Et 1, et 2, et 3 chardons !

Pour les femmes

Il y a quelques temps, j’ai cousu une jupe chardon pour l’anniversaire de ma copine. Si tu n’as pas vu l’article, il est juste ! Tu te souviens peut être de la joli gabardine satinée que j’avais utilisée :

chardon fleurie deer and doe

Et puis, j’ai eu envie de me lancer à nouveau dans une chardon, mais cette fois-ci, pour moi ! Avec mon tour de taille de 80,5 cm, j’hésitais grandement à la faire…. Pas certaine que le rendu final soit flatteur sur moi.

D’après le tableau des mensurations de Deer and Doe, je suis proche du 44 (mais pas tout à fait). Alors je l’ai coupé en 46, sachant pertinemment que la taille serait trop grande. Mais peu importe, je la porterai avec une ceinture si besoin est !

Pour ce premier essai, j’ai réalisé la version B dans un denim provenant du comptoir du tissu, en insérant un passepoil rouge fait maison, dans la découpe du bas !

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J’ai surpiqué en rouge la pose du biais, je trouve que le contraste est plutôt sympa !

Je ne vais pas m’éterniser sur la découpe des pièces car je l’ai déjà fait dans mon autre article sur la chardon. La seule chose que j’ai changé, c’est la réalisation des passants de ceinture.

Voici ma méthode : contrairement à ce qui est indiqué dans le patron, j’ai découpé un morceau de tissu de 3 cm de large et de 36 cm de long. J’ai surfilé les 2 longs côtés, puis rabattu 1 cm du côté du long côté (envers contre envers). Par-dessus, j’ai rabattu l’autre long côté (envers) sur la partie déjà rabattue (endroit), 1 cm aussi . J’obtiens donc un long passant de 36 cm de long sur 1 cm de large ! Ensuite, j’ai réalisé deux piqures sur l’endroit, à 2mm de chaque bord. Pour obtenir mes 6 passants, j’ai terminé en coupant tous les 6 centimètres. Plus besoin de retourner les passants, chose assez casse-pieds….

Voici donc ma chardon en denim !

chardon denim et tee shirt plantain deer and doe

Je la porte ici avec le tee-shirt plantain (aussi de chez Deer and Doe !). Comme prévue, elle est trop grande (sans compter qu’il y a de l’élasthanne dedans). Le port de la ceinture est obligatoire si je ne veux pas me retrouver avec une jupe haute qui me tombe au niveau du nombril. Car ce modèle se porte plus haut : à la taille !

chardon denim deer and doe et tee shirt wanted vanessa pouzet

Tu remarqueras que la jupe chardon se marie également à merveille avec le tee-shirt wanted de Vanessa Pouzet. Cette encolure carrée, j’adore !

Bref ! Cette jupe je l’ai adopté alors j’ai décidé d’en faire une autre. Plus punchy, plus coloré, plus estivale !

J’ai donc cousu une deuxième chardon, dans un wax… à paillettes ! Oui oui, à PAILLETTES ! D’ailleurs, si tu en cherches, sache que cette petite merveille se trouve au comptoir du tissu (à cadaujac et à saint médard en jalles !). Cette fois-ci, je l’ai cousue dans une taille 44. Pour cette version, j’ai fait la version A, donc sans découpes, ni ajout de passepoil. Le tissu est déjà assez coloré, pas la peine d’en ajouter d’autres !

chardon_wax_paillettes.jpg

Et voici ma deuxième version ! Tu vois ces paillettes ? Ce sont tous les motifs jaunes/dorés !

Comme dit l’adage…. jamais deux sans trois !

Et voilà, j’ai récidivé… Il me fallait une tenue rouge et blanche pour un mariage. C’est 1 semaine jour pour jour avant le dit mariage, que j’ai trouvé un beau tissu rouge et blanc, et en soldes, chez diffuslaine ! Pas le temps de tergiverser sur quel modèle faire, il me fallait un modèle rapide à coudre, mais assez élégant pour un mariage. La chardon s’est imposée, naturellement !

chardon jacquard deer and doe

Et voici ce que ça donne ! Pour cette version, je n’ai pas fait de passants de ceinture. Et finalement, je regrette. Car je couds les passants sur la jupe et sur la parementure, afin de maintenir cette dernière en place. Et là, sans ces passants, la parementure ne reste pas en place. Elle se froisse, et je n’aime pas ça. Alors je vais ajouter des passants, mais dans un autre tissu. Ce jacquard s’effiloche beaucoup trop pour faire des passants.

chardon jacquard dee and doe

Je suis loin du nombre de chardon cousue, record détenu par (d’après mes sources) les suprises de Louise !

En tout cas, je regrette une seule chose : avoir attendu si longtemps avant de coudre la chardon ! Pour moi, il fallait être plutôt mince pour la porter, alors qu’en fait, non ! L’ampleur de la jupe chardon cache ce qu’on ne veut pas montrer !

Pour sur, il y en aura d’autres. Mais pour le moment, je vais me pencher sur d’autres modèles, comme une myosotis par exemple !

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pantalon harper

Le pantalon du moment : le paper-bag !

Pour les femmes

Je n’ai jamais été une fashionista (loin de là !) mais j’avoue, j’aime bien regarder les tendances du moment, et décider quelles pièces finiront dans ma garde-robe, cousues par mes soins évidemment !

Et la dernière ayant eu mes faveurs est le paper-bag pant ! Apparemment, le nom viendrait de la taille plissée du pantalon qui se ferme avec un noeud, et qui ressemble fortement au sac en papiers (paper bag) que l’on utilise pour les courses. Mais hormis ce nom un peu bizarre, ce pantalon à la taille haute permet d’accentuer la taille et de mettre en valeur les formes de celle qui le porte.

Mais je n’avais pas de patron pour ce style de pantalon… C’était sans compter sur La maison victor qui a su flairer la tendance ! Car dans son numéro de mars-avril 2018, le pantalon Harper faisait son entrée ❤


http://banniere.reussissonsensemble.fr/view.asp?ref=846876&js=1&site=12580&b=138&target=_blank&title=tissus.net
tissus.net

Découpes des pièces

C’est le premier pantalon que je couds, et il y a pas mal de pièces (enfin c’est surtout qu’elles vont toutes par deux !)

  • deux jambes avant
  • deux jambes arrière
  • deux fonds de poches
  • deux doublure de poches
  • deux hauts de pantalon (pour l’effet plissé)
  • deux ceintures
  • une parementure de braguette

D’après le tableau des tailles de la maison victor, je suis entre deux tailles : 42 au niveau de la taille, et 46 au niveau des hanches. Pour ma première toile, j’ai donc décidé de couper toutes les pièces en 46, pour voir ce que ça donnerait. Sur la photo du magazine, ce pantalon à l’air de se porter large. Alors je me suis dit que la ceinture aurait son utilité pour la taille si c’était vraiment grand.

Après avoir reporté et découpé mon patron, je me suis lancée !

Assemblage

Au niveau de l’assemblage, j’ai rencontré une seule difficulté : coudre la braguette et la parementure de braguette. C’était la première fois que je faisais ça et je t’avoue n’avoir strictement rien compris au montage proposé par la maison victor !

Déjà, dans les indications il est dit qu’il faut couper l’un des devants suivant la ligne de coupe. Mais si l’on coupe sur la ligne indiquée par le patron, on n’obtient pas du tout la même pièce schématisée dans les explications. Et moi, comme je n’aime pas faire de l’à peu près (pour la psychorigide que je suis, il faut que tout soit carré, niquel, régler comme du papier à musique) eh bien j’ai suivi le tuto d’HelloSuperette ! Il est vraiment bien fait, et j’ai pu poser ma fermeture éclair en moins de 10 minutes !

