisie en plastique (plastique + chaleur = ça fond !).

  • les pinces te seront utiles si tu utilises des tissus très épais ou du simili cuir. Car si tu utilises des épingles sur du simili, tu vas faire des trous qui ne partiront jamais. Pour moi, ce n’est pas un indispensable si tu couds des vêtements. Mais ça le devient si tu travailles beaucoup les sacs, avec du simili surtout.

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Il me semble que les premières pinces ont été développées par la marque Clover, et elles sont assez chères. Néanmoins, on trouve des dupes pour 10€ sur amazon. Les miennes viennent de là, et elles me conviennent parfaitement !

  • les aiguilles pour coudre à la main ainsi qu’un dè à coudre te seront très utiles pour toutes les finitions ! Pour faire un ourlet invisible à la main par exemple.

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Un lot d’aiguilles de différentes tailles fera l’affaire. Je n’ai pas une grande passion pour les ourlets invisibles à la main. Mais je reconnais qu’un vêtement terminé à la main est beaucoup plus beau de l’intérieur. Alors oui, il n’y a que moi qui le voit, mais les finitions sont toujours plus propres ainsi.

  • évidemment, il te faudra des aiguilles de machine à coudre. Je te conseille d’avoir un petit stock d’avance, histoire de ne pas se retrouver à cours d’aiguille, un samedi soir, alors que tu voulais profiter de ton dimanche pour coudre (c’est toujours à ce moment là que ça arrive).

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Il existe différentes marques, mais je ne jure que par deux : Bohin et Schmetz. Je préfère mettre un peu plus d’argent dans des aiguilles de qualité, plutôt que d’économiser quelque centime, et devoir faire réparer ma machine plus souvent.

Concernant les types d’aiguilles, je possède une boîte de chaque. Si ça t’intéresse, je pourrais faire un article détaillant chaque catégorie d’aiguille (dans ce cas, laisse-moi un commentaire !). Mais sache que lorsqu’un point saute, il y a une chance sur 2 pour que l’aiguille ne soit pas adaptée à ton tissu.

  • les canettes de rechanges te seront aussi utiles. Généralement, lorsque tu achètes ta machine, tu en as quelques-unes. J’en possède une vingtaine, qui sont rangées sur une colonne en silicone que m’a offert Clover. Avant je les rangeais dans une boite, mais j’avais souvent des fils partout. Avec cette colonne, les canettes sont emprisonnées, et je n’ai plus de fils vadrouillant à droite et à gauche. Bon, on ne relèvera pas la couleur, qui n’est pas vraiment des plus discrètes…

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Note bien que chaque machine à coudre accepte un type de canette bien spécifique. Il y a des hauteurs et des diamètre différents. Réfère-toi à ton manuel, il y sera indiqué quelque type utiliser. Je te déconseille d’utiliser un autre type de canette que celui qui est recommandé. Tu verras par toi-même que ton point sera moins joli. Mais en plus, tu risques de dérégler ta machine, et les frais de réparation seront conséquents.

  • les bobines de fils de qualité ! Comme pour les aiguilles, je ne jure que par deux marques : Mettler ou Gutterman et rien d’autre ! Avant, j’utilisais du fil premier prix, et je me suis vite rendu compte que mon point n’était pas régulier, mais qu’en plus, il y avait beaucoup de poussières dans ma machine. J’ai donc décidé de n’utiliser que du fil de qualité afin de ne pas encrasser ma machine.

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Je suis consciente que ces bobines sont plus chères que les premiers prix. Alors je vais te donner une technique, qui te permettra de limiter ton achat de bobines. On dit toujours qu’il faut choisir la couleur de son fil en fonction de celle de son tissu. Mais si tu as un petit budget, je te conseille d’utiliser du fil gris, et d’avoir dans tes tiroirs 3 nuances de gris (et pas 50 !) : un gris clair, un gris foncé et un gris moyen.

Le gris a la propriété de « prendre la couleur » de ce qui l’entoure. Le fil va alors se fondre dans le tissu, et tu le remarqueras à peine. Cependant, pour ce qui est des surpiqures, le gris ne fera pas de miracle : il se verra quand même.

découd-vite
épingles
pinces
aiguilles à coudre
aiguilles de machines : marque Bohin et Schmetz
bobines de fils : Mettler et Gutterman

 

Tu as donc maintenant toutes les informations nécessaires si tu veux te mettre à la couture !

Si tu as des questions, ou si tu utilises d’autres fournitures, différentes des miennes, laisse-moi un commentaire !
Je serais ravie de découvrir d’autres techniques et d’autres outils !

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bullet journal couture

Mon carnet de couture

debuter en couture

Je ne sais pas pour toi, mais moi, je suis victime du syndrome du post-it. Sisi, je suis certaine que toi aussi tu connais ! Il se traduit comme çà : des idées pleins la tête (merci Instagram et Pinterest, entres autres!) que l’on écrit sur le premier truc qui est à portée de main : un post-it, au dos d’un ticket de caisse, sur le coin d’une serviette en papier etc… C’est bon, tu vois de quoi je veux parler ?

Bref, le truc c’est qu’avec tous ces supports de nature différente, je te raconte pas le nombre d’idées que j’ai égarées… Alors lorsque j’ai vu ce joli carnet en liège, avec incrustations dorées, je me suis dit « Il est temps que tu t’organises mieux que ça !« 

carnetcouture

J’ai acheté ce petit carnet à 3€50 chez Hema. C’est un carnet A5, avec des feuilles vierges : sans lignes, ni carreaux, ni points. Parfait pour en faire un carnet hyper personnalisé !

La tendance de ces dernière années, c’est le bullet journal (bujo pour les intimes). Je trouve le principe intéressant, mais extrêmement chronophage… Même si j’ai un peu plus de temps pour moi en ce moment, je préfère l’utiliser à d’autres fins ! Et passer ma journée à remplir un carnet, très peu pour moi…

J’ai donc décider de reprendre certaines « techniques » du bullet journal, afin de réaliser mon carnet de couture !

Ce que j’écris dans mon carnet

J’ai décidé de faire 4 parties dans ce carnet :

  • une première partie pour répertorier tous les patrons : ceux que j’ai en ma possession et ceux qui me font envie mais que je ne possède pas (encore)
  • une deuxième partie pour répertorier les tissus que j’ai utilisé, ou que j’ai acheté. Ce n’est pas pour tenir mes stocks, pas du tout. C’est surtout pour m’aider à faire mes achats par internet ! En magasin, on peut toucher les tissus, mais sur les sites en ligne c’est plus complexe… en ayant à portée de main différents tissus et leurs caractéristiques, je vais plus facilement pouvoir comparer !
  • une troisième partie pour rédiger mes notes sur un vêtement que j’ai cousu. quel tissu j’ai utilisé, quels étaient mes réglages, si j’ai apporté des modifications ou pas …
  • et une dernière partie pour écrire des petits mémos : par exemple, un tableau des mensurations, comment calculer les dimensions pour faire son biais, la nomenclature des symboles de lavage (parce que non, je ne les connais pas tous par coeur), les différents types d’aiguilles et leurs utilisation, enfin pleins de petites astuces pour la couture !

C’est pas tout ça, mais je suis certaine que tu veux voir tout le contenu de plus près  !

Mes patrons

J’ai décidé de ranger mes patrons dans différentes catégories :

  • les hauts
  • les bas
  • les robes
  • les manteaux et les vestes
  • tout ce qui ne rentre pas dans les 4 premières catégories : autres

patrons1

patrons2.jpg

J’ai donc fait une petite enseigne par catégorie, comme on pouvait voir sur les magasins d’antan. Je ne suis pas une pro du dessin, alors les arabesques ne sont pas régulières, ni identiques d’un dessin à l’autre. Mais c’est ce qui fait tout le charme ! Ensuite, j’ai simplement fait des petites cases avec le nom du patron et la marque. Si la case est cochée : je possède le patron. Sinon, je ne l’ai pas, mais j’aimerai l’avoir. Simple et efficace !

Mes tissus

Pour mes tissus, j’ai décidé de reprendre les caractéristiques indispensables (à mes yeux) de chaque tissu.

J’y ai donc écrit :

  • le nom du tissu
  • l’endroit où je l’ai acheté
  • le prix au mètre
  • la laize
  • la composition
  • le grammage
  • l’extensibilité
  • la référence
  • les indications d’entretien

et surtout…. un échantillon du tissu ! Hey oui !

tissus1

J’ai toutes les informations nécessaires sous le tissu concerné, tout en ayant un échantillon assez conséquent pour avoir une idée du tombé, du toucher, de la transparence etc

tissus2.jpg

Et voilà ce que peut donner une double page de mon carnet :

tissus3.jpg

Et je me suis préparée des pages d’avance, pour mes prochains achats :

tissus4.jpg

 

Mes modèles

Je me suis réservée une page par modèle, histoire d’avoir assez de place pour écrire et surtout, pouvoir me relire !

