pose biais angle couture

Poser du biais dans un angle

Des points techniques

La pose du biais dans un angle est une chose qui peut parfois faire peur. Et je suis certaine que plusieurs fois, tu t’es dis « je vais faire un arrondi ! Je ne me prendrai pas la tête !« . Allez, avoue….

Eh bien ce temps est révolu ! Car je vais te montrer la technique in-fail-lible pour poser du biais dans un angle, et obtenir un résultat parfait, sur l’endroit et sur l’envers !

angle

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Ma robe Aldaia #1

Pour les femmes

J’inaugure aujourd’hui, mon tout premier patron de chez Pauline Alice : la robe Aldaia ! (et pas Aladdin comme veut me faire modifier le correcteur orthographique grrrr).

Je ne porte pas souvent de robes. On peut même dire que c’est très rare. Je dois avoir euh… 3 robes dans ma garde-robe ? A peu près… En fait, je ne trouve jamais de robe qui flatte ma silhouette. Alors je porte plus facilement des pantalons !

Mais là avec toutes les versions de la robe Aldaia que l’on peut trouver sur Instagram, je me suis dis qu’il serait potentiellement envisageable d’imaginer que ce modèle pourrait m’aller. Car il y a plusieurs combinaisons possible :

  • 3 styles d’encolures : une encolure ronde, une encolure en V, et une encolure croisée
  • 3 styles de jupes : une jupe courte, une jupe évasée, une jupe crayon qui s’arrête sous le genou
  • 3 styles de manches : sans manches, manches courtes, manches au niveau du coude

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C’est donc 27 robes différentes (ouiiiiii comme le film !!!!) que l’on peut coudre avec 1 seul patron ! Et si on ramène au prix du patron (8€ en pdf et 14€ en pochette), c’est vraiment hyper économique pour avoir autant de robes différentes ❤

Comme tu peux le voir sur les dessins techniques des robes, il y a des découpes princesses sur le buste. Et je me suis dis que ces découpes pourraient me permettre d’ajuster au mieux la robe à ma morpho si besoin est. Mais comme Aldaia est destinée à être cousue dans les étoffes en mailles, il y a généralement peu d’ajustements à faire (voir pas du tout : l’avantage de la maille, c’est qu’elle se déforme !).

Les jersey de coton, les jersey de viscose, les milanos, et même les étoffes pour sweat-shirts peuvent être utilisées pour réaliser Aldaia. Ce qui en fait une robe confortable à porter, mais aussi rapide à coudre, même si on n’a pas de surjeteuse ! Et si tu veux en savoir plus sur les tissus mailles, tu as un super article rédigé ici !

Découpes des pièces

J’ai choisi de faire la version :

  • manches courtes : 2 pièces (bah oui, il y a deux manches !) + 2 bas de manches
  • col en V : 4 pièces ( 1 pour le dos, et 3 pour le devant) + 1 bande d’encolure
  • jupe évasée : 6 pièces (3 pour le devant et 3 pour le dos ! Il faut au moins ça pour une jupe qui tourne !)

Malgré toutes les pièces à découper, ce n’est pas compliqué. Il faut quand même penser à bien repasser son tissu, si on ne veut pas se retrouver avec des faux plis dans les pièces une fois le tissu coupé… Eh oui : même le jersey ça se repasse !

Et pour une fois, je n’ai pas de photos de Berlioz se roulant dans la laize de tissu ! Oui je sais que tu y en avais pris l’habitude… Mais il faisait beau lorsque j’ai fait cette robe, alors le balcon et la chaleur du soleil ont eut les préférences de monsieur le chat ! Par contre, il y a un qui a bien pris le temps de photobomber quelques unes de mes photos, dont celle en tête d’article!

Assemblage

La difficulté de cette robe est de 2/3 d’après Pauline. De mon point de vue (donc pour la version que j’ai cousue) la seule difficulté réside dans la pose de la bande d’encolure. Je ne dis pas que c’est compliqué ! En faufilant à la main avant de coudre, il n’y a aucun problème. Mais c’est peut être un peu compliqué lorsqu’on n’a jamais cousu de matière comme le jersey. Mis à part ce point, il n’y a aucune difficulté. Tout tombe parfaitement, et comme les marges de coutures sont comprises dans le patron, c’est par-fait !

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Concernant les explications, chaque version des bustes / manches / jupes sont illustrées et vraiment bien détaillées.

La seule difficulté, reste, comme toujours, de trouver LE bon tissu pour se lancer ! Moi j’ai choisi un imprimé tropical, avec des fleurs et des feuilles, dans des tons plutôt foncés. Ce tissu vient du comptoir du tissu, et je pense que c’est un jersey de coton avec un peu d’élasthanne dedans. Malheureusement, il n’y avait pas la composition lorsque je l’ai acheté.

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Ah et aussi ! C’est la première fois que j’assemblais directement le vêtement à la surjeteuse. J’ai pris l’habitude de monter le vêtement à la machine à coudre, puis à surjeter les bords. Mais là, j’avais envie de faire comme les grandes : et utiliser la machine à coudre uniquement pour poser la bande d’encolure.

Seulement, comme les marges de couture (comprises!) étaient de 1 cm, je me suis bidouillée un petit guide, afin de bien positionner mon tissu pour que la couture se fasse bien à 1 cm du bord, tout en découpant le surplus de tissu ! Avec ma surjeteuse, je peux coudre à 7-8 mm grand max du bord. Mais pas plus. Je n’avais pas envie de retracer les pièces de patrons en enlevant quelques millimètres de la marge couture… alors Je me suis fait un petit guide sur un carton, comme ça :

guide_surjeteuse.png

Le trait bleu représente l’aiguille gauche de ma surjeteuse. Ensuite, j’ai tracé une ligne à 1cm (= la ligne violette), et une autre à 1,5cm (= la ligne rose). C’est généralement les marges coutures que je retrouve. Mais tu peux aussi ajouter un autre trait pour une marge couture de 2cm si c’est ce que tu utilises.

Ensuite, j’ai placé ce guide sur ma surjeteuse, en faisant attention à bien aligner le trait bleu avec la position de l’aiguille gauche de ma surjeteuse. Il faut être assez précis, et pour le coup, ça se joue au millimètre près ! Alors, on respire, on prend son temps, on se concentre, et avec une règle, on vient aligner correctement le guide ! Une fois que le papier est bien positionné, j’ai mis un morceau de scotch pour maintenir ce guide sur la surjeteuse. J’ai trop regardé Mac Gyver je crois…

Ce n’est pas grand chose, mais ça évite d’avoir à retoucher les patrons avec la marge de couture comprises. Je n’aime pas perdre mon temps, tu commences à le comprendre. Alors c’est la solution que j’ai trouvé pour optimiser mon temps de couture !

Il suffit alors de placer le bord de son tissu contre le trait correspondant à la marge couture : 1 cm ou 1,5cm. Ensuite, les couteaux de la surjeteuse vont se charger de couper le tissu, qui sera surjeté dans la foulée. Et grâce à notre guide, on aura cousu en respectant la marge couture !

Par contre, il faut être sur de toi ! Parce qu’une fois que la surjeteuse a coupé le tissu, c’est coupé ! Tu ne peux pas faire marche arrière…. A garder en tête 😉 !