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Mon avis

J’ai donc cousu mon pantalon Harper en taille 46. Eh bien j’ai pu reprendre toutes les jambes tellement il était trop grand… J’ai retiré au moins 1 cm à chaque couture (donc au moins 4 cm sur tout le tour de la jambe…). Je n’ai pas repris la taille, bien qu’elle soit trop grande elle aussi, car j’avais une énorme flemme de découdre toute la ceinture et de défaire tous les plis. Et puis, comme il y avait une ceinture, autant qu’elle me soit utile pour une fois.

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J’ai aussi raccourci les jambes de 5 cm, pour le porter en 7/8.

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Les passants sont fait pour une ceinture large, mais une fine, ça passe aussi.

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J’ai donc fait un deuxième pantalon Harper, mais dans une taille 42 cette fois-ci ! Et là, c’était niquel ! Pas trop moulant au niveau des jambes, et la taille est parfaite. Je pense cependant avoir une modification à faire au niveau de la fourche arrière, car j’ai des plis à l’arrière de mon genou. Ce ne sont pas des plis horizontaux, mais obliques, pointant vers la fourche. A voir…

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Là aussi, j’ai raccourci les jambes d’environs 5 cm. J’aime bien le porter retroussé.

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Les poches sont surpiquées, je trouve ça plus joli.

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Et avec la ceinture large, cela donne un autre style.

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Et voilà mes pantalons harper que j’adooooooooore ❤ En vrai, je porte plus souvent le bleu marine que le gris, car le gris est vraiment trop grand je trouve.

D’ailleurs, si les tissus t’intéresse :

  • le gris qui m’a servi de toile est un chambray, et vient de diffus’laine tissus, à Gradignan
  • le bleu marine est un sergé de coton, et vient du comptoir du tissu ! D’ailleurs il y avait d’autres coloris lorsque je l’ai acheté.

Et toi, qu’est ce que tu penses de ce type de paper-bag pant ? Tu en as cousu un aussi ? J’ai vu dans le dernier hors-série de mode et travaux, il y avait une version avec un élastique au dos. Je me laisserai bien tenter par celui-ci aussi !

Oh ! As-tu vu dans le dernier la maison victor ? Ils ont sorti un short paper bag <3….

 

sac georges les tutos de viny

Georges, mon nouveau sac indispensable !

Les accessoires

Houhou !…. Il y a encore quelqu’un par ici ? J’ai été légèrement absente ces derniers temps. Ce n’est pas les projets coutures qui manquent pourtant ! Juste le temps. Je ne trouve pas le temps de faire les photos de mes projets, alors ils s’accumulent sur le dossier d’une chaise. Un peu à l’image du linge, ni sale ni propre. Pas la peine de faire l’étonnée, je suis certaine que tu as une chaise pour ce genre de linge chez toi….

Mais aujourd’hui, j’ai pris le temps de faire les photos de mon dernier sac. J’avais besoin d’un sac pour prendre l’avion, compatible avec les dimensions cabines (avant, j’avais un vieux sac de sport…) Et voilà que par hasard, Viny me propose de tester son nouveau patron : Georges !!

Allez hop, ni une ni deux, j’ai filé au magasin (la veille de mon vol ! Tranquille !), avec comme objectif de le finir afin de le prendre avec moi le lendemain ! Ahahah j’aime les projets speed…. Mais regarde les couleurs que j’ai choisi :

tissus

Un simili marron, qui s’accorde parfaitement avec mon tissu à l’imprimé tropical (on ne voit pas sur cette photo, mais il y a de jolis oiseaux dessus). Quant au tissu orange, se sera mon tissu intérieur !

Alors Georges est un sac avec plein de poches. A l’extérieur, il y a une poche zipée d’un côté, et 3 poches classiques de l’autre. Pratique pour y glisser une paire d’écouteurs par exemple, ou un paquet de mouchoirs, d’une grande utilité lorsqu’on a une rhino en plein mois de mai !

A l’intérieur, il y a encore des poches ! Et oui, il faut bien pouvoir être capable de ranger tout le bordel d’une fille les indispensables ! Brosses à cheveux, ordinateur, gilet, pull, console de jeux, chaussures, baskets, espadrilles… Ah non désolée ! ça c’est ce qui ne rentrait pas dans ma valise ! Pour m’éviter des frais supplémentaires, Georges a tout pris, et sans émettre le moindre râlement. What else ? Les poches intérieures : j’ai décidé d’en faire 4 d’un côté et 3 de l’autre. De cette façon, j’ai des poches de tailles différentes, en fonction de ce que je veux mettre dedans. Mais avec le tuto de Viny, tu peux les moduler comme tu veux ! Tu peux même rajouter une poche intérieure zipée, ou mettre des pressions si tu le souhaites !

GeorgesDoublure.jpgGeorges dispose de deux anses. Je les ai choisi en coton, car je trouve ça plus agréable à porter à l’épaule. Les sangles en nylon ont tendance à couper. Enfin, c’est mon avis ! On peut aussi lui mettre une sangle amovible si l’on préfère le porter à l’épaule ! Ce qui est plutôt pratique. Surtout en fonction de son utilité.

En tout cas à l’aéroport, Georges a fait son petit effet. Beaucoup de personnes se sont retournés sur lui !

 

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D’un côté, il y a 3 poches. Là, il va falloir que tu me crois sur paroles ! Car je me suis arrangée pour faire correspondre les raccords. Il n’était pas question de couper les magnifiques oiseaux de ce tissu.

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D’ailleurs si tu aimes ces tissus, saches qu’ils viennent du comptoir du tissu. Le tissu tropical est à tomber ❤ Je pense que je vais lui faire un Jules associé, et peut être même aussi une paire d’espadrilles avec ce qu’il me reste ! Ahahah

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En attendant, voici l’autre côté du sac ! Avec la fermeture zipée, cousu à brut. Là, ça se voit moins avec le zip et les anses, mais il y a aussi continuité des motifs.

Georges possède également une bandoulière (on voit les attaches sur le côté). C’est plutôt pratique lorsque le sac est très lourd ! En plus, comme les attaches sont amovibles, je les laisse dans une des poches intérieures, lorsque je ne les utilise pas.

Alors, qu’est ce que tu en penses ? En tout cas, ma mère adore ce sac ! Je pense que je vais lui en faire et lui offrir. Pour la fête des mères c’est un peu tard, mais elle l’aura pour partir en week-end cet été ! C’est mon père qui va être jaloux ! Il va falloir que je lui trouve quelque-chose aussi ;)…

Et pour finir, si le sac t’intéresse, tu peux avoir les explications en cliquant juste ICI !

 

PS j’ai thermocollé toutes les pièces extérieures, car les tissus n’étaient pas très épais. Donc oui, on peut thermocoller du simili, à condition d’y aller mollo avec le fer ! On place un tissu entre le fer et le thermocollant, pour éviter de faire fondre ou de marquer le simili, et c’est parti !

 

 

 

agrandir manche

Agrandir une manche : la technique du pivot

Des points techniques

Lorsque j’ai cousu mon premier top Rumer, j’ai coupé, comme d’hab’, une taille 42. Mais au moment de l’essayage (afin de vérifier que tout allait bien) eh bien, tout n’allait pas bien ! Impossible de passer mes bras ! Je ne comprends pas, j’ai bien mesuré sur le patron avant de couper… Aurais-je décalqué une mauvaise taille ?