Alors pour ces pages, j’ai décidé d’y inscrire pas mal de choses :

  • le nom du patron
  • le tissu utilisé
  • la taille du patron
  • la mercerie nécessaire (fils, tissus, zip, boutons etc)
  • mes réglages machine à coudre
  • mes réglages de surjeteuse
  • pour qui le vêtement était destiné
  • combien de temps j’y ai passé (juste à couper et à coudre, éventuellement à reprendre, mais pas à décalquer le patron…)
  • mon cout de revient pour faire le vêtement (hors prix du patron

Et… un énorme encart pour noter d’autres choses. Est-ce que j’ai fait un article dessus ? Est ce qu’il a bougé au lavage? Qu’est ce que je dois modifier si je veux le refaire ? Enfin, tout type d’information que je juge utile pour cette cousette.

couture1.jpg

 

Comme tu peux le voir, je ne suis pas une pro du dessin. Mes petits schémas sont basiques, mais au moins ils ont le mérite d’être clairs et facilement répétables d’une page à l’autre ! Histoire que ça reste un minimum homogène  dans mon petit carnet…

couture2

Mémo

Ma dernière partie rassemble tout ce qui touche à la couture, et qui peut m’aider dans mes travaux ! Pour le moment je n’ai encore rien écrit dans cette partie. Je n’ai même pas fait la page encore…

Mais je sais déjà que je vais y mettre un tableau des mensurations, où je pourrais inscrire les mensurations des différentes personnes qui me sollicitent. Mais aussi un récapitulatif de tous les symboles pour l’entretien des tissus. Ainsi qu’un mémo sur les utilisations des aiguilles (pour quels tissus etc)

* * * 

Si toi aussi tu veux faire un carnet de couture, que tu pourras emmener partout avec toi (durant tes excursion de shopping tissus, par exemple), lance-toi ! Chacun est libre d’y mettre ce qu’il veut. Il n’y a pas de règles à respecter.

Je ne prétends pas avoir fait le carnet parfait, mais je pense que c’est une bonne base pour commencer. J’ai donc pensé à toi, qui voudrais l’avoir mais qui n’as pas envie de passer du temps à faire des dessins : j’ai refait les différentes pages, pré-remplies, et tu peux les télécharger gratuitement !

CarnetCouture

Elles sont au format pdf, et à la taille A5. Donc lorsque tu les imprimeras, tu devras couper tout autour. Néanmoins, je n’ai pas fait de cadre volontairement, afin que tu puisses couper les pages à la dimension que tu souhaites. Comme ça, tu peux toujours décorer le tour de tes pages si le coeur t’en dit ! Et faire un carnet vraiment personnel !

Et laisse-moi un petit commentaire si tu télécharges mon document : ça fait toujours plaisir ! ❤

 

Mise à jour : voici le lexique de mes petits dessins.
Mais libre à toi de les ré-interpréter !

lexique

 

 

 

 

imaginer son vêtement

Comment associer un tissu avec un dessin technique ? {TUTO}

debuter en couture

Je suis quelqu’un qui a beaucoup d’idées, mais qui est rarement peu sûr d’elle pour ce qui est d’associer des tissus avec un patron. J’admire les filles sur instagram qui sont capables dessiner ou de croquer en quelques minutes, le dessin de leur vêtement. Couleurs comprises. Et de voir si le rendu attendu est au rendez-vous.

Mais moi, voilà, je ne sais pas dessiner… Alors plutôt que de prendre des cours, je me suis tournée vers l’informatique. Car je sais utiliser un logiciel qui peut me permettre de voir si des tissus vont bien ensemble, ou pas ! Il s’agit du logiciel Inkscape.
La première fois que je l’ai utilisé (enfin la première fois que je te l’ai montré ahah !) c’était pour faire la gigoteuse de mon kit de naissance. Je ne savais pas dans quel ordre mettre mes différents tissus, alors j’avais demandé de l’aide sur Instagram !

 


Depuis, j’ai fait pleins d’autres dessins pour m’aider… Le dernier en date, c’est un hybride de patrons de chez Deer and Doe. J’ai nommé… la Belladaurée :

belladaurée.png

 

Eh oui ! C’est bien le haut de la Belladone, avec le bas asymétrique de la Centaurée.

J’ai posté sur le groupe facebook de Deer and Doe, un message afin de savoir si c’était faisable… Et là, j’ai reçu pleins de messages bienveillant concernant cette association, mais aussi me demandant comment faire ces dessins !

J’ai donc décidé de faire un tuto afin que tout le monde en ayant l’envie, soit en mesure de le faire !

Pour que ce soit plus facile à suivre, j’ai décidé de le faire sous format pdf. Tu n’as qu’à cliquer sur le lien suivant pour télécharger les explications :

TutoInkscape_AssocierTissuDessinTechnique

 

Pour télécharger le logiciel sous windows, c’est ici :

https://inkscape.org/fr/release/0.92.3/platforms/

Attention de choisir la bonne version de windows (32 ou 64 bits) et de prendre le fichier « .exe »

Et si tu travailles sous mac, il faut télécharger une ancienne version, mais tout est  là :

https://inkscape.org/fr/telecharger_obsolete/mac-os-x/

 

Et surtout, n’hésites pas à me taguer sur Instagram, dans tes billets de blog
ou a me laisser un message en commentaire si tu utilises mon tuto ! 

 

 

 

Reconnaitre les tissus tricotés

debuter en couture

J’arrive au terme de ma série « Mais qu’est-ce que c’est ?« . Maintenant que tu sais reconnaître la matière, et la contexture des étoffes tissées, il me restait une dernière chose à t’expliquer. C’est une catégorie de tissus d’étoffes que l’on connait toutes ! Il s’agit des…. tricots !

Si tu as pris le temps d’aller lire la description, alors tu sais déjà que mon métier consiste à tricoter. Et à moins que toi aussi tu travailles dans ce domaine, tu dois avoir cette image en tête :

grandmere tricot.png

Sisi j’en suis sûr….

Eh bien tu vas être déçu(e), car c’est loin d’être ça !  Mais on n’est pas là pour çà 😉

Bref, dans la bonneterie (c’est l’autre mot pour « la maille »), il existe deux catégories. Difficilement reconnaissable à l’oeil nu par des néophytes, les tricots sont néanmoins facilement reconnaissable si l’on tire dessus  ou si donne un coup de ciseaux dedans. Oui, dans le monde du textile on aime bien violenter les fibres…

Ces deux catégories, on les appelle :

  • les tricots trame, qu’on appelle aussi tricots à mailles cueillies,
  • les tricots chaîne, qu’on appelle aussi tricots à mailles jetées, ou encore tricot indémaillable.

La formation de la maille ainsi que les machines permettant de réaliser ces deux types de tricots sont très différents. Je vais essayer de t’expliquer, avec des mots simples et sans trop rentrer dans les détails, chaque catégorie.

La maille

Les tricots sont constitués de mailles, qu’on peut appeler aussi des boucles.  On distingue différentes parties dans la maille : la tête, deux jambes et deux pieds.

schema_maille.png

Par extension, on appelle aussi « maille » tout produit textile qui est constitué de boucles. Donc dans tes magasins de tissus préférés (en ligne ou non), les étoffes tricotées peuvent se trouver dans la catégorie « Maille » ! 😊

Les tricots trame, où tricots à mailles cueillies

Formation du tricot

Voici à quoi ressemble les machines à tricoter à mailles cueillies :

  • à gauche, c’est une machine qu’on appelle « rectiligne ». On va tricoter des panneaux infinis de tricots (entre autres)
  • à droite, c’est une machine qu’on appelle « circulaire ». On va pouvoir tricoter des tubes. Un peu comme un tricotin !

A chaque passage du fil, celui-ci est pris par les aiguilles. Après avoir fait une maille sur une aiguille, le fil fait une maille sur l’aiguille suivante et de proche en proche, chaque aiguille est alimentée par le fil. Par conséquent, le fil travaille dans le sens des rangées. Et si tu as lu l’article concernant la formation des tissus, tu comprends mieux pourquoi on appelle ce type de tricot, les tricots trames. Car le fil suit un chemin très similaire au fil de trame constituant les tissus !

schemaillecueillie.png

Sur l’image précédente, tu peux voir qu’un seul et même fil forme toutes les mailles. Bon okay, là l’image est coupée… mais aux extrémités il faut imaginer que le fil de la rangée qui se termine rejoint celui de la rangée suivante qui commence ! 