Mon avis

Pour une première robe en jersey, j’avoue que je la trouve hyper confortable ! Et vraiment très agréable à porter (mais ça, c’est surtout car le tissu est très fin !). D’ailleurs, par ces 32 degrés dans le nord (notons la date, ça n’arrive pas très souvent), j’ai apprécié encore plus qu’elle soit très légère !

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Je l’ai coupé dans une taille 42. Du haut de mon mètre 69, elle m’arrive au dessus du genou. Je t’avoue que je ne suis pas hyper à l’aise avec cette longueur. Alors la prochaine, je la rallongerai une bonne dizaine de centimètres pour qu’elle m’arrive au genou ! Voir même juste dessous.

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Je n’ai pas eu besoin de retoucher la largeur des manches : tu le vois par toi-même, le jersey n’est pas tendu ! Je n’ai pas fait de surpiqures pour maintenir le bas de manches. Mais je le ferai sur les prochaines version, car je suis sans cesse en train de bien les remettre.

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Je ne te ferai pas de démo de jupe qui tourne, mais je t’assure qu’elle se lève bien ! C’est aussi pour ça que je compte rallonger les prochaines !

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Comme il me restait du tissu, je me suis fais des espadrilles assorties ! Evidemment, j’ai thermocollé (avec un thermocollant tissé) les parties coupées dans le jersey, sinon vive les déformations ! Et pour l’arrière, je suis sortie de ma zone de confort…

espadrilles2

Hey oui ! Du simili à paillettes !

J’ai aussi décidé de mettre une étiquette au niveau du talon. Sur chaque pied cette fois-ci!

Il me restait encore du tissu. Alors j’ai cousu une robe presque similaire pour ma filleule : la robe 28 Palm Tree du ottobre design 3/2018 !

Je te montre juste une photo ! Mais il y aura un article dédié à cette robe ! Prêt ?

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Tadaaaaaam !

Il y avait le concept des look mère-fille sur Instagram,
et bien je développe le concept du look marraine / filleule !

Tu aimes ? Nous, on a bien kiffé d’avoir la même tenue toute la journée !! ❤

agrandir manche

Agrandir une manche : la technique du pivot

Des points techniques

Lorsque j’ai cousu mon premier top Rumer, j’ai coupé, comme d’hab’, une taille 42. Mais au moment de l’essayage (afin de vérifier que tout allait bien) eh bien, tout n’allait pas bien ! Impossible de passer mes bras ! Je ne comprends pas, j’ai bien mesuré sur le patron avant de couper… Aurais-je décalqué une mauvaise taille ?

Après vérification, le problème venait de moi : merci la salle de sport qui m’a fait prendre du biceps… La valeur de mon tour de bras était erronée. Il me fallait bien rajouter 2 cm de tour de bras pour pouvoir enfiler mon top. Oh rage ! Oh désespoir !….

Je découds donc les deux manches, et je renfile mon top, qui à ce moment ressemble plutôt à un marcel… Le buste tombe bien comme il faut, l’emmanchure est assez grande. Donc mon problème est : la manche est trop étroite.

Comment modifier la largeur d’une manche,
sans changer la taille de l’emmanchure ?

Merci internet, où plutôt merci Nancy ! Grâce à sa vidéo, j’ai appris comment modifier une manche pour les gens qui ont des bras plus larges que la référence. Mais puisque sa vidéo est en anglais, je me suis permise de prendre des photos lorsque j’ai fait mes propres modifications.

Tracés de base

Tout d’abord, il te faut peu de matériel :

  • le patron de la manche que tu veux modifier, avec la marge de couture prévue
  • une punaise, pour faire pivoter ton patron
  • du papier à patron
  • un support (comme un bout de carton) pour pouvoir planter la punaise dans autre chose que ta table à manger
  • des feutres
  • une règle
  • une équerre

Tu as tout ce qu’il faut ? C’est parti !

La technique consiste à augmenter la largeur de la manche, SANS augmenter la taille de l’emmanchure. Sinon, tu ne pourras pas coudre ta manche sur le buste.

Sur ton support, tu positionnes une feuille de papier (à patron, ou à dessin, ou de papier cuisson, bref : ce que tu utilises pour décalquer tes patrons d’habitude !), et par dessus, tu poses le patron de la manche que tu as découpé.

Tu viens piquer la punaise au niveau du repère de la tête de manche : ce sera notre point de pivot (sur la photo, la punaise est symbolisée par la croix noire).

Il va falloir faire plusieurs repères sur la feuille vierge :

  • je commence par tracer le bas de la manche : la grande ligne en pointillé bleu
  • de part et d’autres de ce bas de manche, je fais un repère de la moitié de la valeur que je souhaites ajouter. Moi, j’ai décidé d’augmenter ma largeur de manche de 3 cm. Donc j’ajoute 1,5 cm de chaque côté de mon bas de manche, sur la ligne bleue : les repères noirs.
  • je trace les deux parallèles à la ligne bleue et passant par les aisselles. Puis je place un repère dont la distance correspond à la moitié de la valeur que je souhaite ajouter. Toujours 1,5 cm donc.
  • Je finis en traçant la perpendiculaire au bas de manche, passant par ce repère : j’obtiens les lignes en pointillé rouge de chaque côte de la manche.

pivot_manche_traces

Pivoter à gauche

Maintenant que tous les tracés sont fait, j’augmente la partie gauche de ma manche. Je tiens la punaise d’une main, et de l’autre, je fais pivoter le patron de la manche, jusqu’à ce que la pointe de l’aisselle gauche, rencontre le tracé rouge (de gauche évidemment !)

pivot_manche_gauche

Sur la feuille de papier, je trace donc la première partie de l’emmanchure, allant de la pointe de l’aisselle gauche jusqu’à la tête de manche. Et il ne faut pas oublier les repères devant/dos au passage ! J’obtiens le tracé vert clair.

Pivoter à droite

Tu as compris le principe, non ? Et bien pour augmenter à droite, c’est pareil ! Je tiens la punaise d’une main, et de l’autre, je fais pivoter le patron de la manche, jusqu’à ce que la pointe de l’aisselle droite, rencontre le tracé rouge (de droite cette fois-ci !)

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Sur la feuille de papier, je trace donc la seconde partie de l’emmanchure, allant de la pointe de l’aisselle droite jusqu’à la tête de manche. Et il ne faut pas oublier les repères devant/dos au passage ! J’obtiens le tracé vert foncé.

Fermer la manche

Maintenant, il ne te reste qu’à relier les extrémités des tracés verts, aux extrémités du bas des manches, que j’ai tracé au tout début (les repères noirs)

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En reliant les extrémités, j’obtiens les tracés roses de mon dessous de bras. Et j’ai ma nouvelle manche ! Puisqu’on a juste pivoté l’emmanchure, on n’a jamais modifié cette longueur. Il n’y aura donc aucun soucis pour coudre ! La seule dimension qu’on a modifié, c’est la largeur de bras.