Après vérification, le problème venait de moi : merci la salle de sport qui m’a fait prendre du biceps… La valeur de mon tour de bras était erronée. Il me fallait bien rajouter 2 cm de tour de bras pour pouvoir enfiler mon top. Oh rage ! Oh désespoir !….

Je découds donc les deux manches, et je renfile mon top, qui à ce moment ressemble plutôt à un marcel… Le buste tombe bien comme il faut, l’emmanchure est assez grande. Donc mon problème est : la manche est trop étroite.

Comment modifier la largeur d’une manche,
sans changer la taille de l’emmanchure ?

Merci internet, où plutôt merci Nancy ! Grâce à sa vidéo, j’ai appris comment modifier une manche pour les gens qui ont des bras plus larges que la référence. Mais puisque sa vidéo est en anglais, je me suis permise de prendre des photos lorsque j’ai fait mes propres modifications.

Tracés de base

Tout d’abord, il te faut peu de matériel :

  • le patron de la manche que tu veux modifier, avec la marge de couture prévue
  • une punaise, pour faire pivoter ton patron
  • du papier à patron
  • un support (comme un bout de carton) pour pouvoir planter la punaise dans autre chose que ta table à manger
  • des feutres
  • une règle
  • une équerre

Tu as tout ce qu’il faut ? C’est parti !

La technique consiste à augmenter la largeur de la manche, SANS augmenter la taille de l’emmanchure. Sinon, tu ne pourras pas coudre ta manche sur le buste.

Sur ton support, tu positionnes une feuille de papier (à patron, ou à dessin, ou de papier cuisson, bref : ce que tu utilises pour décalquer tes patrons d’habitude !), et par dessus, tu poses le patron de la manche que tu as découpé.

Tu viens piquer la punaise au niveau du repère de la tête de manche : ce sera notre point de pivot (sur la photo, la punaise est symbolisée par la croix noire).

Il va falloir faire plusieurs repères sur la feuille vierge :

  • je commence par tracer le bas de la manche : la grande ligne en pointillé bleu
  • de part et d’autres de ce bas de manche, je fais un repère de la moitié de la valeur que je souhaites ajouter. Moi, j’ai décidé d’augmenter ma largeur de manche de 3 cm. Donc j’ajoute 1,5 cm de chaque côté de mon bas de manche, sur la ligne bleue : les repères noirs.
  • je trace les deux parallèles à la ligne bleue et passant par les aisselles. Puis je place un repère dont la distance correspond à la moitié de la valeur que je souhaite ajouter. Toujours 1,5 cm donc.
  • Je finis en traçant la perpendiculaire au bas de manche, passant par ce repère : j’obtiens les lignes en pointillé rouge de chaque côte de la manche.

pivot_manche_traces

Pivoter à gauche

Maintenant que tous les tracés sont fait, j’augmente la partie gauche de ma manche. Je tiens la punaise d’une main, et de l’autre, je fais pivoter le patron de la manche, jusqu’à ce que la pointe de l’aisselle gauche, rencontre le tracé rouge (de gauche évidemment !)

pivot_manche_gauche

Sur la feuille de papier, je trace donc la première partie de l’emmanchure, allant de la pointe de l’aisselle gauche jusqu’à la tête de manche. Et il ne faut pas oublier les repères devant/dos au passage ! J’obtiens le tracé vert clair.

Pivoter à droite

Tu as compris le principe, non ? Et bien pour augmenter à droite, c’est pareil ! Je tiens la punaise d’une main, et de l’autre, je fais pivoter le patron de la manche, jusqu’à ce que la pointe de l’aisselle droite, rencontre le tracé rouge (de droite cette fois-ci !)

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Sur la feuille de papier, je trace donc la seconde partie de l’emmanchure, allant de la pointe de l’aisselle droite jusqu’à la tête de manche. Et il ne faut pas oublier les repères devant/dos au passage ! J’obtiens le tracé vert foncé.

Fermer la manche

Maintenant, il ne te reste qu’à relier les extrémités des tracés verts, aux extrémités du bas des manches, que j’ai tracé au tout début (les repères noirs)

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En reliant les extrémités, j’obtiens les tracés roses de mon dessous de bras. Et j’ai ma nouvelle manche ! Puisqu’on a juste pivoté l’emmanchure, on n’a jamais modifié cette longueur. Il n’y aura donc aucun soucis pour coudre ! La seule dimension qu’on a modifié, c’est la largeur de bras.

Afin de vérifier si on a bien tracé, les deux traits roses doivent avoir la même longueur. Bien évidemment, ils sont plus grands que les tracés initiaux. Ce que je te conseille, c’est de raccourcir ces traits, afin que le vêtement tombe comme prévu d’origine. Moi c’est ce que j’ai fait : j’ai tracé une parallèle à la ligne bleue, afin que le dessous de bras (tracé rose) de ma manche modifiée soit égale au dessous de bras de la manche d’origine. Pour cela, il suffit simplement de mesurer le dessous de bras de la manche d’origine, et de reporter la longueur sur le trait rose, à partir de l’aisselle !

Et voilà ! Maintenant tu sais comment augmenter la largeur d’une manche sans toucher à l’emmanchure ! 🙂

Je pense que cette méthode est aussi valable pour diminuer la largeur d’une manche.
Il suffit juste de faire les repères vers l’intérieur de la forme,
plutôt que vers l’extérieur !

tuto buste mannequin diy

Je fais mon buste de couture !

Mes tutos

Depuis plusieurs années déjà, je bave devant les jolis mannequins Stockman, la Rolls Royce du mannequin. Malgré différentes tailles disponibles, ces mannequins sont représentatifs d’une morphologie spécifique : une forte poitrine, une taille légèrement marquée, et un fessier… inexistant. Bref ! Tout mon contraire…

Je n’ai pas non plus le budget pour investir dans un mannequin réglable, ceux avec des molettes. Alors j’ai décidé de faire une méthode que j’avais déjà vu sur Pinterest et sur Youtube il y a quelques années : faire un moulage de mon buste.

C’est une méthode plutôt économique (moins de 35€) en comparaison d’un prix d’achat d’un mannequin. Il faut compter environ une journée pour le faire lorsque tu as tous les éléments.

Allez viens, je te montre comment j’ai fait !

Matériels

Alors pour pouvoir réaliser mon buste, j’ai utilisé :

  • du film étirable : j’en ai mis au niveau du cou pour éviter d’avoir du scotch à même la peau, et aussi au niveau des hanches/cuisses pour m’aider à fermer le mannequin (voir à la fin) – 1€
  • un t-shirt. Il sera découpé à la fin, alors mieux vaut ne pas prendre son t-shirt préféré
  • un sac poubelle, assez grand pour rentrer dedans à l’aise
  • 2 rouleaux de scotch de déménagement (le scotch marron qu’on a toute au fond d’un tiroir) pour faire les premières couches du buste – 2€
  • 2 rouleaux de scotch de réparation tissé (le scotch gris), pour faire la dernière couche – 10€
  • une bonne paire de ciseaux pour couper le buste à la fin
  • une pince pour attacher ses cheveux, si comme moi, tes cheveux sont plutôt longs

matériel

Il m’a fallut aussi de quoi faire un pied :

  • un tube en plastique de 40 mm (1m) – 2,90€
  • un tube en plastique de 32 mm (1m acheté pour utiliser 30cm) – 1,50€
  • un raccord en T pour diamètre de 40 mm – 3€

Et de quoi remplir mon mannequin :

  • de la mousse de rembourrage type flocons de mousse – (1,5kg) – 14€

J’ai aussi eu besoin d’un morceau de carton épais pour fermer le buste, ainsi que des feuilles de papier pour fermer le cou et les emmanchures.