Différents types de tricot

Ces tricots sont extrêmement répandu ! Ils constituent les pulls, les sweats, les tshirts, les jogging, les body pour bébés,  les boxer de ton amoureux etc… En fait, dès que tu as une étoffe dans les mains qui est extensible, tu as 95% de chances d’avoir un tricot dans les mains. Les 5% restants, ce sont des tissus avec un fort taux d’élasticité, lié à la présence d’élasthanne dans la composition.

Voici 4 exemples de tricot à mailles cueillies que tu peux trouver : je t’ai mis les photos en grand pour que tu puisses bien observer les mailles ! Loin de moi l’idée de penser que tu ne vois rien 😉

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Ici tu as un tricot très aéré. Comme tu peux le voir, on a tricoté deux fils simultanément (un blanc et un gris foncé) pour un effet de style.

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Ici c’est un tricot avec des mailles beaucoup plus petites que précédemment ! En fait, c’est un tricot qui sert pour faire des t-shirt ou des sous vêtements. Et les papillons ? Eh bien ils sont tout simplement imprimés à la surface du textile.

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Ici, c’est aussi un tricot très fin et très léger, sur lequel on a floqué (collé si tu préfères) une très fine couche de matière dorée pour un effet paillettes. Très beau pour un petit pull, ou un petit cache-coeur si tu veux mon avis 🙂

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Ici, c’est un tricot avec des mailles plus grandes que précédemment, mais plus petites que le tout premier exemple. Tu peux observer néanmoins, qu’il y a deux fils différents : un fil blanc, et  un fil doré qui vient faire ressortir les dessins géométriques tricotés.

Les tricots chaîne, où tricot à mailles jetées

Formation de la maille

Voici à quoi ressemble une machine à tricoter à mailles jetées.

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Ouais, c’est pas vraiment le même gabarit que l’autre !

Tu vois en haut de la photo, les sortes de gros rouleaux ? Eh bien c’est l’ensouple (oui comme en tissage !) sur laquelle les fils de chaîne sont enroulés.
Et regarde bien le rouleau qui se trouve en bas… C’est en fait l’étoffe qui vient d’être tricotée.

Sur ce type de machine, chaque fil alimente une seule aiguille. On va réaliser ce qu’on appelle : une chaînette ! Oui, comme au crochet !   Et ça ressemble à ça !

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Et pour faire toute une nappe tricotée, il faut plusieurs aiguilles. Donc si on a une rangée de 300 aiguilles, alors il faut 300 fils de chaînes ! (oui c’est pour ça les ensouples au dessus de la machine !). Sauf que, si 300 aiguilles font chacune une chaînette, on va avoir 300 chaînettes côte à côté. Et pas du tout un panneau tricoté… Par un procédé mécanique, les chaînettes vont venir se lier entre-elles. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais voici à quoi cela ressemble.

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Tu peux donc voir qu’un seul fil réalise des mailles les unes au dessus des autres, et non côte à côté. c’est pour ça qu’on appelle ces types de tricot : les tricots chaîne !

Ces tricots, on les appelle également les tricots indémaillables, car la manière dont est formée la maille apporte cette propriété. Tu ne me crois pas ? Imagine que sur l’image précédente, je coupe le fil noir. Si je tire sur le fil, que va-t-il se passer ?  Comme les boucles sont liées aux boucles adjacentes, cela va resserrer le tricot. Indémaillable donc !

Différents types de tricot

Tout tricot que tu as dans les mains, et qui est extensible dans les 2 directions, sera un tricot à maille jetée. A ton avis, où va-t-on retrouver cette catégorie de tricot ? Un tricot qui s’étire dans les deux sens ? Il y a domaine où il n’y a que ça c’est celui des maillots de bain !

Il y a également un autre type d’étoffe qui utilise cette technique. C’est d’ailleurs plutôt un truc de femme ! Un peu d’aide ? ça commence par un D !

Alors ?

gros indice

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Eh oui ! La dentelle est aussi réalisée sur des métiers à tricoter à maille jetée !

Attention ! La vraie dentelle, elle,  est réalisée sur des métier Leavers,
p
as des métiers à tricoter !

La dentelle à maille jetée est aussi appelée la dentelle Rachel, c’est elle qui est à un prix plus abordable.

Sinon, on retrouve aussi beaucoup d’articles techniques (des implants médicaux, des pièces aéronautiques, des pièces automobiles etc).

Les différents tricots magasins

Oui, c’est surtout pour ça que tu as cliqué que l’article ! Toi aussi tu voudrais reconnaître les tricots en magasin !

Comme pour le tissage, il existe une multitude de points en tricot (le point de rome, le point de milan, le point mousse, le jersey, le tricot tramé, les jacquards, les côtes, les intarsia, les torsades, le drap, le satin, l’atlas et bien d’autres encore). Cependant, je vais t’éviter le cours magistral détaillant chaque point. Parce que déjà, se serait hyper long, et puis je ne pense pas que cela te soit utile en magasin.

Alors je vais plutôt te présenter ceux qu’on retrouve le plus souvent ! C’est carrément plus utile !

  • Le jersey 

c’est LE tricot de base. Tu peux le reconnaître facilement en magasin en regardant les 2 faces : sur l’endroit tu observes des V de mailles, tandis que sur l’envers, tu observes des petites vagues.

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Un autre moyen de le reconnaître : ce tricot à tendance à rouler sur les bords ! Question extensibilité, le jersey est extensible dans le sens des vagues (dans le sens de la trame) mais beaucoup moins dans le sens des V de mailles (dans le sens de la chaîne).

Pour quels types de vêtements ? Si la maille est très fine, tu peux t’en servir pour faire des tshirts, des body pour bébé, des débardeurs, des doublures élastiques, des petites culottes aussi ! Si la maille est beaucoup plus grosse, alors tu peux coudre des pulls ou des gilets avec !

  • L’interlock

Pour reconnaître l’interlock, il faut, encore une fois, observer les deux faces.  Les deux faces ne sont pas totalement identiques, mais tu dois observer des V de mailles des deux cotés. Sur l’une, il y a des V de mailles identiques à celles du jersey avant, et sur l’autre, des V des mailles comme ceux-ci :

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Ce type de tricot est bien plus épais que le  jersey, et en général, beaucoup plus élastique. Je dis bien en général, car la matière tricotée joue beaucoup.

Pour quels types de vêtements ? Ce tricot étant plus épais, je l’utilise généralement pour faire des robes.

  • Le jersey bouclette

Je crois que tu commences à comprendre, il faut regarder les deux faces de ton tricot. Le jersey bouclette présente deux faces différentes : l’endroit ressemble à celle du jersey tandis que l’envers est formé de petites boucles (d’où le nom !).

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On vient tricoter plusieurs fils : des fils vont tricoter ce qu’on appelle le fond et d’autres vont venir faire les boucles. D’ailleurs c’est souvent du coton (il faut que ça reste doux après tout ! )
Tu peux trouver des boucles de différentes tailles. Et si on rase ses boucles, on peut obtenir un effet velours !! (désolée je n’ai pas de photo…)

Pour quels types de vêtements ? Souvent pour des sweats !

  • Le jersey molleton

Pour obtenir le jersey molleton, et bien on va venir gratter (mécaniquement eh !) les bouclettes du jersey bouclette ! On va obtenir un côté tout doux et tout duveteux !

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Pour quels types de vêtements ? Comme il vient du jersey bouclette, alors il est souvent utilisé  pour des sweats ! Personnellement, j’adore l’utiliser pour me faire des bas de pyjamas. Si tu es frileuse comme moi, alors tu vas apprécier le côté tout doux en hiver !

  • Les bord-côtes

Les bords-côtes sont facilement repérables par des colonnes de V de mailles de chaque côté, et par leur trèèèèèèès grande extensibilité !

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Il existe différents types de bord-côtes, la différence principale réside dans la largeur des colonnes qu’on aperçoit. Sur mon exemple, tu as un bord côte 1×1 à gauche, et tu as un bord côte 2×1 à droite.  Petit point culture : dans la dénomination des bords-côtes, le premier chiffre correspond au nombre de maille endroit et le second chiffre au nombre de maille envers, pour constituer les colonnes. Le fait d’avoir des mailles envers entre des mailles endroit va faire ressortir le dessin, et on observera des colonnes ! Ainsi, dans mon exemple , à gauche on a une alternance « 1 maille endroit 1 maille envers », tandis que dans mon exemple de droite, on a une alternance « 2 mailles endroit 2 maille envers ».