Afin de vérifier si on a bien tracé, les deux traits roses doivent avoir la même longueur. Bien évidemment, ils sont plus grands que les tracés initiaux. Ce que je te conseille, c’est de raccourcir ces traits, afin que le vêtement tombe comme prévu d’origine. Moi c’est ce que j’ai fait : j’ai tracé une parallèle à la ligne bleue, afin que le dessous de bras (tracé rose) de ma manche modifiée soit égale au dessous de bras de la manche d’origine. Pour cela, il suffit simplement de mesurer le dessous de bras de la manche d’origine, et de reporter la longueur sur le trait rose, à partir de l’aisselle !

Et voilà ! Maintenant tu sais comment augmenter la largeur d’une manche sans toucher à l’emmanchure ! 🙂

Je pense que cette méthode est aussi valable pour diminuer la largeur d’une manche.
Il suffit juste de faire les repères vers l’intérieur de la forme,
plutôt que vers l’extérieur !

tuto espadrilles diy

Des espadrilles uniques {TUTO}

Mes tutos

Les espadrilles, c’est LA chaussure que tout le monde porte dans le sud-ouest. Les femmes, les hommes, les enfants : tout le monde porte ça aux pieds ! En ville, en bord de mer,  version compensée, ou classique, uni, bicolore ou bariolée… Il y en a pour tous les gouts !
Les espadrilles, je ne connaissais pas plus que ça avant d’arriver dans la région. Avant, je portais ça pour traîner à la maison tu vois. C’était mes pantoufles en fait.  Alors quand j’ai vu qu’ici, les gens portaient ça dans la rue, je me suis dit que j’allais me fondre dans la masse, car je n’aimais pas trop les tong. ça fait mal entre les orteils… alors que les espadrilles ne m’ont jamais faites souffrir !

Et puis la semaine dernière, ma copine Pivoine et Paprika a parlé dans sa story  Instagram, qu’elle  refaisait une paire d’espadrille après en avoir vu une paire en liberty ! Et là, j’ai repensé à la paire d’espadrille de Monsieur, qu’on avait tant galéré à trouver (et pour cause : il chausse du 49 !) et dont le tissu s’était déchiré (me demande pas pourquoi ni comment….)

Alors j’ai refait les siennes, et aussi les miennes ! Eheh

En plus d’être hyper personnalisable, c’est super économique : il faut à peine 25 cm de tissu pour les faire. Tu vois : de quoi assortir chacune des tenues que tu couds, avec une paire de chaussure (pour utiliser les chutes hein !)

Tu veux voir comment ? Viens, je te montre par ici !

Le matériel

Pour faire ses espadrilles il faut :

  • une paire d’espadrilles (ahahaha ! sans déc !). On en trouve des basiques, pas chère (moins de 10€) dans tous les supermarchés à cette période de l’année.
  • un tissu extérieur (mon tissu alabama chéri et le tissu bleu avec les papillons)
  • un tissu de doublure (une toile de coton blanc basique)
  • du papier à patron (ou ce que tu utilises habituellement pour relever les patrons)
  • du fil de coton (assorti à tes tissus tant qu’à faire)
  • une grosse aiguille. Le mieux, ça reste une aiguille courbe.

materiel_espadrille

Pour faire mes espadrilles, ça ressemble à ça !

La démarche

1 Je commence par défaire tous les points de festons sur les espadrilles que je souhaite refaire. J’ai alors mes semelles séparées des pièces de tissus. Pour chaque paire j’ai deux pièces de tissus : un devant et un talon.

2 Je repasse une pièce de chaque pour bien les mettre à plat. Je laisse les ourlets pliés, et je viens tracer un demi contour pour chacune des pièces, sur mon papier à patron.

3 J’utilise ensuite un pistolet (ou un perroquet?) pour tracer de beaux arrondis. Car le trait que j’ai tracé sur le papier en faisant le tour des pièces en tissus n’est pas très net.

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4 Je trace une marge couture de 1cm tout autour (sauf sur le pli !) et je découpe mes 2 patrons.

5 Dans chaque tissu, je découpe 2 fois chacune des pièces. Dans le tissu extérieur j’ai donc 2 devants et 2 talons, et pareil dans la doublure. On n’oublie pas de mettre son patron au pli du tissu pour avoir la pièce complète !

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6 Je couds un devant en tissu extérieur avec un devant dans la doublure, en positionnant les tissus endroit contre endroit. Je laisse un espace ouvert, pour pouvoir tout retourner, une fois les arrondis crantés.

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Une fois retourné, voilà ce que j’ai obtenu !
Tu vois d’ailleurs, qu’on peut insérer un passepoil  pour décorer !

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7 Maintenant, je positionne les deux parties sur la semelle, et je maintiens le tout avec des épingles. Avec environ 1 épingle tous les centimètres, mon travail ressemble à une poupée Vaudou !

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8 L’avant dernière étape consiste à venir coudre au point de feston, sur tout le tour de la chaussure ! C’est une étape plus ou moins longue. en fonction de l’espacement de ton point de feston, de la qualité de ton aiguille, mais aussi… de la taille de ta chaussure ! Monsieur chaussant du 49 j’ai mis tout un après-midi à coudre les 2 espadrilles. Tandis que pour les miennes (du 38 pour info) en 1h30 c’était plié !

9 Et pour finir, il ne te reste plus qu’à enfiler tes espadrilles et à fixer les bords de la partie « talon » sur l’intérieur de la partie « devant ». Pour ça, j’ai enfiler mes espadrilles, et j’ai mis deux épingles à nourrice pour maintenir en place (attention de ne pas se piquer !) et j’ai fait des petits points à la main ! (j’ai retiré mes pieds des espadrilles quand même.. c’est plus pratique pour coudre)

 

Et voilà, il n’y a plus qu’à aller crâner avec ses nouvelles espadrilles
personnalisées et uniques !

pairerose

pairebleue

J’ai ajouté un petit détail sur les miennes, pour pas qu’on me les pique :

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Enfin je ne l’ai mis que sur la chaussure droite…
donc on peut toujours me voler la gauche….

 

 

tuto buste mannequin diy

Je fais mon buste de couture !

Mes tutos

Depuis plusieurs années déjà, je bave devant les jolis mannequins Stockman, la Rolls Royce du mannequin. Malgré différentes tailles disponibles, ces mannequins sont représentatifs d’une morphologie spécifique : une forte poitrine, une taille légèrement marquée, et un fessier… inexistant. Bref ! Tout mon contraire…

Je n’ai pas non plus le budget pour investir dans un mannequin réglable, ceux avec des molettes. Alors j’ai décidé de faire une méthode que j’avais déjà vu sur Pinterest et sur Youtube il y a quelques années : faire un moulage de mon buste.

C’est une méthode plutôt économique (moins de 35€) en comparaison d’un prix d’achat d’un mannequin. Il faut compter environ une journée pour le faire lorsque tu as tous les éléments.

Allez viens, je te montre comment j’ai fait !