Ah et aussi ! Il faut absolument demander de l’aide à quelqu’un (sa soeur, son frère, sa copine, son copain, sa mère, son père, sa cousine, son… bref t’as compris : une personne !). Il faut que ce soit une personne de confiance, car cette personne va devoir coller le scotch partout sur ton buste, ce qui signifie qu’elle sera amenée à te toucher la poitrine, les fesses etc.
Il faut aussi savoir que tu auras le souffle coupé vers la fin. Rien d’insurmontable ! Tu ne vas pas devoir faire de l’apnée ! Mais si tu as tendance a être claustrophobe, il va falloir avoir confiance en l’autre personne, le temps pour elle de poser les dernières bandes de scotch.

Moulage du buste

1 – Pour commencer, il faut mettre du film étirable au niveau de ton cou, pour pouvoir mouler la base de ton cou sans coller le scotch à même ta peau. Enfile ensuite le sac poubelle en faisant un trou pour la tête et deux pour tes bras. A cette étape, tu dois être vachement sexy, et ça ne fait que commencer….

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2 – Commence par poser une bande qui passe sous la poitrine, puis qui continue dans le dos. Je te conseille de faire ça en deux fois. Et dis à la personne qui t’aide de ne surtout pas tourner autour de toi en déroulant le scotch, tu n’es pas une palette qu’on emballe…

En partant du milieu de cette bande, on va réaliser le haut du buste. Pour ça, il faut poser le scotch sur le milieu de la bande sous poitrine, puis remonter vers les épaules. Pour « enrober » ta poitrine, et ainsi éviter de l’aplatir. ça fausserait le mannequin pour la suite….

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On  devient de plus en plus sexy, non ?

3 – Bande après bande, on continue de former le haut du buste, en croisant à chaque fois.  J’ai laissé volontairement « ouvert » le haut du buste devant pour me permettre de respirer plus facilement pour la suite. Je ne suis pas trop descendue sur les épaules perso…

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4 – Une fois que le buste est terminé, on s’attaque au bas ! Il faut maintenant poser des bandes horizontalement. Tu n’es toujours pas devenue une palette, donc il faut poser une bande pour le devant, une bande pour le dos, etc.  Attention ! Si comme moi, tu es assez cambrée, je te conseille de poser deux bandes dans le dos, en partant du centre. Sinon tu n’arriveras pas à reproduire ta cambrure : la bande de scotch sera tendue dans ton dos, et tu n’obtiendras pas ta cambrure sur le mannequin…

Il faut se sentir serrée, mais pas que ça t’empêche de respirer ! Si tu es trop serrée, c’est l’évanouissement assuré…. Mais il ne faut pas que tu puisses respirer à pleins poumons non plus ! Sinon le mannequin sera trop grand et tu ne pourras plus respirer… un juste milieu qu’il faut que tu trouves 😉

Ah aussi ! Tu remarqueras qu’avec les photos précédentes, on a ajouté du film étirable sur le bas. ça va être utile pour la fin, quand tu voudras fermer ton buste. Je te conseille de faire de même !

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Félicitation ! Tu viens de finir la première couche !
Et tu peux observer la jolie silhouette que ça te fait.

5 – Maintenant que tu as fait la première couche, c’est parti pour la deuxième couche. Les étapes sont identiques :

  • la bande sous poitrine
  • le haut du buste en posant les bandes en V
  • le bas du buste

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Normalement, tu dois juste poser sur les bandes précédentes. Tu ne dois pas serrer encore plus. Après deux couches, la respiration devient plus difficile. Tu n’as pas besoin de faire de l’apnée, hein ! Il faut juste que tu prennes de petites inspirations, et tout se passera bien.

6 – On va venir poser la dernière couche. Pour celle là, j’ai décidé d’utiliser du scotch de réparation tissé. J’avais lu sur différents blogs que le mannequin s’était détendu. En fait, sous l’action de la chaleur (parce que dedans, on sue !)  et de la pression (parce qu’on respire quand même) le scotch s’était déformé.  Ainsi, en utilisant un scotch tissé, ça va venir « bloquer » les dimensions. On aurait pu réaliser les 3 couches en scotch tissé, mais il est beaucoup plus épais, et aussi, plus cher…. A toi de voir !

En respectant toujours les mêmes étapes, on obtient notre buste presque terminé :

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Excusez ma tête de fille fatiguée : ça fait une heure et demie
que je suis en train de me faire scotcher, sans pouvoir respirer correctement…

7 – L’heure de la libération est venue (libérée, délivrée !) : il faut s’armer d’une bonne paire de ciseaux et découper le buste, dans le dos, en suivant la colonne vertébrale. Pour pouvoir recoller parfaitement le buste, j’ai fait faire des traits : je n’aurai plus qu’à les positionner face à face pour refermer correctement.

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Remplissage du buste

Maintenant voici arriver les étapes les moins fun, et les plus délicates aussi.

1 – Il faut commencer par refermer le buste à l’arrière. C’est là où les traits tracés deviennent utiles. Il faut les aligner pour refermer le buste correctement. Je commence donc par poser des morceaux de scotch horizontalement pour réunir les deux parties.

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Et ensuite je pose des morceaux verticalement pour renforcer le dos.

bustes.jpg

Alors là ce n’est pas très joli. En plus le mannequin est maintenant un peu mou…

2 – Je commence par refermer les emmanchures. Pour cela, je pose une feuille de papier sur l’ouverture, et par transparence j’en trace le contour. Je coupe grossièrement autour, et je fais des crans. Je passe par l’intérieur du buste pour pouvoir le scotcher sur les bords de mon buste.

cou.jpg

C’est un peu délicat, et il vaut mieux être deux : l’un qui positionne le papier en ayant une main dans le buste et l’autre en dehors, et l’autre personne qui vient scotcher.

Pour faire le cou, je forme d’abord une « couronne » avec une bande de papier, que je viens mettre dans l’ouverture. Et ensuite je ferme avec la même technique.

Et j’obtiens quelque chose comme ça :

fermetures

3 – Je viens ensuite former mon squelette à l’aide des tubes en plastiques et du croisement en T. J’ai mis du scotch au centre du tube de 30 cm pour qu’il se « coince » dans le T et ne bouge plus.

squelette.jpg

4 – Et maintenant, il ne te reste plus qu’à le remplir de flocons de mousse. N’hésites pas à tasser au fur et à mesure ! Et d’y ajouter le support de ton pied aussi ! J’ai mis le T au niveau de la carrure, pour apporter un peu de rigidité. Et essaye de le centrer mieux que moi, t’en qu’à faire. J’ai un peu merdé sur ce point là…

remplissage.jpg

Là encore, il vaut mieux être deux si tu ne veux pas que ton mannequin se retrouve tout écrabouillé (surtout le cou qu’on a formé en papier…)

4 – Là il va falloir utiliser le carton : dessines un cercle de 4 cm de diamètre au centre, et enlèves cette partie du carton, afin de pouvoir glisser le carton sur ton tube de plastique (ton support de buste). Ensuite, demandes à la personne qui t’aide, de soulever le plus haut possible le mannequin, afin que tu puisses dessiner le contour du bas de ton buste, en regardant pas dessous ! (désolée j’ai pas pris le temps de faire de photos….)