Pour quels types de vêtements ? On les utilise essentiellement pour les bas de manches, ou les bas de jambes de pantalon, notamment sur des sweats ou des jogging de sport, ou même des pyjamas ! Dernièrement, j’en ai utilisé pour les manches, le col et le bas de mon Bomber 😉

  • Le lycra

Avant toute chose, un petit point culture (encore, je suis désolée) ! Le lycra est la marque déposée par la société DuPont, et non la matière. Seulement, par abus de langage, on a étendue l’appelation lycra aux tricots constitue d’élasthanne….

Bref ! l’élasthanne est donc un tricot extensible dans touuuuutes les directions, qui reprend sa forme intiale après étirement. Il ne roule pas, se déforme mais revient à sa taille d’origine, il est très fin et est souvent utilisé comme seconde peau, pour des vêtement très près du corps. Contrairement à tous les exemples précédent,  c’est un tricot à maille jetée (dans la plupart des cas !) ! Eh oui, tous les autres sont à maille cueillie.

Je ne t’ai pas mis d’exemple, car la maille est tellement fine
qu’il est impossible de la prendre en photo…

Pour quels types de vêtements ? Puisque c’est une étoffe qui se porte très près du corps,  on le retrouve dans de nombreuses tenues sportives, comme les tenues de gymnastique, de patinage artistique, mais aussi pour faire des maillots de bain, des sous-vêtements etc.

 

FIN
***

Si tu as tout lu jusqu’au bout, et bien bravo à toi, et merci beaucoup !

Surtout, si tu as des questions concernant d’autres tissus, tricots etc (je pense à la polaire, au minky ou d’autres encore), laisse-moi ta question en commentaire et je me ferai un plaisir d’y répondre !

Mon coin couture

debuter en couture

Je vois souvent passer par-ci par-là les coins coutures de chacun et chacune. Alors j’ai décidé de faire une petite présentation de mon « atelier » !

Alors je dis mon atelier, mais en réalité c’est un bureau que je partage avec Zébulon et Berlioz. L’un a une passion pour les jeux vidéos, et les mmorpg surtout. Tandis que l’autre, adore venir faire sa sieste dans mes chutes de tissus, ou mieux : sur les tissus que je suis en train de coudre. Donc pour les jolies photos, j’ai du ranger quelques affaires 🤭 …

Mon espace de couture

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Avec peu de moyen, il fallait réussir à faire un plan de travail qui nous permettrait à tout les deux de travailler et de jouer. C’est donc chez ikea que l’on a trouvé comment organiser tout cela ! Deux caissons à tiroirs et une planche forment un premier bureau. En général, c’est cette zone que j’utilise, d’ailleurs il y a toujours ma machine à coudre .

Ensuite, on a utilisé un pied de bureau, un autre caisson et une deuxième planche pour réaliser le second bureau, qui est plutôt le territoire masculin de la pièce ! Sauf qu’en ce moment, c’est la place de ma surjeteuse.

Voilà, nous avons chacun notre colonne pour ranger les affaires de nos univers, et chacun un bureau pour exprimer notre créativité !

Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je me suis fait un porte-bobines ! C’est assez pratique, et puis, je trouve que ça habille nos murs qui sont encore assez nu.

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Comme tu peux le voir, je n’ai pas de table spécialement dédiée à la découpe de mes tissus ou de mes patrons. Alors en attendant (d’avoir un jour une grande pièce rien que pour la couture !), je monopolise la table à manger, sur laquelle je pose mon tapis de découpe. Et ça va tout aussi bien ! Sauf quand le chat en a décidé autrement….

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Le rangement des patrons

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Je suis une grande fan des patrons en PDF, car je suis très impatiente…. Dès que je commande quelque chose, j’aime l’avoir tout de suite. Ne niez pas, je suis certaine de ne pas être la seule ! Mais il m’arrive aussi d’acheter le patron en pochette. Soit parce que la version informatique n’existe pas, soit car j’ai flashé sur un patron en mercerie.

Cependant, les patrons ont tous des packaging différents, et c’est compliqué d’avoir quelque chose d’homogène, d’esthétique, et surtout de pratique pour trouver ce que l’on veut ! Comme je n’ai pas énormément de rangements, il fallait que je trouve une manière d’optimiser la chose, pour pas trop cher non plus…

J’ai donc décidé d’utiliser des enveloppes kraft A4 (3€ les 50, ça va c’est économique !) et de m’en servir pour faire un rangement par patron ! Comme tu peux le voir, sur le devant de l’enveloppe j’ai collé une étiquette où je mets :

  • le logo de la marque
  • une photo ou un dessin du patron
  • le nom que porte la création
  • les tailles disponibles
  • je précise aussi quand le patron est dans une autre langue que le français.

Ainsi, dans chaque pochette je retrouve :

  • le livret d’explication
  • la planche du patron dans toutes les tailles
  • les pièces d’une taille que j’ai décalqué

Oui je décalque toujours mes pièces de patrons. Même lorsque j’ai un patron en pdf, je préfère perdre du temps à reporter mes pièces plutôt qu’à découper dans la planche directement. Et puis un patron sert rarement une seule fois dans une seule taille ! Tu vois ce que je veux dire… Toi aussi tu couds des pièces pour ta soeur, ta cousine ou même ta copine. Et elle font rarement exactement la même taille que toi ! Donc plutôt que de réimprimer à chaque fois le patron, je préfère le décalquer.

Et comment je fais pour ne pas mélanger toutes mes tailles ? Eh bien j’utilise les pochettes transparentes que l’on utilise dans les classeurs. Une pochette transparente = une taille patronnée !

Et pour ranger toutes ces pochettes de patrons, j’utilise des range-revues, toujours de chez Ikea.

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Je n’ai que 3 boites, alors au début je pensais classer par genre : homme / femme / enfant. Mais j’ai beaucoup plus de patrons dans un genre, que les deux autres réunis, bizarrement… Alors je me suis dit que j’allais organiser par catégories : les hauts / les bas / autre.

Mais je ne suis pas convaincu par cette méthode. Alors si vous avez des idées, je suis preneuse !!!

Le rangement des tissus

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Je trouve que la méthode des pochettes à rabats élastiques reste une bonne manière de ranger ses tissus ! Je ne sais pas si c’est la meilleure méthode, mais en tout cas elle me convient très bien. Ce n’est peut être pas la méthode la plus économique, je te l’accorde. Mais ce n’est pas la peine de prendre les pochettes exacompta, ou des pochettes en plastique qui coûtent un bras. Moi, j’ai acheté les premiers prix lors de la rentrée scolaire, et elles font bien le job (2€39 les 10 pochettes. Bon ok j’ai pris 10 paquets et j’ai vidé la moitié du rayon, mais maintenant je n’en achète plus ) ! Certaines ont l’élastique mal fixé dans l’oeillet, alors je fais un noeud, mais elles sont de nouveaux opérationnelles !

Si tu souhaites ranger tes tissus sur des pochettes, sachent qu’il faut choisir des pochettes où l’élastique n’est pas fixé sur le rabat de devant. Car c’est sur le rabat de devant qu’on vient enrouler le lé de tissus. Et si tu as des élastiques devant, beh tu peux pas maintenir ton tissu sur la pochette !

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Ce que j’aime bien dans cette méthode, c’est que l’on peut ranger les chutes de tissus dans la pochette ! On a alors tout au même endroit : le tissu et les chutes ! Pratique

Si tu veux voir la technique d’enroulage de tissus sur la pochette à rabat, clique ici. C’est là que j’ai appris !

Voilà, c’est tout pour mon coin couture. Certes il est petit, mais optimisé et fonctionnel !

Laissez-moi un petit commentaire pour me dire ce que vous en pensez, et surtout n’hésitez pas à me montrer les vôtres !

Comment régler les tensions de sa surjeteuse?

debuter en couture

Hello toi !

Si tu as cliqué sur mon article, c’est que le thème de la surjeteuse t’intéresse, je me trompe ? Peut être viens-tu d’acheter une surjeteuse ? Ou alors, tu comptes la mettre sur ta liste pour le Père Noël ?

Je possède la mienne depuis quelques mois. Je n’ai donc pas un énorme recul sur l’utilisation de cette fabuleuse machine. Garde en tête que je ne suis pas une professionnelle, ce n’est que mon avis de couturière amatrice.