Matériels

Alors pour pouvoir réaliser mon buste, j’ai utilisé :

  • du film étirable : j’en ai mis au niveau du cou pour éviter d’avoir du scotch à même la peau, et aussi au niveau des hanches/cuisses pour m’aider à fermer le mannequin (voir à la fin) – 1€
  • un t-shirt. Il sera découpé à la fin, alors mieux vaut ne pas prendre son t-shirt préféré
  • un sac poubelle, assez grand pour rentrer dedans à l’aise
  • 2 rouleaux de scotch de déménagement (le scotch marron qu’on a toute au fond d’un tiroir) pour faire les premières couches du buste – 2€
  • 2 rouleaux de scotch de réparation tissé (le scotch gris), pour faire la dernière couche – 10€
  • une bonne paire de ciseaux pour couper le buste à la fin
  • une pince pour attacher ses cheveux, si comme moi, tes cheveux sont plutôt longs

matériel

Il m’a fallut aussi de quoi faire un pied :

  • un tube en plastique de 40 mm (1m) – 2,90€
  • un tube en plastique de 32 mm (1m acheté pour utiliser 30cm) – 1,50€
  • un raccord en T pour diamètre de 40 mm – 3€

Et de quoi remplir mon mannequin :

  • de la mousse de rembourrage type flocons de mousse – (1,5kg) – 14€

J’ai aussi eu besoin d’un morceau de carton épais pour fermer le buste, ainsi que des feuilles de papier pour fermer le cou et les emmanchures.

Ah et aussi ! Il faut absolument demander de l’aide à quelqu’un (sa soeur, son frère, sa copine, son copain, sa mère, son père, sa cousine, son… bref t’as compris : une personne !). Il faut que ce soit une personne de confiance, car cette personne va devoir coller le scotch partout sur ton buste, ce qui signifie qu’elle sera amenée à te toucher la poitrine, les fesses etc.
Il faut aussi savoir que tu auras le souffle coupé vers la fin. Rien d’insurmontable ! Tu ne vas pas devoir faire de l’apnée ! Mais si tu as tendance a être claustrophobe, il va falloir avoir confiance en l’autre personne, le temps pour elle de poser les dernières bandes de scotch.

Moulage du buste

1 – Pour commencer, il faut mettre du film étirable au niveau de ton cou, pour pouvoir mouler la base de ton cou sans coller le scotch à même ta peau. Enfile ensuite le sac poubelle en faisant un trou pour la tête et deux pour tes bras. A cette étape, tu dois être vachement sexy, et ça ne fait que commencer….

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2 – Commence par poser une bande qui passe sous la poitrine, puis qui continue dans le dos. Je te conseille de faire ça en deux fois. Et dis à la personne qui t’aide de ne surtout pas tourner autour de toi en déroulant le scotch, tu n’es pas une palette qu’on emballe…

En partant du milieu de cette bande, on va réaliser le haut du buste. Pour ça, il faut poser le scotch sur le milieu de la bande sous poitrine, puis remonter vers les épaules. Pour « enrober » ta poitrine, et ainsi éviter de l’aplatir. ça fausserait le mannequin pour la suite….

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On  devient de plus en plus sexy, non ?

3 – Bande après bande, on continue de former le haut du buste, en croisant à chaque fois.  J’ai laissé volontairement « ouvert » le haut du buste devant pour me permettre de respirer plus facilement pour la suite. Je ne suis pas trop descendue sur les épaules perso…

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4 – Une fois que le buste est terminé, on s’attaque au bas ! Il faut maintenant poser des bandes horizontalement. Tu n’es toujours pas devenue une palette, donc il faut poser une bande pour le devant, une bande pour le dos, etc.  Attention ! Si comme moi, tu es assez cambrée, je te conseille de poser deux bandes dans le dos, en partant du centre. Sinon tu n’arriveras pas à reproduire ta cambrure : la bande de scotch sera tendue dans ton dos, et tu n’obtiendras pas ta cambrure sur le mannequin…

Il faut se sentir serrée, mais pas que ça t’empêche de respirer ! Si tu es trop serrée, c’est l’évanouissement assuré…. Mais il ne faut pas que tu puisses respirer à pleins poumons non plus ! Sinon le mannequin sera trop grand et tu ne pourras plus respirer… un juste milieu qu’il faut que tu trouves 😉

Ah aussi ! Tu remarqueras qu’avec les photos précédentes, on a ajouté du film étirable sur le bas. ça va être utile pour la fin, quand tu voudras fermer ton buste. Je te conseille de faire de même !

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Félicitation ! Tu viens de finir la première couche !
Et tu peux observer la jolie silhouette que ça te fait.

5 – Maintenant que tu as fait la première couche, c’est parti pour la deuxième couche. Les étapes sont identiques :

  • la bande sous poitrine
  • le haut du buste en posant les bandes en V
  • le bas du buste

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Normalement, tu dois juste poser sur les bandes précédentes. Tu ne dois pas serrer encore plus. Après deux couches, la respiration devient plus difficile. Tu n’as pas besoin de faire de l’apnée, hein ! Il faut juste que tu prennes de petites inspirations, et tout se passera bien.

6 – On va venir poser la dernière couche. Pour celle là, j’ai décidé d’utiliser du scotch de réparation tissé. J’avais lu sur différents blogs que le mannequin s’était détendu. En fait, sous l’action de la chaleur (parce que dedans, on sue !)  et de la pression (parce qu’on respire quand même) le scotch s’était déformé.  Ainsi, en utilisant un scotch tissé, ça va venir « bloquer » les dimensions. On aurait pu réaliser les 3 couches en scotch tissé, mais il est beaucoup plus épais, et aussi, plus cher…. A toi de voir !

En respectant toujours les mêmes étapes, on obtient notre buste presque terminé :

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Excusez ma tête de fille fatiguée : ça fait une heure et demie
que je suis en train de me faire scotcher, sans pouvoir respirer correctement…

7 – L’heure de la libération est venue (libérée, délivrée !) : il faut s’armer d’une bonne paire de ciseaux et découper le buste, dans le dos, en suivant la colonne vertébrale. Pour pouvoir recoller parfaitement le buste, j’ai fait faire des traits : je n’aurai plus qu’à les positionner face à face pour refermer correctement.

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Remplissage du buste

Maintenant voici arriver les étapes les moins fun, et les plus délicates aussi.

1 – Il faut commencer par refermer le buste à l’arrière. C’est là où les traits tracés deviennent utiles. Il faut les aligner pour refermer le buste correctement. Je commence donc par poser des morceaux de scotch horizontalement pour réunir les deux parties.

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Et ensuite je pose des morceaux verticalement pour renforcer le dos.

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Alors là ce n’est pas très joli. En plus le mannequin est maintenant un peu mou…

2 – Je commence par refermer les emmanchures. Pour cela, je pose une feuille de papier sur l’ouverture, et par transparence j’en trace le contour. Je coupe grossièrement autour, et je fais des crans. Je passe par l’intérieur du buste pour pouvoir le scotcher sur les bords de mon buste.

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C’est un peu délicat, et il vaut mieux être deux : l’un qui positionne le papier en ayant une main dans le buste et l’autre en dehors, et l’autre personne qui vient scotcher.

Pour faire le cou, je forme d’abord une « couronne » avec une bande de papier, que je viens mettre dans l’ouverture. Et ensuite je ferme avec la même technique.

Et j’obtiens quelque chose comme ça :

fermetures

3 – Je viens ensuite former mon squelette à l’aide des tubes en plastiques et du croisement en T. J’ai mis du scotch au centre du tube de 30 cm pour qu’il se « coince » dans le T et ne bouge plus.