Découpes ensuite ta forme sur le carton, et ré-enfiles la sur le tube en plastique. C’est là que le film étirable devient bien utile : tu vas pouvoir tirer sur le film étirable afin de positionner le carton au bord de ton buste.

En scotchant tout autour ton carton sur ton buste, on ferme le mannequin !

Maintenant, tu peux le retourner sans faire tomber toute ta mousse !

Néanmoins, tu n’échapperas pas à  la corvée de nettoyage,
car des flocons, tu en auras mis partout ! Ahahaha !

bustefinal.jpg

Et voilà tu as terminé ton buste de couture !

 

Effectivement, il lui manque un pied pour pouvoir être utilisé. Perso, je suis à la recherche d’un pied de mannequin couture. Tu sais, les jolis en bois,  légèrement travaillé… Le truc qu’on trouve pas facilement quoi !  Alors pour le moment, je dois poser mon buste contre un mur. Mais je ne désespère pas !

A toi de trouver ce que tu veux pour maintenir ton pied ! Qu’est ce que tu va utiliser ?

 

m.a.j du 24/04/2018 : j’ai trouvé un mannequin de couture à la brocante des quinconces, à Bordeaux. Avec un pied comme je voulais ❤ Il faut que je fasse encore quelques ajustements sur mon buste. Notamment couper le tube en plastique, et trouver un système de bague/vis pour maintenir le tube en place. Comme tu peux le voir, c’est pas très pratiques pour le moment !

 

Je mettrai les modifications ici !

bullet journal couture

Mon carnet de couture

debuter en couture

Je ne sais pas pour toi, mais moi, je suis victime du syndrome du post-it. Sisi, je suis certaine que toi aussi tu connais ! Il se traduit comme çà : des idées pleins la tête (merci Instagram et Pinterest, entres autres!) que l’on écrit sur le premier truc qui est à portée de main : un post-it, au dos d’un ticket de caisse, sur le coin d’une serviette en papier etc… C’est bon, tu vois de quoi je veux parler ?

Bref, le truc c’est qu’avec tous ces supports de nature différente, je te raconte pas le nombre d’idées que j’ai égarées… Alors lorsque j’ai vu ce joli carnet en liège, avec incrustations dorées, je me suis dit « Il est temps que tu t’organises mieux que ça !« 

carnetcouture

J’ai acheté ce petit carnet à 3€50 chez Hema. C’est un carnet A5, avec des feuilles vierges : sans lignes, ni carreaux, ni points. Parfait pour en faire un carnet hyper personnalisé !

La tendance de ces dernière années, c’est le bullet journal (bujo pour les intimes). Je trouve le principe intéressant, mais extrêmement chronophage… Même si j’ai un peu plus de temps pour moi en ce moment, je préfère l’utiliser à d’autres fins ! Et passer ma journée à remplir un carnet, très peu pour moi…

J’ai donc décider de reprendre certaines « techniques » du bullet journal, afin de réaliser mon carnet de couture !

Ce que j’écris dans mon carnet

J’ai décidé de faire 4 parties dans ce carnet :

  • une première partie pour répertorier tous les patrons : ceux que j’ai en ma possession et ceux qui me font envie mais que je ne possède pas (encore)
  • une deuxième partie pour répertorier les tissus que j’ai utilisé, ou que j’ai acheté. Ce n’est pas pour tenir mes stocks, pas du tout. C’est surtout pour m’aider à faire mes achats par internet ! En magasin, on peut toucher les tissus, mais sur les sites en ligne c’est plus complexe… en ayant à portée de main différents tissus et leurs caractéristiques, je vais plus facilement pouvoir comparer !
  • une troisième partie pour rédiger mes notes sur un vêtement que j’ai cousu. quel tissu j’ai utilisé, quels étaient mes réglages, si j’ai apporté des modifications ou pas …
  • et une dernière partie pour écrire des petits mémos : par exemple, un tableau des mensurations, comment calculer les dimensions pour faire son biais, la nomenclature des symboles de lavage (parce que non, je ne les connais pas tous par coeur), les différents types d’aiguilles et leurs utilisation, enfin pleins de petites astuces pour la couture !

C’est pas tout ça, mais je suis certaine que tu veux voir tout le contenu de plus près  !

Mes patrons

J’ai décidé de ranger mes patrons dans différentes catégories :

  • les hauts
  • les bas
  • les robes
  • les manteaux et les vestes
  • tout ce qui ne rentre pas dans les 4 premières catégories : autres

patrons1

patrons2.jpg

J’ai donc fait une petite enseigne par catégorie, comme on pouvait voir sur les magasins d’antan. Je ne suis pas une pro du dessin, alors les arabesques ne sont pas régulières, ni identiques d’un dessin à l’autre. Mais c’est ce qui fait tout le charme ! Ensuite, j’ai simplement fait des petites cases avec le nom du patron et la marque. Si la case est cochée : je possède le patron. Sinon, je ne l’ai pas, mais j’aimerai l’avoir. Simple et efficace !

Mes tissus

Pour mes tissus, j’ai décidé de reprendre les caractéristiques indispensables (à mes yeux) de chaque tissu.

J’y ai donc écrit :

  • le nom du tissu
  • l’endroit où je l’ai acheté
  • le prix au mètre
  • la laize
  • la composition
  • le grammage
  • l’extensibilité
  • la référence
  • les indications d’entretien

et surtout…. un échantillon du tissu ! Hey oui !

tissus1

J’ai toutes les informations nécessaires sous le tissu concerné, tout en ayant un échantillon assez conséquent pour avoir une idée du tombé, du toucher, de la transparence etc

tissus2.jpg

Et voilà ce que peut donner une double page de mon carnet :

tissus3.jpg

Et je me suis préparée des pages d’avance, pour mes prochains achats :

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Mes modèles

Je me suis réservée une page par modèle, histoire d’avoir assez de place pour écrire et surtout, pouvoir me relire !

Alors pour ces pages, j’ai décidé d’y inscrire pas mal de choses :

  • le nom du patron
  • le tissu utilisé
  • la taille du patron
  • la mercerie nécessaire (fils, tissus, zip, boutons etc)
  • mes réglages machine à coudre
  • mes réglages de surjeteuse
  • pour qui le vêtement était destiné
  • combien de temps j’y ai passé (juste à couper et à coudre, éventuellement à reprendre, mais pas à décalquer le patron…)
  • mon cout de revient pour faire le vêtement (hors prix du patron

Et… un énorme encart pour noter d’autres choses. Est-ce que j’ai fait un article dessus ? Est ce qu’il a bougé au lavage? Qu’est ce que je dois modifier si je veux le refaire ? Enfin, tout type d’information que je juge utile pour cette cousette.

couture1.jpg

 

Comme tu peux le voir, je ne suis pas une pro du dessin. Mes petits schémas sont basiques, mais au moins ils ont le mérite d’être clairs et facilement répétables d’une page à l’autre ! Histoire que ça reste un minimum homogène  dans mon petit carnet…

couture2

Mémo

Ma dernière partie rassemble tout ce qui touche à la couture, et qui peut m’aider dans mes travaux ! Pour le moment je n’ai encore rien écrit dans cette partie. Je n’ai même pas fait la page encore…

Mais je sais déjà que je vais y mettre un tableau des mensurations, où je pourrais inscrire les mensurations des différentes personnes qui me sollicitent. Mais aussi un récapitulatif de tous les symboles pour l’entretien des tissus. Ainsi qu’un mémo sur les utilisations des aiguilles (pour quels tissus etc)

* * * 

Si toi aussi tu veux faire un carnet de couture, que tu pourras emmener partout avec toi (durant tes excursion de shopping tissus, par exemple), lance-toi ! Chacun est libre d’y mettre ce qu’il veut. Il n’y a pas de règles à respecter.