Néanmoins, je vais essayer de  répondre à tes questions !  Et notamment, je vais t’expliquer comment régler la tension des fils de ta surjeteuse, avec une méthode très simple. Avec çà, vous allez vite devenir les meilleures amies ! (je ne suis pas responsable de la jalousie que pourrait déclencher ta machine à coudre !)

Une surjeteuse, qu’est-ce que c’est ?

Une surjeteuse est une machine qui permet de couper le tissu, de le piquer mais aussi de le surfiler en un seul passage. Oui oui, en un seul !

La surjeteuse possède 4 fils : 2 boucleurs, et 2 aiguilles. C’est grâce à ça que l’on peut faire de belles finitions, embellir nos ouvrages et obtenir un travail digne d’un vêtement acheté en boutique !

La surjeteuse permet de coudre avec une grande facilité des tissus qui sont plutôt difficiles à coudre à la machine à coudre. C’est le cas de la maille par exemple (les jersey, les sweat, les pulls etc) ! Eh oui, ces tissus étant extensibles, la machine à coudre est impitoyable avec eux. Il est très difficile d’obtenir de jolies finitions, ou des coutures extensibles. La surjeteuse par contre, va coudre ces tissus avec une facilité déconcertante ! C’est presque… magique ! Le point de chaînette va réaliser des coutures extensibles, dignes du prêt à porter.

On dit qu’une surjeteuse peut réaliser 15 types de points différents. Mais en réalité, on peut les regrouper dans 3 catégories :

  • le surjet : à 3 ou 4 fils
  • le roulotté (ou ourlet roulé, c’est la même chose) : à 2 ou 3 fils
  • le flatlock : à 2, 3  ou 4 fils

Et c’est quoi la différence avec une machine à coudre ?

La machine à coudre réalise ce qu’on appelle des points noués, tandis que la surjeteuse réalise un point enveloppant : les fils des boucleurs entourent le bord du tissu, qui sont alors retenus par les fils des aiguilles (Merci à https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fcoutureandpaillettes%2Fposts%2F306175943202413&width=500 » target= »_blank » rel= »noopener »>Dominique pour m’avoir fait remarquer mon erreur !!). C’est la première différence. Mais il y a aussi 3 choses indispensables à savoir sur la surjeteuse :

  • Les griffes d’entrainement et le différentiel

La surjeteuse peut froncer le tissu ou le tendre en fonction de l’effet voulu, grâce aux griffes d’entraînement. Contrairement à la machine à coudre, la surjeteuse est capable d’imposer deux vitesses différentes à ses griffes : c’est le rôle du différentiel ! Ainsi, lorsque l’on souhaite froncer le tissu, la griffe avant va plus vite que celle de derrière. Et c’est l’inverse si l’on veut tendre le tissu !

  • Les couteaux

Une surjeteuse ne coud qu’au bord du tissu.  Elle dispose donc de deux couteaux. L’un supérieur qui est dit amovible, et l’autre inférieur, que l’on ne remarque quasiment jamais. C’est le couteau supérieur qui va se déplacer et venir couper le tissu avec la lame inférieure. Il est important de les garder en bon état, c’est pourquoi il faut éviter de coudre sur des épingles. Et au cas où ça t’arriverai, c’est pas grave hein ! Bon ça va faire un bruit désagréable, un claquement très sec. L’aiguille risque d’être tordue (ou pire : cassée et tu ne retrouveras qu’un bout) mais les ciseaux sont des pièces amovibles qui se changent ! Ouf !

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  • Les boucleurs

Les boucleurs de la surjeteuse sont les pièces inférieures qui permettent de former… des boucles (naaaaaan sans dec ?!). Je vais être honnête : il y en a un qui est plus difficile que l’autre à enfiler. Mais sur certaine machine, l’enfilage est simplifié grâce à des boucleurs amovibles qui s’avancent pour l’enfilage. Entre nous, c’est une question d’habitude. Il ne faut pas un bac+5 en couture pour l’enfiler. C’est l’histoire de 2 ou 3 fois, et puis après, tu le feras en moins de 2 minutes ! 

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Et les points négatifs dans tout ça ?

Depuis le début, je te vante les mérites d’une surjeteuse, telle une présentatrice du téléachat sur nrj12. Mais il y a quelques ombres au tableau.

Tout d’abords, 4 fils signifie qu’il faut utiliser 4 bobines. Ton budget couture va en prendre un coup… Et je ne parle pas des petites bobines de 500 m de fils. Non non, je te parle des cônes de 4500 m. Alors si tu ne veux pas te ruiner en fils, je te conseille d’investir dans 4 bobines noires et 4 bobines blanches. Contrairement à la machine à coudre, tu n’a pas besoin d’utiliser des fils de la même couleur que le tissu. Généralement j’utilise 3 noires ou 3 blanches, et je mets du fil de la même couleur que mon tissu sur l’aiguille de gauche.

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La surjeteuse coupe et coud en même temps. Il ne faut donc pas se rater quand on surjette. Un morceau mal placé, et c’est plusieurs pièces qu’il faudra recouper ! De plus, une surjeteuse génère beaucoup de poussières à cause des couteaux… Il faut alors nettoyer méticuleusement la machine après chaque utilisation. Un petit pinceau, une bombe d’air comprimé ainsi qu’une burette d’huile doivent faire parti de ton petit matériel d’entretien.

Le prixoui, on va parler de la douloureuse… Autant on peut trouver une machine à coudre pour débuter, à moins de 100€. Pour une surjeteuse, les premiers prix sont de l’orde de 200€. Lorsque l’on débute, je suis consciente que c’est un budget conséquent. Que l’on préférerait acheter de jolis tissus et des patrons pour ce budget. Si la couture n’est qu’une activité occasionnelle, (si tu ne fais que tes rideaux tous les 3 ans par exemple)  je ne pense pas qu’il faut que tu investisses dedans (achète toi de jolis tissus pour tes rideaux plutôt !). Mais si tu aimes créer de jolis vêtements, pour toi, ta famille et faire plaisir à ton entourage, alors je te conseille de mettre de l’argent de côté pour avoir une surjeteuse.

Je ne suis malheureusement pas en mesure de te recommander un modèle plutôt qu’un autre. Je vais donc te dire quel est le modèle que je possède : il s’agit de la element by Pfaff 1230, vendu par Lidl, jusqu’à l’année dernière. Maintenant, ils sont passés au modèle 1450. J’ai trouvé ma machine sur le boncoin, pour 80€. Elle était quasi neuve ! La personne l’ayant achetée s’en était servie 2 fois, et depuis, elle était au fond de son carton…. Tu le crois ça ? Une pauvre machine seule, abandonnée, qui ne demandait qu’à être utilisée ! Qui ne demandait qu’à trouver une copine de couture…  Je suis très contente de ma machine. Elle fait tout ce que je lui demande, même les épaisseurs ! A condition d’aller doucement aussi…

Comment régler sa surjeteuse ?

Comme beaucoup de gens de ma génération, je suis une facebook addict je fais partie de plusieurs groupes de couture, et je vois souvent des personnes en détresses car elles n’arrivent pas à dompter leur machine.

On ne parlera pas des gens qui se contentent, d’un air dédaigneux, de les renvoyer vers leur manuel…. 

Alors je vais t’expliquer la méthode que l’on ma montré pour régler ma surjeteuse.

C’est une méthode très scolaire, mais qui fonctionne avec tous les tissus, et avec toutes les surjeteuses.

Il faut que tu saches que la tension des fils dépend de 3 paramètres:

  • de la nature du point (surjet, roulotté, flatlock)
  • de la qualité des fils
  • de la matière à surjeter (épaisseur, élasticité, nature)

A chaque fois que tu changeras l’un des paramètres, il faudra re-faire la méthode.

Cette technique c’est celle des « cartes de tissus« , qu’on appelle aussi fabricmap.

Pour commencer, je te conseille d’utiliser 4 bobines de couleurs différentes. Idéalement, des bobines correspondantes aux couleurs de ta surjeteuse. Dans mon cas, j’utilise du rouge, du jaune, du vert et du bleu ! Attention : ces 4 bobines doivent être de la même qualité que celles que tu utiliseras sur ton vêtement ! 

La méthode consiste à trouver le réglage de chaque fil, un par un !

Pour cela, on va découper 4 morceaux de tissus (4 fois dans le même tissus ) de 4 x 36 cm. Tu peux découper un gabarit en carton pour que ce soit plus facile pour toi.