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4 – Et maintenant, il ne te reste plus qu’à le remplir de flocons de mousse. N’hésites pas à tasser au fur et à mesure ! Et d’y ajouter le support de ton pied aussi ! J’ai mis le T au niveau de la carrure, pour apporter un peu de rigidité. Et essaye de le centrer mieux que moi, t’en qu’à faire. J’ai un peu merdé sur ce point là…

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Là encore, il vaut mieux être deux si tu ne veux pas que ton mannequin se retrouve tout écrabouillé (surtout le cou qu’on a formé en papier…)

4 – Là il va falloir utiliser le carton : dessines un cercle de 4 cm de diamètre au centre, et enlèves cette partie du carton, afin de pouvoir glisser le carton sur ton tube de plastique (ton support de buste). Ensuite, demandes à la personne qui t’aide, de soulever le plus haut possible le mannequin, afin que tu puisses dessiner le contour du bas de ton buste, en regardant pas dessous ! (désolée j’ai pas pris le temps de faire de photos….)

Découpes ensuite ta forme sur le carton, et ré-enfiles la sur le tube en plastique. C’est là que le film étirable devient bien utile : tu vas pouvoir tirer sur le film étirable afin de positionner le carton au bord de ton buste.

En scotchant tout autour ton carton sur ton buste, on ferme le mannequin !

Maintenant, tu peux le retourner sans faire tomber toute ta mousse !

Néanmoins, tu n’échapperas pas à  la corvée de nettoyage,
car des flocons, tu en auras mis partout ! Ahahaha !

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Et voilà tu as terminé ton buste de couture !

 

Effectivement, il lui manque un pied pour pouvoir être utilisé. Perso, je suis à la recherche d’un pied de mannequin couture. Tu sais, les jolis en bois,  légèrement travaillé… Le truc qu’on trouve pas facilement quoi !  Alors pour le moment, je dois poser mon buste contre un mur. Mais je ne désespère pas !

A toi de trouver ce que tu veux pour maintenir ton pied ! Qu’est ce que tu va utiliser ?

 

m.a.j du 24/04/2018 : j’ai trouvé un mannequin de couture à la brocante des quinconces, à Bordeaux. Avec un pied comme je voulais ❤ Il faut que je fasse encore quelques ajustements sur mon buste. Notamment couper le tube en plastique, et trouver un système de bague/vis pour maintenir le tube en place. Comme tu peux le voir, c’est pas très pratiques pour le moment !

 

Je mettrai les modifications ici !

tuto biais diy

Faire son propre biais

Mes tutos

Dans mon article sur la jupe Chardon, je t’ai dit que j’avais fait mon propre biais toute seule. Et je me suis dis que ça pourrait être sympa de te montrer comment j’avais fait. Mais surtout : comment j’avais calculé ! Faire 14 km de biais c’est cool. Mais savoir faire la bonne quantité, c’est quand même beaucoup mieux !

Le biais, kézako ?

Le biais, c’est un morceau de tissu que l’on a coupé dans… le biais du tissu ! Alors avec ça, t’en sais beaucoup plus…. Si tu as lu mon article sur le tissage, tu sais déjà qu’un tissu est constitué de fils de chaîne et de fils de trame. Et si tu ne l’avais pas lu, beh maintenant tu le sais !

biais_schéma

Eh bien pour faire du biais, la bande de tissu est coupée en formant un angle de 45°. (Par rapport à la trame, ou par rapport à la lisière, peu importe : on obtiendra la même chose).
Pourquoi est ce qu’on viendrait couper une bande dans la diagonale du tissu ? Tout simplement car c’est là où le tissu est le plus extensible. Ainsi, pour poser du biais dans des arrondis, se sera beaucoup plus simple ! Et si tu ne me crois pas, je te propose de faire le test suivant :

  • étire ton tissu dans le sens de la trame
  • étire ton tissu dans le sens de la lisière
  • étire ton tissu dans le sens du biais

Tu ressentiras que ton tissu est plus extensible dans le sens du biais !

Calculer son biais

Bon c’est pas tout, mais comment on fait pour couper son biais ? On va pas couper 36 000 bandes qu’on va assembler quand même ?! Beh non ! Il va juste nous falloir couper un carré. Mais pour savoir les dimensions de ce carré, il te faut 2 informations :

  • la largeur de ton biais
  • la longueur de ton biais

Pour la largeur de ton biais, tout dépend de ton appareil à biais. Moi je n’en ai qu’un, donc je ne peux faire qu’une seule largeur de biais : 12,5 mm. Mais il existe d’autres largeur de biais. Regarde sur ton appareil, c’est écrit ! Il faut retenir que la largeur indiquée est souvent la largeur du biais plié. C’est à dire tel qu’il apparaîtra lorsque tu l’auras cousu. Il faudra donc penser à multiplier par 4 cette largeur.

Pour la longueur de ton biais, là c’est hyper simple : ça dépend du métrage dont tu as besoin pour ton ouvrage. C’est écrit dans ton patron, au niveau des fournitures !

Dans mon cas :

  • ma largeur : 12,5 mm x 4 = 50 mm soit 5 cm
  • ma longueur : 2 m soit 200 cm

Maintenant on va déterminer le carré nécessaire à l’obtention de 2 mètres de biais d’une largeur de 5 cm.

Pour ça, il suffit de multiplier la longueur par la largeur : 200 cm x 5 cm = 1 000 cm2. Il te faut découper un carré dont la surface est de 1 000 cm2. Pour avoir le côté du carré à tracer, il te suffit d’extraire la racine de cette valeur.

Soit : √(1000) = 31,62… cm

Donc pour obtenir 2m de biais d’une largeur (à plat!) de 5 cm, il faut utiliser un carré de 32 cm environ. J’avais une chute qui me permettait de faire un carré de 35 cm, alors je l’ai utilisé à fond !

Pour faire simplement, note dans un coin de ton atelier la formule suivante :

côté du carré = √(longueur du biais nécessaire X largeur de mon biais à plat)

C’est pas tout d’avoir calculé… Maintenant il faut se mettre au boulot !

Faire son biais

Alors on va commencer doucement en traçant le carré sur l’envers de notre tissu, et on va tracer la diagonale de notre carré.

tracé_carré.jpg

Sisi c’est bien un carré. C’est mon angle de prise de vue qui n’était pas optimal…

On vient ensuite couper sur cette diagonale

triangle.jpg

… et coudre nos deux triangles endroit contre endroit.

couture_biais_1.jpg

Il faut superposer deux petits côtés 😉

On ouvre la couture en repassant. On n’hésite pas à passer plusieurs fois, sur l’endroit et sur l’envers, pour que ça ne bouge pas. Car on va venir faire des tracés ensuite.

couture_fer.jpg

Et maintenant, on vient simplement tracer notre futur biais à plat : donc on va faire des traits espacés de la largeur du biais : 5cm ! Les traits doivent se faire parallèlement à la diagonale du carré ! Eh oui, sinon on n’aura pas un biais…

regle_biais.jpg

Moi j’utilise une règle a patchwork. C’est plus facile pour tracer des grandes longueur à équidistances les unes des autres !

regle_biais_2.jpg

Bon maintenant, c’est la partie hyper relou de la fabrication de son biais : il faut former un tube. Jusque là ça va. Mais il faut décaler d’une bande ! Tout en alignant les traits que l’on a tracé !!

tube_biais

Oui tu vois, dis comme ça, ça parait simple. Sauf qu’en vrai, c’est beaucoup moins marrant….