Je ne prétends pas avoir fait le carnet parfait, mais je pense que c’est une bonne base pour commencer. J’ai donc pensé à toi, qui voudrais l’avoir mais qui n’as pas envie de passer du temps à faire des dessins : j’ai refait les différentes pages, pré-remplies, et tu peux les télécharger gratuitement !

CarnetCouture

Elles sont au format pdf, et à la taille A5. Donc lorsque tu les imprimeras, tu devras couper tout autour. Néanmoins, je n’ai pas fait de cadre volontairement, afin que tu puisses couper les pages à la dimension que tu souhaites. Comme ça, tu peux toujours décorer le tour de tes pages si le coeur t’en dit ! Et faire un carnet vraiment personnel !

Et laisse-moi un petit commentaire si tu télécharges mon document : ça fait toujours plaisir ! ❤

 

Mise à jour : voici le lexique de mes petits dessins.
Mais libre à toi de les ré-interpréter !

lexique

 

 

 

 

tuto biais diy

Faire son propre biais

Mes tutos

Dans mon article sur la jupe Chardon, je t’ai dit que j’avais fait mon propre biais toute seule. Et je me suis dis que ça pourrait être sympa de te montrer comment j’avais fait. Mais surtout : comment j’avais calculé ! Faire 14 km de biais c’est cool. Mais savoir faire la bonne quantité, c’est quand même beaucoup mieux !

Le biais, kézako ?

Le biais, c’est un morceau de tissu que l’on a coupé dans… le biais du tissu ! Alors avec ça, t’en sais beaucoup plus…. Si tu as lu mon article sur le tissage, tu sais déjà qu’un tissu est constitué de fils de chaîne et de fils de trame. Et si tu ne l’avais pas lu, beh maintenant tu le sais !

biais_schéma

Eh bien pour faire du biais, la bande de tissu est coupée en formant un angle de 45°. (Par rapport à la trame, ou par rapport à la lisière, peu importe : on obtiendra la même chose).
Pourquoi est ce qu’on viendrait couper une bande dans la diagonale du tissu ? Tout simplement car c’est là où le tissu est le plus extensible. Ainsi, pour poser du biais dans des arrondis, se sera beaucoup plus simple ! Et si tu ne me crois pas, je te propose de faire le test suivant :

  • étire ton tissu dans le sens de la trame
  • étire ton tissu dans le sens de la lisière
  • étire ton tissu dans le sens du biais

Tu ressentiras que ton tissu est plus extensible dans le sens du biais !

Calculer son biais

Bon c’est pas tout, mais comment on fait pour couper son biais ? On va pas couper 36 000 bandes qu’on va assembler quand même ?! Beh non ! Il va juste nous falloir couper un carré. Mais pour savoir les dimensions de ce carré, il te faut 2 informations :

  • la largeur de ton biais
  • la longueur de ton biais

Pour la largeur de ton biais, tout dépend de ton appareil à biais. Moi je n’en ai qu’un, donc je ne peux faire qu’une seule largeur de biais : 12,5 mm. Mais il existe d’autres largeur de biais. Regarde sur ton appareil, c’est écrit ! Il faut retenir que la largeur indiquée est souvent la largeur du biais plié. C’est à dire tel qu’il apparaîtra lorsque tu l’auras cousu. Il faudra donc penser à multiplier par 4 cette largeur.

Pour la longueur de ton biais, là c’est hyper simple : ça dépend du métrage dont tu as besoin pour ton ouvrage. C’est écrit dans ton patron, au niveau des fournitures !

Dans mon cas :

  • ma largeur : 12,5 mm x 4 = 50 mm soit 5 cm
  • ma longueur : 2 m soit 200 cm

Maintenant on va déterminer le carré nécessaire à l’obtention de 2 mètres de biais d’une largeur de 5 cm.

Pour ça, il suffit de multiplier la longueur par la largeur : 200 cm x 5 cm = 1 000 cm2. Il te faut découper un carré dont la surface est de 1 000 cm2. Pour avoir le côté du carré à tracer, il te suffit d’extraire la racine de cette valeur.

Soit : √(1000) = 31,62… cm

Donc pour obtenir 2m de biais d’une largeur (à plat!) de 5 cm, il faut utiliser un carré de 32 cm environ. J’avais une chute qui me permettait de faire un carré de 35 cm, alors je l’ai utilisé à fond !

Pour faire simplement, note dans un coin de ton atelier la formule suivante :

côté du carré = √(longueur du biais nécessaire X largeur de mon biais à plat)

C’est pas tout d’avoir calculé… Maintenant il faut se mettre au boulot !

Faire son biais

Alors on va commencer doucement en traçant le carré sur l’envers de notre tissu, et on va tracer la diagonale de notre carré.

tracé_carré.jpg

Sisi c’est bien un carré. C’est mon angle de prise de vue qui n’était pas optimal…

On vient ensuite couper sur cette diagonale

triangle.jpg

… et coudre nos deux triangles endroit contre endroit.

couture_biais_1.jpg

Il faut superposer deux petits côtés 😉

On ouvre la couture en repassant. On n’hésite pas à passer plusieurs fois, sur l’endroit et sur l’envers, pour que ça ne bouge pas. Car on va venir faire des tracés ensuite.

couture_fer.jpg

Et maintenant, on vient simplement tracer notre futur biais à plat : donc on va faire des traits espacés de la largeur du biais : 5cm ! Les traits doivent se faire parallèlement à la diagonale du carré ! Eh oui, sinon on n’aura pas un biais…

regle_biais.jpg

Moi j’utilise une règle a patchwork. C’est plus facile pour tracer des grandes longueur à équidistances les unes des autres !

regle_biais_2.jpg

Bon maintenant, c’est la partie hyper relou de la fabrication de son biais : il faut former un tube. Jusque là ça va. Mais il faut décaler d’une bande ! Tout en alignant les traits que l’on a tracé !!

tube_biais

Oui tu vois, dis comme ça, ça parait simple. Sauf qu’en vrai, c’est beaucoup moins marrant….

Malheureusement, je n’ai pas de technique miracle… Alors il va falloir prendre son mal en patience et épingler minutieusement. Une fois que t’as bien galéré à assembler correctement ton tissu, et que tu as cousu ton tube, il faut couper sur les traits que tu as tracé ! C’est pour ça qu’il fallait bien placer le tissu lors de la formation du tube 😉

Et maintenant, l’étape du fer à repasser ! C’est là qu’il faut dégainer son appareil à biais pour le plier plus facilement :

fer_biais

Alors comme tu peux le voir, moi j’aime vivre dangereusement ! Donc j’ai mes doigts à 3 cm (à peine !) du fer à repasser, pour qu’il se place correctement en sortie de l’appareil avant de passer sous le fer ! Ma petite astuce c’est d’enrouler le biais sur lui même au fur et à mesure que je le repasse, pour qu’il prenne le pli.