Ensuite, tous les 4 cm tu vas faire un trait horizontal. Tu obtiens alors 9 cases sur ton tissu. Ces 9 cases représentent les 9 valeurs de tensions possibles !

On règle ensuite toutes les valeurs de tension sur 4.

Pourquoi sur 4 ? Les tensions disponibles vont de 1 à 9, la tension moyenne est alors 4,5. Lorsque j’ai appris à régler ma surjeteuse, on m’a expliqué qu’en mettant les tensions sur 4 pour les fabricmap, le surjet que l’on réalisera sera assez lisible pour trouver le bon réglage. Je m’explique :

Si l’on mettait tous les réglages sur 1, tout serait trop lâche. Et si l’on mettait tout sur 9, au contraire tout serait beaucoup trop serré. Si tu veux t’en convaincre, fais un test ! 

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Place ton premier morceau de tissu sous le pied presseur, et utilises le volant pour y planter les aiguilles.

 On va régler la tension du fil rouge. Chez moi, et je pense que c’est le cas sur la plupart des machines, c’est le boucleur supérieur.

Petite info (allez c’est cadeau !) je règle toujours mes fils dans l’ordre d’enfilage. On me l’a apprit comme ça, et j’ai gardé le reflex… C’est bête non ? Parce qu’en soit, ça ne changerait pas grand chose de commencer par le jaune ou par le bleu ;)…

{ Pour cela, place la tension du fil rouge sur la valeur 1.

DSCN1808

Surjette ensuite jusqu’au premier trait, et change la valeur de tension sur la valeur 2.

dscn1809.jpg

Surjette ensuite jusqu’au deuxième trait, et change la valeur de tension sur la valeur 3.

DSCN1810

Continue ainsi de suite jusqu’à arriver à la tension 9 dans ton dernier rectangle ! }

Il faut que tu recommences ce qui est entre les { } pour les 3 autres fils. A chaque fois, toutes les tensions sont réglées sur 4, SAUF celle dont tu es en train de faire la fabricmap ! Jusque là, c’est facile non ?

Tu obtiens donc 4 fabric map :

  • celle de l’aiguille de gauche
  • celle de l’aiguille de droite
  • celle du boucleur supérieur
  • celle du boucleur inférieur

FabricMap.png

Maintenant, il va falloir regarder UN seul fil par fabric map. Et tu vas comprendre pourquoi il était judicieux de respecter le code couleur…

  • sur la fabricmap du boucleur supérieur, tu ne dois regarder que le fil rouge

Il faut que les boucles rouges apparaissent uniquement sur l’endroit de ton travail. Elles doivent aller jusqu’au bord du tissu.

boucleurSupEndroit.png

On doit à peine voir les boucles sur l’envers,

boucleurSupEnvers.png

  • sur la fabricmap du boucleur inférieur, tu ne dois regarder que le fil jaune

Il faut que les boucles jaunes apparaissent uniquement sur l’envers de ton travail. Elles doivent aller jusqu’au bord du tissu.

boucleurInfEnvers.png

On doit à peine voir les boucles sur l’endroit.

boucleurInfEndroit.png

 

  • sur la fabricmap de l’aiguille gauche, tu ne dois regarder que le fil bleu

Il faut voir un joli point droit sur l’endroit de ton travail (comme à la machine à coudre).

filGaucheEndroit

Tandis qu’à l’arrière, on doit observer à peine un point. En aucun cas, ton tissu ne doit être froncé.

filGaucheEnvers

  • sur la fabricmap de l‘aiguille de droite, tu ne dois regarder que le fil vert

il faut voir un joli point droit sur l’endroit de ton travail (comme à la machine à coudre).

fildroitEndroit

Tandis qu’à l’arrière, on doit observer à peine un point. En aucun cas, ton tissu ne doit être froncé.

filDroitEnvers

Prend ton temps et regarde attentivement chaque case de chaque fabricmap. L’endroit et l’envers. Il y a forcément une case où le réglage est parfaitSi, il y en a forcément une, je te l’assure. Coche cette case !

Le réglage final correspond donc aux valeurs de tension que tu as coché pour chaque fils ! Tu vois, c’est pas si compliqué de trouver la bonne tension 😉

Je te montre d’autres fabric map que j’ai fait. Il s’agit d’un surjet 3 fils, pour un jersey poilu ! J’ai surjeté les deux côtés de mes fabricmap pour réaliser les 2 surjets possibles. Le surjet large en utilisant l’aiguille de gauche, et le surjet étroit en utilisant l’aiguille de droite.

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Je ne t’ai pas mis le détail en gros plan. Mais mes réglages obtenus sont les suivants :

  • surjet 3 fils large, c’est à dire en utilisant l’aiguille de gauche (= le côté gauche de mes fabricmap) : 5 – Ø – 55
  • surjet 3 fils étroit, c’est à  dire en utilisant l’aiguille de droite (= le côté droit de mes fabricmap) : Ø – 577

Tu remarques que mes tensions pour les boucleurs sont différents, alors que je n’ai pas changé de tissus ni de fils… La tension est plus élevée pour réaliser le surjet étroit, et si on réfléchit un peu, c’est assez normal. En effet, pour réaliser le surjet large, l’aiguille étant plus éloignée du bord, les fils des boucleurs sont amenés à faire une plus grande distance, il sont plus tirés. Il faut donc une tension moindre pour tendre ces fils.

Evidemment, il n’est pas obligatoire de le faire pour chaque tissu ! Moi je garde mes fabricmap et je compare mon « nouveau tissu » à ceux que j’ai déjà utilisé avant. Histoire de voir si j’ai déjà travaillé un tissu similaire par le passé, et donc, si j’ai déjà les réglages de fait ! Je n’aime pas travailler inutilement…

Pour rentabiliser mes fabric map, j’utilise aussi les deux bords de mon gabarit ! J’utilise les deux épaisseurs d’un côté pour faire un surjet 4 fils, et j’utilise une seule épaisseur de l’autre côté pour faire un surjet 4 fils.

Dernière petite astuce !

Maintenant que tu as trouvé tes réglages, tu va vouloir utiliser d’autres coloris. Les couleurs de bases ne sont pas très harmonieuse…

Il y a deux écoles :

  • la première : on renfile tous les fils. C’est la méthode classique, et c’est celle que je fais. Enfiler une surjeteuse n’est pas si compliqué qu’on le pense 😉
  • la seconde : on coupe les fils au niveau des bobine, on fait un noeud avec les nouveaux fils et on renfile uniquement les fils des aiguilles. On mets toutes les tensions à 0 et on va utiliser le volant de la machine pour tirer les fils doucement. J’ai appris dernièrement que cette méthode pouvait abîmer la machine, notamment au niveau des boucleurs, qui pourraient se tordre. Je vous conseille donc vivement de vous entraîner à enfiler votre machine, se serait dommage de l’abîmer….

J’espère que cet article vous a plu ! Et qu’il vous servira dans votre apprentissage de la surjeteuse !!

En tout cas, n’hésitez pas à partager mon article autour de vous ! Aux débutants, aux confirmés, ou à celles et ceux qui pensent que c’est une machine compliquée !

 

Reconnaitre les matières

debuter en couture

Mais oui, qu’est ce que c’est ce tissu? 🤔
Je suis certaine que tu t’es déjà retrouvé dans cette situation… Tu as craqué sur un joli tissu il y a quelques semaines, et au moment de l’utiliser, tu ne sais plus ce que c’est… Ou alors, on t’offre un coupon pour ton anniversaire, mais la personne n’a pas pensé à noter ce que c’était.

Est ce que c’est du coton ? En tout cas, çà y ressemble… mais c’est peut être de la viscose ? Ou alors du polyester ? A moins que ce ne soit un mélange…

Fini toutes ces questions ! Pour toi, j’ai la solution. Et je vais te la donner. Oui je suis comme ça, je vous aime beaucoup, alors je partage ! 🤗

Petit indice sur la manière de procéder : c’est l’un de ses plus gros titres

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C’est bon,  tu as trouvé ? non ?…

Bon… second indice alors…

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Je suis sur que tu l’as maintenant ! Alors oui, on va réaliser un test à la flamme ! Le nom scientifique de ce test est « Analyse pyrognostique » Je vous met au défi de replacer ce mot lors d’une conversation, l’air de rien. Et sinon, si on te demande d’où ça vient, répond que ça vient du  grec ancien pûr (« feu ») et gnôstikos (« de connaissance »). Ce mot peut aussi te faire marquer pas mal de points au scrabble.