Malheureusement, je n’ai pas de technique miracle… Alors il va falloir prendre son mal en patience et épingler minutieusement. Une fois que t’as bien galéré à assembler correctement ton tissu, et que tu as cousu ton tube, il faut couper sur les traits que tu as tracé ! C’est pour ça qu’il fallait bien placer le tissu lors de la formation du tube 😉

Et maintenant, l’étape du fer à repasser ! C’est là qu’il faut dégainer son appareil à biais pour le plier plus facilement :

fer_biais

Alors comme tu peux le voir, moi j’aime vivre dangereusement ! Donc j’ai mes doigts à 3 cm (à peine !) du fer à repasser, pour qu’il se place correctement en sortie de l’appareil avant de passer sous le fer ! Ma petite astuce c’est d’enrouler le biais sur lui même au fur et à mesure que je le repasse, pour qu’il prenne le pli.

Avec un peu de patience, on finit par repasser tout son biais et… tadaaaaaaam !

biais

Maintenant, tu peux utiliser ton propre biais sur tes créations ! Encolure, emmanchure, ourlet, intérieur de vêtement gansé, à toi de choisir comment tu veux utiliser ton biais !

J’espère que ce pas-à-pas t’auras aidé à faire ton propre biais !

 

 

 

jupe chardon deer and doe

Une jupe Chardon

Pour les femmes

Je reprends mon rythme de publication avec une cousette spéciale. C’est une jupe chardon que j’ai réalisé pour l’anniversaire de mon amie. D’une très bonne amie. De ma bff quoi ! #tropdelove

Je ne sais si ça t’es déjà arrivé(e) (en tout cas, je le souhaite à tout le monde !), mais parfois on fait des rencontres qui marquent une vie. Eh bien A. et moi, c’est exactement çà. On ne s’est pas rencontrée à l’école comme tout le monde. Nous, on s’est rencontré plus tard, dans l’orchestre municipal : voisines de pupitre. C’est notre passion commune pour la musique, la transmission du savoir aux plus jeunes (oui j’ai donné des cours de musique !) qui nous a rapproché. C’était il y a plus de 10 ans, et on ne s’est plus quitté.
Enfin, jusqu’à ce que je déménage à 800km…

Malgré cette distance journalière, je voulais fêter dignement les 20 années (+10 ans d’expérience) de cette fille en or, il me fallait lui trouver LE cadeau.

LE cadeau à la hauteur de notre amitié
LE cadeau unique.
LE cadeau sur mesure en fait !

Quoi de mieux qu’un vêtement sur-mesure ?
Personnalisée jusqu’au bout, unique !

C’est là que j’ai choisi le modèle Chardon de Deer and Doe !

Et quel tissu pour cette jupe ? Un joli tissu à fleurs de chez ma petite mercerie. Une gabardine satinée, 100% polyester. Un plaisir pour les yeux, et un toucher extrêmement soyeux (normal, c’est un satin). J’espère qu’au porter elle le sera tout autant !

tissus.jpg

Lorsque j’ai reçu le tissu, j’appréhendais la découpe des pièces à cause de l’imprimé en diagonales des fleurs… Mais finalement, je te laisse voir par toi même !

Découpes des pièces

Il n’y a pas beaucoup de pièces à découper pour faire la chardon :

  • un devant
  • deux dos
  • 4 fonds de poches
  • deux parementures dos à thermocoller
  • une parementure devant à thermocoller
  • 6 passants de ceinture

Ma petite astuce pour les pièces à thermocoller : je découpe d’abord mon thermocollant, que je colle sur mon tissu, et ensuite je coupe mon tissu (ici la gabardine satinée) tout autour du thermocollant. Avec cette façon de faire, pas de problème de décalage entre les pièces à thermocoller et le thermocollant ! (c’est peut être bête, mais moi avant, quand j’étais encore un bébé en couture, je découpais mon thermocollant d’un côté et mon tissu à thermocoller de l’autre. Et forcément, j’avais toujours un décalage au moment d’assembler les deux….)

thermocollant.jpg

Tu vois, ça ne fait pas énormément de pièces au final. C’est plutôt rapide à découper.

decoupes_tissus.jpg

Même si j’ai fait un ajustement de la longueur de la jupe, j’ai du prendre 45 minutes pour recopier le patron et découper mes pièces.

berlioz.jpgOui 45 minutes, parce que j’ai un chat apprenti couturier qui adore s’allonger comme une crêpe sur les tissus que je suis en train d’utiliser….
Je ne suis pas la seule hein, rassurez-moi ?!

Assemblage

Le niveau de difficulté de cette jupe est de 2/5, soit débutant chez Deer and Doe. Et effectivement, le montage est vraiment très simple ! J’ai surfilé toutes mes pièces avant de coudre, histoire d’avoir des finitions intérieures parfaites !

plis_interieur

Et pour rendre ce vêtement unique, j’ai même fait mon propre biais pour l’ourlet du bas de la jupe. J’ai réalisé mon biais dans la gabardine utilisée pour faire la jupe ! Sisisi regarde :

biais.jpg

C’était une première pour moi ! Bon il est vrai que je me suis légèrement brûlée le doigt en repassant à la sortie de l’appareil à biais, mais j’ai réussi quand même !

 

Mon avis sur la jupe chardon

Concernant la réalisation de la jupe je n’ai rien à redire. Les explications sont toujours très claires, et les schémas très bien illustrés. J’ai eu un doute à un moment, concernant les surpiqures des plis (à faire sur 8 cm ou pas ?). Je remercie d’ailleurs toutes celles qui ont répondu à mon appel !

plis_chardon.jpg

Alors pour toutes celles qui m’ont aidé : j’ai opté pour la version « je surpique sur 8 cm »

Même si elle ne m’est pas destinée, j’aime beaucoup la présence des poches, qui sont cachées dans les coutures des côtés.

poches.jpg

Pour ne pas oublier le côté unique du « c’est moi qui l’ai fait« , j’ai bien sûr cousu une de mes étiquettes :

etiquette.jpg

Voici la jolie jupe chardon sur son cintre :

jupe_chardon.jpg

Et très bientôt, j’ajouterai les photos de la jupe portée !
Oui, parce qu’il faut attendre qu’il fasse beau dans le nord pour faire de jolies photos  😘 (#ClichéGratuit)

Un portefeuille garde-ordonnance

Mes tutos

On ne va pas se mentir, les portefeuilles garde-ordonnances fournis par nos pharmacies, ne sont pas ce qu’il y a de plus jolis. Un peu comme le protège chéquier de nos banques quoi….

J’en avais un peu marre d’avoir ce portefeuille en plastique vert flashy dans mon sac, alors j’ai décidé de m’en faire un. Oui comme ça, sur un coup de tête !

Pour ce premier essai, j’ai fait simplement : j’ai mesuré la taille que faisais le mien, afin de le refaire à l’identique, mais en plus joli évidemment !

Et comme je suis sympa, tu pourras te faire le même à l’identique en suivant mon tuto ! Il faut que tu saches que fini, il ressemblera à ça, avec 3 volets :

mesures.png

La découpe des différentes parties

Toutes les dimensions que je vais te donner comprennent les marges de coutures, qui seront de 1cm. Alors tu n’as pas à te prendre la tête : tu découpes, et tu ne te poses pas de questions. Enfin si… Il faut que tu te questionnes sur quels tissus tu vas utiliser. Oui je sais c’est pas le plus facile…..