Avec un peu de patience, on finit par repasser tout son biais et… tadaaaaaaam !

biais

Maintenant, tu peux utiliser ton propre biais sur tes créations ! Encolure, emmanchure, ourlet, intérieur de vêtement gansé, à toi de choisir comment tu veux utiliser ton biais !

J’espère que ce pas-à-pas t’auras aidé à faire ton propre biais !

 

 

 

portefeuille Jules les tutos de viny

Jules, mon nouveau compagnon

Les accessoires

Non non non, je n’ai pas échangé mon Zébulon contre un nouveau Jules ! Jules, c’est le dernier patron réalisé par la talentueuse Viny diy, du blog e-mercerie.

Alors Jules, il est vraiment pratique. Déjà, il peut emmener 9 cartes de fidélités. Tu peux facilement y mettre la carte fidélité de ton magasin de tissus préféré, ainsi que des boutiques de fringues que tu fréquentes (si tu y vas encore). Sinon, tu peux mettre celles des grandes parfumeries ou des magasins de chaussures ! Bref, il y a de la place, tu l’as compris ! En plus de ça, il possède 2 grandes poches zippées séparées, et il peut même y glisser 1 chéquier à condition qu’il soit « à la française » (c’est à dire les agrafes sur le grand côté). Attention, si tu as un chéquier à l’italienne, alors il ne rentrera pas !

J’ai eu l’occasion de faire partie du petit groupe de testeuses. J’ai pu coudre avant tout le monde ce portefeuille ! Et c’est avec plaisir que je te présente ce modèle vachement sympathique.

portefeuille_jules

Découpes des pièces

Le nombre de pièces à découper pour réaliser ce portefeuille n’est pas si élevé que ça ! Enfin, il te faudra quand même :

  • une pièce pour l’extérieur (moi c’est le liège)
  • une pièce pour l’intérieur (moi c’est mon simili cuivré)
  • deux pièces pour l’intérieur des poches zippées (j’ai utilisé un coton avec des ananas dessus)
  • 3 pièces pour réaliser les emplacements des cartes (c’est encore mon simili cuivré)
  • un peu de tissu cristal pour faire un emplacement de carte transparent (le mien, je l’ai choisi à paillettes !!)
  • deux fermetures éclairs
  • deux pressions pour maintenir le portefeuille fermé

Je te conseille de respecter les indications de Viny concernant le choix des matières. Surtout si tu as une machine d’entrée de gamme.

epaisseurs

Là, ça commence à faire beaucoup d’épaisseurs… et c’est pas fini !

Moi je ne l’ai pas respecté (#têtue) et je n’ai utilisé que du simili alors qu’elle préconisait l’utilisation de coton pour les emplacements des cartes. Forcément avec toutes ces épaisseurs, il est arrivé ce qu’il devait arriver ! A un moment du montage, je n’ai pas pu faire un repli… Mais pas de panique ! Je m’en suis sortie en utilisant un biais et un morceau de doublure ananas, afin de « créer » un nouvel emplacement dans le portefeuille. J’y range les tickets de carte bleues (afin qu’ils ne trainent plus au fond de mon sac, tmtc).

poche_jules

Si ça t’intéresse de savoir comment faire cette mini modification, laisse-moi en commentaire ! Et je verrai ce que je peux faire 🙂

Assemblage

Comme je te l’ai dit écrit plus haut, j’ai fait partie des testeuses. Donc, évidemment que les explications sont claires ! Si elles ne l’étaient pas, on n’aurait jamais pu le coudre, ce joli portefeuille. Et puis clairement, on aurait servi à rien si le tuto était brouillon !
Chaque étape du montage est détaillée avec des photos claires, donc aucune question à se poser. Il suffit de suivre simplement les étapes, et on arrive au résultat facilement. Compte une journée pour le réaliser. Même s’il n’est pas compliqué à coudre, il y a beaucoup d’étapes pour y arriver.

detail_jules_1

Je crois bien que c’est la seule photo qui rend vraiment hommage
à la couleur de ce simili aux reflets cuivrés ❤
D’ailleurs, le simili vient du comptoir du tissu !

Mon avis

Mon retour va être simple : c’est un portefeuille que j’apprécie réellement, et qui diffère de ceux qu’on trouve d’habitude (en tuto couture). Ce que j’aime le plus, c’est le pliage final asymétrique qui lui donne un côté original. Même si j’ai fait une erreur dans mes choix de tissus, je m’en suis sortie avec une petite modification, qui rend tout a fait utilisable mon portefeuille !
Honnêtement, je pense que ce modèle va faire partie de ma to-sew list pour Noël prochain. J’annonce donc d’ores et déjà :

>> Merci de surjouer la surprise lorsque vous ouvrirez vos cadeaux ! <<

Et en attendant Noël (oui parce qu’on en est encore loin, hein !), voici encore d’autres photos de mon Jules :

portefeuille_jules_3

portefeuille_jules_2.jpg

Et voilà les autres versions des testeuses :

La version de Titelletit :

Jules_titelle

La version de Cococinelle :

Jules_coccinelle

La version de Fiona :

Jules_Fiona

La version de les korrigans :

Jules_korrigans.png

Et voilà ! J’espère que tu as trouvé nos versions sympas, et peut-être même qu’on t’a donné envie de te coudre un Jules 😉

Du coup, si c’est le cas, tu n’as plus qu’à cliquer ICI!

robe lora la maison victor

La robe Lora

Pour les femmes

Une semaine après avoir fini de coudre mes pulls fenna, je continue sur ma lancée avec un autre modèle de la maison victor : La robe Lora !

C’est un « vieux » modèle, puisqu’il provient du numéro de septembre-octobre 2015. Mais il est encore possible de le trouver en pdf sur leur site. Pendant un temps, il était disponible gratuitement, et je l’avais téléchargé en me disant que « ça pourrait servir un jour ».  Et voilà que ce jour est arrivé ! Sauf que… baah… je l’ai téléchargé en néerlandais….

embarrassed shame GIF

Découpes des pièces

Avant de découper les pièces, il faut d’abord assembler le pdf. Leur méthode pour le pdf est plutôt bien faite. Au lieu d’assembler toutes les feuilles afin d’obtenir une grande planche de patron (comme j’ai toujours fait depuis que j’utilise des pdf), et bien il suffit d’assembler juste quelques feuilles par éléments. On se retrouve donc avec plusieurs petites planches, beaucoup plus simple à manier sur une petite table.

planche patron robe lora

Pour ce deuxième modèle de la maison victor, j’ai décidé de suivre le tableau. Contrairement aux pulls Fenna où j’avais fait une taille 42-44 pensant que le 40 serait trop juste, j’ai choisi de suivre les mensurations données. Hop ! J’ai tracé la taille 40. Bon par contre, il n’y a pas les marges de couture… Alors après avoir recopié mon patron, j’y ai ajouté mes 1,5cm de marges couture partout, sauf au niveau de l’ourlet des manches et de la robe où j’ai ajouté 3 cm.

Assemblage

Je n’ai pas appris le néerlandais entre temps… Alors pour pouvoir monter correctement la robe (sans perdre trop de temps), je me suis à la fois servie de google translate, et de la vidéo mise en ligne par la maison victor.

Bon les traductions de google sont approximatives, mais avec les schémas, je t’assure que ça devient plus claires !

ex_traductionC’est les explications pour dire de faire les pinces.

Au final, je pense qu’il vaut mieux soit suivre les explications écrites, soit suivre la vidéo. Car le montage de la robe ne se fait pas dans le même ordre…
Mais je m’en suis quand même sortie ! Alors c’est largement faisable. Disons que la vidéo est bien pratique pour le pliage des poches.