Avant toute chose, si tu ne veux pas que ta maison/appartement/quartier finisse comme sur la photo, tu prends TOUTES les précautions possibles ! On ne fait pas ça sur de la moquette ou au dessus d’un tapis. Et on attache ses longs cheveux !
Parce que oui, le feu ça brûûûûûûûûûûûûle (Merci Charlie ! Merci Lulu !)

Préparation

Alors pour un test à la flamme, on va se munir d’un briquet ou d’allumettes, d’une pince à épiler ou d’une longue épingle à linge (en bois c’est mieux qu’en plastique), un support qui ne craint pas la chaleur pour y laisser brûler les fibres, mais aussi d’un bol d’eau, juste au cas où…. On se place dans une pièce aérée. Mais attention à ce que le voisinage ne te prenne pas pour un.e pyroman.e ! 

Il y a 6 choses à observer :

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme
  • la couleur de la fumée
  • l’odeur qui s’en dégage
  • et pour finir, le numéro complémentaire : l’apparence des cendres !

Pour faire ton test, je te conseille de couper un bout de ton tissu et d’en séparer les fils qui le constituent. L’observation sera plus facile sur des fibres libres, que sur des fibres tissées. Et en plus, si tu as un mélange (coton/polyester par exemple) tu pourras le trouver plus facilement en séparant tes fibres qu’en brûlant tout en même temps.

C’est bon, tes échantillons sont prêts ? C’est parti ! 🤗

Tu vas approcher doucement (on n’a pas envie de mettre le feu au quartier, tu te souviens !) quelques fibres de la flamme, grâce à la pince à épiler ou ta pince à linge. Ce sont les fibres qui s’approchent de la flamme, et non la flamme qui s’approche des fibres, compris ?

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Tu vas observer  attentivement les 6 points énumérés plus haut. Je te conseille de les noter sur une feuille au fur et à mesure, et ensuite, de regarder à quelle matière ça correspond ! Prend ton temps, car bien souvent il y a un critère ou deux qui différencient les fibres entre elles 😉

J’ai essayé de te mettre une liste assez conséquente des matières qu’on retrouve le plus souvent ☺️

Les fibres naturelles

Le coton et le lin (les fibres cellulosiques)

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : ne fond pas, ne rétrécit pas et s’éloigne de la flamme.
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle rapidement, sans fusion. La flamme est jaune.
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler, sans fusion
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : le papier brûlé
  • l’apparence des cendres : grises, très légères et aux bords doux

La laine et la soie (les fibres protéiques)

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond, s’enroule et s’éloigne de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement, avec fusion. La flamme est jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continuer de brûler très lentement, et s’éteint seule
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : cheveux brulés (on dit aussi cochon grillé, mais ça fait moins pro !)
  • l’apparence des cendres : noires, qu’on peut toucher sans les abîmer

Les fibres artificielles

L’acétate

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle doucement en fondant, la flamme est jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler en fondant
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : vinaigre (=acide acétique)
  • l’apparence des cendres : noires, mais fragile. Dès qu’on les touches elles s’effritent

La viscose

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : ne fond pas, ne rétrécit pas
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle rapidement mais sans fondre. La flamme est jaune.
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler, sans fondre
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : papier brûlé
  • l’apparence des cendres : grises, très légères et aux bords doux

Les fibres synthétiques

Le polyamide

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond et rétrécit en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement en fondant, flamme jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : s’éteint seule, presque toujours
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : céleri cuit
  • l’apparence des cendres : dures, grises et résistantes

Le polyester

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond et rétrécit en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement en fondant, flamme lumineuse
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : s’éteint seule, presque toujours
  • la couleur de la fumée : noire
  • l’odeur qui s’en dégage : douce, aromatique
  • l’apparence des cendres : cendres dures, noires et très résistantes

L’acrylique

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement en fondant, la flamme est jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler en fondant
  • la couleur de la fumée : noire
  • l’odeur qui s’en dégage : âcre, très désagréable
  • l’apparence des cendres :  cendres noires, gommeuses

Le polyéthylène et et le polypropylène

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond et rétrécit tout en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : bûle en fondant, la flamme est lumineuse
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler en fondant
  • la couleur de la fumée : bleue
  • l’odeur qui s’en dégage : cire
  • l’apparence des cendres : dures et résistantes, de couleur marron (hâlée)

 

J’espère que ce petit article t’as plu ! Et qu’il t’aidera parfois !
Et si tu as d’autres matières à référencer, laisse-les en commentaire !!

 

Préparer ses tissus

debuter en couture

Je suis certaine que tu t’es déja posée cette question, avant de donner ton premier coup de ciseaux (ou de cutter rotatif). « Et si mon tissu rétrécissait? 😱 » En tout cas, moi, cette question je me la suis posée plusieurs fois…  Et je me la pose toujours !

C’est pourquoi, dès que je rentre chez moi après mes achats compulsifs de tissus, je m’impose une « sewing routine » . Et comme je suis sûre que tu te poses la question aussi, alors j’ai décidé de partager avec toi ce que je fais 😉

Comme dans tous les domaines, il y a plusieurs manières de faire, et chacun peut défendre son point de vue. J’ai eu la chance de faire des études dans une école de textile (tu te souviens, je t’avais dit que mon métier était de tricoter dans ma présentation). Et j’y ai appris de nombreuses choses, notamment en cours d’ennoblissement sur la préparation des tissus.

Alors je te propose ma « sewing routine » en 3 étapes !

  • Première étape : surjeter le bord des tissus

Si , si et re-si ! Cette étape EST indispensable ! Je ne le répéterai jamais assez… Alors pourquoi surjeter le bord des tissus ? Eh bien car l’étape qui va suivre va être très stressante pour les fibres du tissu. Alors si tu ne surjettes pas, les bords coupés de ton tissu vont s’effilocher. Tu devras donc recouper ces bords,  ce qui te fera perdre de la longueur…😒

Comment qu’on fait ? Et bien on va sécuriser les deux endroits qui ont été coupé en magasin. Et pour réaliser la sécurisation, je te propose deux méthodes (je suis généreuse, non ?)

– à la machine à coudre en utilisant un point zigzag. Tu peux utiliser soit ton pied presseur classique, soit le pied de surjet si tu le possèdes.

piedsurjet

– à la surjeteuse si tu en possèdes une. Je te conseille de désactiver les ciseaux sur ta machine. En tout cas, c’est que je fais pour éviter de recouper la longueur de mon tissu. Parfois, dans certain magasin le tissu n’est pas coupé droit, alors je préfère garder le plus de tissu possible.

C’est bon, le tissu est sécurisé ?🤗

  • Deuxième étape : savoir si la couleur est fixée

Avant de laver les tissus en machine, je souhaite voir s’ils vont dégorger. Bah oui, se serait dommage que la jolie robe noire et blanche devienne noir et grise au premier lavage…

Pour cela, je prends un bout de coton blanc (du tissu, pas du coton à démaquiller 😅 ) et je le frotte énergiquement sur le tissu que je viens d’acheter. Surtout sur les tissus foncés (rouge, bleu marine, noir, ce genre de couleur). Si mon coton blanc devient coloré alors la couleur n’est pas fixée : c’est à dire que le bain de teinture a été saturé en colorants, et le tissu mal rincé…

Une autre manière de voir si la couleur n’est pas fixée, est d’utiliser une pattemouille. Pour ça, je prends un morceau de tissu de coton blanc, que j’humidifie et pose sur mon tissu à tester. Je passe ensuite le fer à repasser sur la pattemouille. Si mon morceau de tissu blanc est devenu coloré : la couleur n’est pas fixée.

Ah mais comment on va faire si la couleur n’est pas fixée ?! 😱 On ne panique pas, j’ai la solution 💡

Si la couleur n’est pas fixée, et bien on va la fixer soi-même ! Ahah c’était pas compliqué comme réponse, n’est-ce pas ?

Pour ça :

  1. Je laisse tremper mon linge dans une bassine d’eau froide, avec une tasse de vinaigre blanc pour une tasse de gros sel.
  2. Je laisse tremper environ 2 heures et je rince à l’eau froide.
  3. ️Je remets le tissu dans une seconde bassine d’eau froide (c’est la même bassine que la première hein, c’est juste pour indiquer que je renouvelle l’eau) pendant 2 heures.  Uniquement de l’eau froide, donc pas de lessive, pas d’adoucissant et pas de vinaigre.
  4. Si l’eau se colore à nouveau, j’ajoute une tasse de vinaigre blanc (ne t’inquiète pas, le vinaigre blanc ça ne coûte presque rien). Et normalement,  maintenant, la couleur doit être fixée. Pour le savoir, on va rincer à l’eau froide.