Pour l’extérieur :

  • un grand rectangle de 18 x 25,5 cm, on va l’appeler A. Pour moi, c’est le rectangle en liège
  • du biais, du ruban, du passepoil, d’autres tissus ou des appliqués si tu veux décorer l’extérieur

Pour l’intérieur :

  • un grand rectangle de 18 x 25,5 cm, on va l’appeler B. Pour moi, c’est le grand rectangle avec les ananas, pour le fond du portefeuille.
  • deux petits rectangles de 15 x 25,5 cm, on va les appeler C1 et C2.  Pour moi, ce sont les deux petits rectangle avec les ananas, pour le volet des ordonnances.
  • un petit rectangle de 9 x 25,5 cm, on va l’appeler D. Pour moi, c’est le cristal à paillettes, pour les volets de la carte vitale et de l’attestation de mutuelle !
  • environ 25 cm de passepoil
  • un peu de ruban adhésif de peintre, ou du masking tape. Tu comprendras en lisant

En avant pour la couture

1 Je commence par coudre mon passepoil sur le rectangle C1. Pour cela, je place mon passepoil le long du plus grand côté, de manière à ce que la couture se situe à 1cm du bord du tissu. Je couds avec mon pied spécial passepoil. Si tu n’en as pas, pas de panique ! Tu peux aussi utiliser celui pour la pose de fermeture standard.

passepoil1.png

2 Je positionne l’endroit du tissu C2 contre l’endroit du tissu C1, et je couds à 1cm du bord, toujours avec mon pied spécial passepoil, sur la couture que je viens juste de faire. Je repasse ensuite, et je retourne mon travail. Tadam ! Le premier volet est terminé ! Ohlala c’était trop dur….

passepoil2.png

3 Je viens mettre mon rectangle D (le cristal à paillettes !!!!!!) sur le bas du panneau C que l’on vient juste de coudre. Donc à l’opposé du passepoil. Il va falloir faire la couture permettant d’avoir les deux poches (pour la carte vitale et l’attestation de mutuelle). Mais je ne peux pas maintenir le tissu avec des épingles, sinon je vais faire des trous dans le cristal. Alors petite astuce : on pose un morceau de scotch ! Et pour pouvoir tracer la ligne de couture, j’utilise du scotch pour peinture, il permet d’écrire dessus sans peine. Donc, je positionne mon scotch a environ 7 cm du bord droit. Et a exactement 7,5 cm du bord droit, je trace un trait au stylo : c’est sur ce trait que je viens faire ma couture. Uniquement sur le papier cristal. Et ensuite, je retire le scotch.

coutureCristal.png

 

4 Je positionne maintenant l’ensemble de ce que je viens de coudre (le C passepoilé + le D) sur le rectangle B, comme ils doivent être à la fin. Et je viens faire une couture de maintien sur les 3 côtés, à 0,5 cm du bord. L’intérieur du protège ordonnance est maintenant terminé.

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5 Si tu veux personnaliser l’extérieur de ton protège ordonnance, alors c’est à toi de jouer. Après il sera trop tard. Tu peux mettre un appliqué, former l’extérieur avec plusieurs tissus et du passepoil, etc. Garde juste en tête qu’il y aura 1 cm de marge couture tout autour. Moi j’ai simplement cousu une étiquette Couture & Paillettes.

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6 C’est bientôt terminé ! Il suffit maintenant de mettre l’endroit du panneau A contre l’endroit du panneau intérieur (celui que tu as fini à l’étape 4), et de faire une couture sur tout le tour, à 1cm. N’oublie pas de laisser une ouverture pour retourner ton travail à la fin ! Et si tu veux fermer ton protège ordonnance avec un lien à nouer, il faut que tu le place dans cette dernière couture.

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7 Et maintenant, je crante les coins et je dégarnis les coutures pour que les bords et les coins soient plus jolis une fois terminé.

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Je retourne ensuite mon travail par l’ouverture laissée ! Avant d’admirer mon joli protège ordonnance, je ferme l’ouverture par une couture à la main. Et pour lui donner la bonne forme, je n’hésite pas utiliser mon fer. Mais ATTENTION si tu as utilisé du simili ou comme moi, du papier cristal : ça fond ! Alors je place un tissu en coton entre la semelle du fer et le simili. J’y vais doucement avec la température du fer, et j’évite la vapeur (ça ramollit trop le cristal). Fais un test avant, c’est plus sûr 😉

Et voilà mon protège-ordonnance terminé, et rempli !

intFin.png

extFin

 

Merci de me laisser un petit commentaire, ou un lien vers ton blog si tu utilises mon patron !
Je serais ravie de voir vos créations !

 

 

 

 

Des chaussettes de Noël

Les accessoires

On connaît toutes et tous cette tradition qui est de suspendre une chaussette de Noël près de la cheminée. Et pour ceux qui n’ont pas de cheminée, ils mettent une paire de chaussons au pieds du sapin. En tout cas, moi, c’est ce que je faisais en étant petite 😉

Mais… tu sais d’où vient cette tradition ? Parce que moi, non. Alors j’ai fait quelques petites recherches…

Une très vieille histoire

L’histoire commence en Asie Mineure. Un enfant du nom de Nicolas, né en 280 après Jésus Christ à Pataras (et non patatras !)  en Lycie, fait partie d’une riche famille. Suite au décès de ses parents, le jeune noble décide de vouer sa vie ainsi que toute sa fortune aux plus démunis. Aider son prochain est la quête qu’il mène durant sa vie. Devenu prêtre chrétien, puis évêque de Myra, ce fervent disciple de Dieu s’occupe particulièrement des enfants en leur offrant de nombreux cadeaux. Il se fait rapidement appeler « Le donateur de cadeaux de Myra« . Sa réputation le précède et son nom résonne dans le pays tout entier ! Mais cette notoriété le dépasse… L’homme est discret et il n’a pas l’habitude d’attirer autant l’attention sur lui. Il préfère aider les autres lorsque la lune se lève, là où personne ne peut le reconnaître ou le voir dans la pénombre de la nuit. Ainsi, il donne aux enfants démunis des présents à la seule condition qu’ils soient endormis. Eh oui, il ne faudrait pas qu’il se fasse reconnaître !

Son identité préservée, Nicolas peut continuer ses bonnes actions ! L’Histoire raconte qu’un paysan perdit sa femme et se retrouva à la charge de ses trois filles. Travaillant durement dans les champs, ses filles se sont très vite occupées de toutes les taches domestiques du foyer.  Lorsque ses filles devinrent plus matures, le père fut désespéré de voir qu’il ne pourrait pas les marier avec un homme bien, car il n’était pas en mesure de payer les dotes…

Notre donateur de cadeaux de Myra eu vent de cette histoire et se dirigea une nuit chez le paysan. Une fois les filles endormies, il s’approcha de la fenêtre et vit des chaussettes à sa portée, que les filles faisaient sécher au coin de la cheminée. Il mit délicatement un sac d’or dans l’un des bas. Il revient la nuit suivante, pour en faire de même avec le deuxième bas. Le paysan heureux et surpris à la fois, décida d’attendre son bienfaiteur la troisième nuit. Nicolas arriva avec ce qui devait être la dote pour la troisième fille et lorsqu’il fut près de la maison le paysan le reconnu et se mis à genoux pour lui exprimer toute sa gratitude.