Le seul point délicat de la robe, c’est la pose de la fermeture éclair invisible. Mais avec le bon pied de biche et avec du temps, on y arrive sans soucis !

D’ailleurs j’ai posé le zip alors qu’avec mon choix de tissus, je n’en avais pas vraiment besoin. J’ai utilisé le célèbre jersey nid d’abeille vendu par les coupons de saint pierre. Du coup, si jamais tu as dans l’idée de faire cette robe Lora dans un tissu extensible, je te conseille de ne pas mettre de zip et de couper au pli les pièces du dos !

Mon avis sur la robe Lora

Malgré ma version néerlandaise des explications, le montage s’est déroulé sans problème. Tous les crans de montage tombent parfaitement, l’embus des manches se gère très facilement et la parementure du col se place comme il le faut.

pincesdevant

Les plis plats du devant, avec les poches.

pincesdos.jpg

Les pinces dos avec le zip invsible.

Cette robe est naturellement cintrée à la taille, pour ensuite s’évaser vers les hanches. Je pense donc que ce modèle est parfait pour  celles qui ont des formes généreuses. Et malgré les plis qui sont présents à la taille, on peut se permettre d’avoir un petit ventre. Ensuite, il faut assumer d’avoir des hanches, car avec ce modèle de robe, elles sont mises en valeur.

silhouette
Pour le seyant de la robe… je vais laisser les photos parler d’elles-même.

Lora1

J’ai coupé une taille 40 avec 1,5 cm de marge couture. Pour les bras cependant, j’ai cousu à 1cm du bord malgré les 1,5 cm de marge couture prévu. Car je me sentais un peu trop à l’étroit dans ses manches. Là, ça va beaucoup mieux. Je peux montrer mes muscles, L.O.L !

Lora2

coutureinvisible

J’ai réalisé l’ourlet de la robe à la main !
Et hop : ni vu ni connu : aucune trace sur l’endroit.

Pour moi, cette robe est parfaite ! Elle est agréable à porter et facile à coudre. La longueur aux genoux en fait une robe que l’on peut porter en toute circonstance ! J’ai mis un zip invisible comme recommandé. Mais au final, ce n’était pas nécessaire, car mon tissu était assez extensible.

pull fenna la maison victor

Mes pulls Fenna

Pour les femmes

Il n’y a pas très longtemps que j’ai découvert le magazine La maison Victor. Je viens de vérifier et j’ai les 4 derniers exemplaires sur mon étagère. Même si je possède plusieurs numéros, je n’ai encore jamais pris le temps de coudre une pièce qui m’avait fait acheter la revue !

Mais ça y est, je viens de changer la donne ! Enfin presque… je viens de coudre, non pas un, mais deux pulls Fenna ! En réalité, je ne m’étais pas du tout arrêtée sur ce modèle, bien qu’il soit présent sur la couverture !

coverFenna

Mais c’est en voyant la version de Po0paite sur instagram que je me suis dit « Mais oui ! On peut ne faire que 2 couleurs au lieu de 4 ! » Oui oui, ça paraît évident une fois qu’on le dit, mais je n’y avais pas pensé de suite.

Découpes des pièces

C’est la première fois que je couds un patron de La Maison Victor. Alors en bonne élève, j’ai pris mes mensurations et j’ai comparé avec le tableau des tailles inclus dans le magazine. D’après leur tableau, je fais un 40 (et ouais ! Et même que j’ai pas triché en plus!). Mais le patron de ce pull est en taille double, et pensant que le 38-40 serait un peu juste pour moi, j’ai coupé un 42-44. Après tout, un sweat, ça se porte large.

Pour décalquer les pièces, c’est assez simple ! Déjà, exit la grande planche de patron où tout est superposé et où ne distingue rien. Place à des feuilles A1, recto verso, avec seulement quelques pièces par feuilles. En plus, sur chaque feuille, tu as un petit schéma avec la position des pièces du patron que tu veux faire. Le format A1 permet de travailler sur un bureau, tranquillement. Bon par contre, il n’ y a pas les marges de couture… bad point.

Et quand tu sais qu’il n’y a pas moins de 16 pièces à recopier, bad point x 2.

decoupesFenna

Et si tu ajoutes à ça un chat qui kiff les tissus… Mais bon, c’est pas leur faute ça !

Assemblage

Le seul point délicat de ce modèle et de réaliser de jolies pointes. Un mauvais placement des pièces, de légères tensions lors de la couture, et c’est le pli assuré dans l’angle. Pour augmenter tes chances d’avoir un angle parfait, il faut prendre le temps de bien placer les tissus (à l’aide des crans de marquage) mais aussi de tracer les lignes de couture au niveau des pointes. De cette manière, tu sais à quel moment t’arrêter pour avoir un angle niquel.

pointesFenna

Voici ma méthode pour réussir l’angle :

1 Il faut d’abord épingler la première moitié de l’empiècement, endroit contre endroit, en prenant comme repère : les crans de montage (ils servent à ça)
2 Ensuite à l’aide d’une règle et d’un feutre, je te conseille de reporter les marques comme sur la photo ci-dessus. Grâce à ça, tu obtient une croix.
3 Tu dois coudre jusqu’à la croix. Tu dois arriver aiguille plantée dans la croix (je te conseille de réduire la longueur de ton point). Et pour être précis, utilise le volant de ta machine à coudre.
4 Comme ton aiguille est plantée, alors tu peux lever le pied de biche. Il faut maintenant que tu fasses pivoter la deuxième moitié de l’empiècement, afin de continuer la couture. Cette étape est super-méga-importante-de-ouf ! Il faut prendre son temps, et surtout ne pas hésiter à utiliser une aiguille ou une petite règle pour bien positionner le tissu et pour ne pas faire de plis sous le pied de biche. Si un pli se forme, la forme de V ne sera pas propre…
5 Tu peux abaisser à nouveau ton pied de biche et continuer ta couture.

piquerangle

Ensuite, une fois que le devant, le dos et les deux manches sont montés, il ne reste plus qu’à les assembler « comme une fleur » au niveau des épaules.

fenna1

On continue avec une couture des côtés et des dessous de manches en une seule fois, permettant d’obtenir le résultat presque final. Il faut ensuite terminer les manches et le bas du buste avec un bord côtes, et l’encolure avec la parementure !

Tadam c’est terminé !

fenna2

Le plus long en soi, c’est de faire le devant, le dos et les manches.

Mon avis sur le pull Fenna

Deux découpes différentes pour deux pulls !

Pour la première version (à gauche), j’ai assemblé les deux empiècements pour former un seul V devant.

Pour la seconde version (à droite donc!), j’ai « respecté » tous les empiècements. Seulement je les ai tous coupés dans le même tissus gris clair. Et j’ai recouvert de dentelle la moitié des empiècements. Parce que si j’avais mis uniquement de la dentelle, bon bah euh… tu vois le problème quoi ! Par rapport à la version 1, j’ai ajouté 5 cm au buste car lorsque je m’asseyais j’avais le dos « à l’air » comme on dit.

Pour finir, je pense que mon prochain Fenna sera découpé en 38-40. Je ne sais pas si tu le vois sur les photos, mais finalement, le sweat est trop grand pour moi. Je peux le mettre, mais le col baille et j’ai beaucoup trop de matière en largeur au niveau du buste (enfin c’est mon point de vue).

Je te tiendrai au courant !

fenna3

Alors, elles sont pas belles ces pointes ?