– si l’eau de rinçage est claire : la couleur est fixée

– si l’eau de rinçage est colorée : jette ton tissu, tu n’en feras rien…. NON c’était une blague. En fait, il faut tout recommencer jusqu’à temps que l’eau de rinçage soit claire.

Maintenant que la couleur des tissus est fixée, on passe à la dernière étape 🤗

Troisième étape : le lavage

Sans te faire un cours magistral (parce que ce n’est pas l’objet de l’article), on utilise des apprêts dans la production de tissus. Dans l’idée, c’est une cire déposée sur les fibres afin de les protéger de tous les frottements lors du tissage. Ces apprêts se retirent simplement au lavage. Seulement, la présence d’apprêts protègent aussi le tissu lors des nombreuses manipulations, le rend bien lisse et tout doux. C’est pour cela que la majorité des fournisseurs ne le retirent pas (sans parler du coût supplémentaires : lavage + séchage…). D’ailleurs, tu en as peut être fait l’expérience. A force de toucher les tissus dans un magasin tu as la sensation d’avoir les mains sales, légèrement grasse, avec une drôle d’odeur… C’est l’apprêt qui se retrouve sur tes doigts.

Donc, on va l’enlever ! Alors pour cela, c’est simple : un lavage rapide en machine à 30 degrés, avec de la lessive bien sûr, mais sans adoucissant. Chez moi, (enfin sur ma machine à laver) le programme rapide dure 30 minutes. Je te laisse te référer au manuel d’utilisation de la tienne.

Et afin de voir comment réagit le tissu, je le passe aussi au sèche-linge, avec un programme adapté (en général c’est coton ou délicat). Comme ça, je suis sûr de ne pas avoir de problèmes lorsque je laverai mon vêtement par la suite 🤗

Le gros avantage de laver ses tissus, c’est aussi de ne pas avoir la mauvaise surprise de se coudre un vêtement seyant et très près du corps, que tu ne peux plus mettre une fois lavé, car il aura rétrécit.

Car il faut que tu saches qu’un tissu peu perdre jusqu’à 10% de sa taille une fois l’apprêt enlevé. Quoi !? Mais pourquoi ? Comment c’est possible ? Car l’apprêt bloque les fibres du tissu. Du coup, lorsqu’on retire l’apprêt, les fibre se « relaxent » et prenne leur nouvelle place, moins tendue (donc tu observes un retrait qui peut aller jusqu’à 10%)

D’ailleurs, dernier petit conseil : je prends 15 % de matière supplémentaire lorsque j’achète mon tissu. Si par exemple, il est indiqué qu’il me faut 150 cm de tissu pour un projet, je vais en prendre 170 (oui 15% supplémentaire ça fait 172,5 cm, je sais. Mais en boutique, ils coupent toujours un peu plus, donc je les aurais mes 172.5 cm  😉 je les aurais ! ahaha )

J’espère t’avoir convaincu si tu hésitais : laver ses tissus est une étape essentielle ! Malheureusement, elle est souvent négligée… et parfois, de mauvaises surprises surviennent.

Dis moi si tu as une autre sewing routine 🤗 !

 

S’entraîner à coudre correctement

debuter en couture

Avant de commencer, j’ai une question pour toi :

Qui qui coud ?

Est-ce que c’est la machine à coudre? Ou est-ce que c’est toi? Attention, il y a un piège 😌… 

La bonne réponse est : les deux ! C’est en fait un travail d’équipe. C’est toi qui contrôle la vitesse à l’aide de la pédale, c’est aussi toi qui guide le tissu grâce à tes mains, mais c’est la machine à coudre qui se charge de le faire avancer et de le piquer. Tu as compris : pour coudre correctement, tu dois faire corps avec ta machine. Chacun sa tâche : tu contrôles ta machine à coudre, et elle se charge très bien de faire passer le tissu sous l’aiguille.

Au boulot !

Pour t’entraîner, je t’ai préparé deux documents à imprimer (à la fin de l’article).

Pour commencer, rien de plus simple. Aiguille relevée, tu dois placer la feuille juste en dessous.

Ensuite tu descends le pied de biche pour que la feuille soit prise entre les griffes et le pied de biche.

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Et pour finir, utilise le volant de ta machine à coudre afin de planter l’aiguille dans la feuille de papier, là où il est écrit « Pique ton aiguille ici ! »

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Il est possible que tu ne sois pas pile au bon endroit. Pour pouvoir ajuster la position de la feuille sous l’aiguille, je te conseille de descendre l’aiguille au ras de la feuille de papier, mais sans la traverser. Ensuite soulève légèrement le pied de biche pour libérer la feuille, et déplace-la afin que l’aiguille soit juste au dessus de l’endroit où tu dois commencer à coudre. Rabaisse le pied de biche et plante l’aiguille.

Tu remarqueras, je n’ai pas parlé d’enfilage de fil… et oui ! une seule chose à la fois. On va donc travailler sans fil et sans cannette ! Enfin, si tu veux utiliser du fil, je te laisse voir avec la notice de ta machine pour l’enfilage 😉

Si tu n’es pas à l’aise avec la pédale de ta machine, tu peux commencer en utilisant le volant pour piquer la feuille jusqu’au premier repère indiqué sur le trait. Ensuite, il faudra penser à utiliser la pédale 😉

D’ailleurs, si tu as du mal à gérer la vitesse voici un petit conseil perso : travaille à pied nu ! (ah ça pour du conseil…). Je t’explique : tu seras plus sensible pied nu (ou en chaussette ça marche aussi) qu’avec une paire de chaussures aux pieds.

Et deuxième conseil (quand on aime on ne compte pas ) retourne ta pédale, et pose tes orteils sur la partie haute de celle-ci. Tu verras, tu arriveras beaucoup mieux à trouver l’angle qui te permet de travailler à vitesse lente, se sera plus facile pour les courbes. (quoi ? elle a écrit courbes ? comme dans « on va coudre des lignes droites et des courbes » ?!).

Eh oui ! Dans la couture, il n’y a pas que des lignes droites, on retrouve de nombreuses courbes dans les vêtements, comme aux cols, aux emmanchures, sur des volants de jupes etc. Il faut donc savoir tout faire !

Eh ! Mes mains, je les mets où ?

Cette question peut sembler bête, mais pas du tout. Quand on n’a jamais cousu, on ne peut pas deviner ☺

Alors la main droite doit guider le tissu, et se place devant le pied presseur. Quant à la main gauche elle se place à gauche du pied presseur et maintient le tissu lorsqu’il avance.

placementDesMains

Il ne faut en aucun cas que tu tires sur la partie qui se situe derrière l’aiguille ! Tu risquerai de tordre ton aiguille, ce qui causerai des problèmes par la suite… Laisse la machine faire avancer le tissu 😌

Donc pour ce qui est de la couture droite, tu n’as presque rien à faire. Pose ta main droite sur le trait que tu dois suivre (comme sur la photo), et pose ton autre main sur le côté gauche de l’aiguille. Juste pour maintenir la feuille en place.

Pour la couture en courbe, c’est un peu plus technique. Ce qui ne change pas, c’est la position de tes mains. Et pour que la couture suive le trait, il faut que ta main droite bouge uniquement vers la droite ou vers la gauche (latéralement en fait). Et si tu n’arrives pas à suivre le trait, deux options :

  • lorsque l’aiguille est plantée (et uniquement lorsqu’elle est plantée ! ) tu retires ton pied de la pédale, et tu soulèves le pied presseur afin de mieux tourner ta feuille pour suivre le trait.
  • Si l’option précédente ne suffit pas, tu peux diminuer la largeur de ton point. Sur ma machine, c’est une molette allant de 0 à 4 (4 étant le point large). Plus le chiffre est grand, et plus la grille emmène du tissu entre deux piqures d’aiguilles. Si tu diminues cette valeur, alors moins de tissu sera emmené, et tu pourra avoir une jolie courbure bien lisse.

Tout est une question d’entraînement et d’habitude. Tu peux très bien faire une jolie courbe avec un long point, comme avec un point très serré.

Et je regarde quoi ? L’aiguille ? Le trait ?

Puisqu’il faut guider le tissu, ce n’est pas l’aiguille qu’il faut regarder, mais le trait. En fait, lorsque je couds je fais passer mon trait de couture sur le repère de mon pied de biche. Il faut que tu fasses pareil pour coudre sur les traits de mes documents 😉

 

Assez parlé, et à toi de jouer ! Je suis certaine que tu vas y arriver !!!

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