C’est donc de cette histoire que vient la légende de… Saint Nicolas ! Cette légende serait alors à l’origine de notre tradition des chaussettes de Noël suspendues à nos cheminées (ou au pied du sapin) : aujourd’hui encore nous avons pour coutume de déposer des chaussettes (ou des chaussons) en espérant qu’un homme viendrait y déposer de quoi nous rendre heureux.

Mes chaussettes de Noël 

Du coup, tu l’auras compris : j’ai cousu des chaussettes de Noël ! Mais pas toute seule, et pas pour n’importe qui. C’est avec ma copine Mélissa qu’on a décidé de coudre ces chaussettes, à l’attention de tous nos collègues de boulot. Oui on a décidé d’être généreuses cette année ! En même temps, nous ne sommes pas un très gros effectif, alors c’est dans nos cordes !   On a profité d’une journée shopping de tissus, pour se rendre chez Toto tissus, à Bordeaux. Et nous avons choisi ces 3 tissus de Noël  :

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Concernant le patron, j’avais trouvé ce schéma sur Pinterest, mais sans rien d’autres. Pas de tuto, pas d’explication de montage, juste cette image…

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J’ai alors refait le dessin sur Inkscape, car l’agrandissement rendait les lignes très floues. Autant te dire que pour la précision, on repassera…. 

Donc une fois mon dessin refait, et imprimé, on s’est mise à découper et à assembler !
On a décidé de doubler les chaussettes pour qu’elles soient plus jolies. Et en plus, comme ça, on pouvait mettre de la ouate de rembourrage dans la pointe, afin qu’elle se tienne bien comme il faut !

En avant les photos !

bottes

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J’ai prise ces photos alors que je n’avais pas encore reçu les grelots. Depuis, nous avons offert les chaussettes ! Et oublié de prendre une photo de l’ensemble….

Mais j’ai quand même cette photo :

grelots

Et toi, tu as cousu des chaussettes de Noël aussi ???

Coudre une cape, cap ou pas cap ?

Pour les enfants

CAP !

 

J’ai découvert, 15 ans après tout le monde je l’avoue, le patron de la cape enfant de la créatrice Vanessa Pouzet.  Pour vous dire la vérité, une amie à moi l’a cousu pour sa fille, et j’ai trouvé le modèle tellement adorable, que j’ai eu envie de le coudre moi aussi, mais pour ma filleule ! Après tout, je suis une marraine qui déchire !

Je me suis donc mise à la recherche des tissus pour réaliser cette cape ! Je la souhaitais assez chic. Un peu à la Blair Warldof, tu vois ? J’avais dans mon stock de tissu, un lainage Chanel, trop joli (normal c’est un Chanel !). Mais après réflexion, des motifs carrés sur une coupe arrondie… Hum… pas certaine que le résultat soit à la hauteur de mes espérances. Pas grave ! J’ai rangé cette étoffe, et j’ai regardé un peu ce que je pourrais utiliser d’autres.

J’ai choisi un joli caban noir sur le site des coupons Saint Pierre. Il est tellement doux… et chaud aussi ! Parfait pour en faire un manteau !

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Pour la doublure, j’ai acheté ce tissu au Comptoir du Tissus , à Saint Médard en Jalles. L’extérieur étant très sobre, j’ai décidé de mettre un tissu de doublure plutôt coloré ! Je pense que pour ce coup là, j’assume très bien le nom de mon blog. Tu as vu toutes ces paillettes ?! 

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Jusque là, le style Blair Warldof n’est pas très très présent, je te l’accorde. Mais attend de voir quel bouton j’ai choisi d’utiliser…

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Alors ?! Y a pas une petite touche de Warldof maintenant ? 

Il y a deux tailles disponibles (3-6 ans et 7-12ans) dans la version enfant. Ce que j’aime dans ce patron, c’est qu’il est assez modulable. On peut le faire plusieurs fois, dans une multitude de tissus, et obtenir à chaque fois un style très différent ! Voici toutes les options qu’il y a, avec en gras, celles choisies !

  • le devant de la cape peut être droit ou arrondi
  • la capuche peut être fixe, amovible ou totalement absente
  • on peut y ajouter un col claudine un col droit (chicos), ou pas de col du tout !
  • on peut poser des pressions pour former des manches, que l’on retrousse pour laisser apparaître la doublure
  • on peut fermer par un ruban noué, un joli bouton ou des pressions

Je te l’accorde, la touche Blair Warldof, c’est plutôt un ruban noué. Mais pour une petite fille, ce n’est pas ce qui est le plus simple pour s’habiller le matin. Alors oui, elle connaît l’histoire du lièvre qui tourne autour de l’arbre, qui voit un trou et qui rentre dedans blablabla. Mais j’ai préféré mettre un joli bouton bijoux à la place. Et quand elle sera plus grande, je lui en ferai une autre avec un ruban cette fois ! NA !

Pour ce qui est des explications, elles sont claires, et pleines d’humour (un peu comme moi quoi… humhum…). Il y a aussi des schémas, qui rendent le montage de la cape vraiment facile.

Petite précision : si tu fais la cape avec la capuche, il ne faut pas oublier de couper le rectangle dans le biais. C’est indiqué sur le patron bien sûr, mais il n’y a pas de pièce patronnée. C’est pour ça que je me permet de le dire. Si jamais tu oublies de couper ce rectangle, tu t’en rendras comptes bien assez tôt : ta capuche aura une drôle de tête !

Tout s’est très bien passé, ou presque… Parce que j’ai galéré à épingler la doublure correctement sur le pourtour de la cape. Je m’y suis reprise à 3 fois… Oui bon bah ça va ! c’est pas facile d’épingler toute cette quantité de tissu quand tu n’as pas une table assez grande, et un chat qui a tendance à se venir se coucher là où tu travailles. Toi même tu sais, n’est-ce pas ?

Après tout ce blabla (félicitations si tu as lu jusque là !) voici la cape !

Tout d’abord , première façon de la porter : sans la capuche.

cape

En option, on peut utiliser les pressions pour former des manches ! On retrousse alors le bas de la cape, afin de laisser apparaître la doublure. C’est plus pratique pour tenir la main de ses parents quand même…

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Pour fixer la capuche amovible, j’ai fait des boutonnières avec un élastique rond.

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Et j’ai utilisé ces petits boutons en bois en forme de coeur. Ces boutons sont cousus sous le col claudine de la cape, et permettent de venir y fixer la capuche.

boutoncapuche

Et voici la deuxième façon de porter la cape : avec sa capuche. Le truc des pressions pour former les manches, ça reste valable aussi !

capecapuche

J’ai choisi de fermer la cape par un énorme bouton !

boutonbijou

C’est tout pour le moment, en ce qui concerne les photos ! J’en ajouterai bientôt, quand la propriétaire aura reçu et porté sa jolie cape !

En tout cas, j’espère qu’elle lui plaira ! 💞 Réponse dans quelques jours….

XOXO

Gossip Girl