jupe chardon deer and doe

Une jupe Chardon

Pour les femmes

Je reprends mon rythme de publication avec une cousette spéciale. C’est une jupe chardon que j’ai réalisé pour l’anniversaire de mon amie. D’une très bonne amie. De ma bff quoi ! #tropdelove

Je ne sais si ça t’es déjà arrivé(e) (en tout cas, je le souhaite à tout le monde !), mais parfois on fait des rencontres qui marquent une vie. Eh bien A. et moi, c’est exactement çà. On ne s’est pas rencontrée à l’école comme tout le monde. Nous, on s’est rencontré plus tard, dans l’orchestre municipal : voisines de pupitre. C’est notre passion commune pour la musique, la transmission du savoir aux plus jeunes (oui j’ai donné des cours de musique !) qui nous a rapproché. C’était il y a plus de 10 ans, et on ne s’est plus quitté.
Enfin, jusqu’à ce que je déménage à 800km…

Malgré cette distance journalière, je voulais fêter dignement les 20 années (+10 ans d’expérience) de cette fille en or, il me fallait lui trouver LE cadeau.

LE cadeau à la hauteur de notre amitié
LE cadeau unique.
LE cadeau sur mesure en fait !

Quoi de mieux qu’un vêtement sur-mesure ?
Personnalisée jusqu’au bout, unique !

C’est là que j’ai choisi le modèle Chardon de Deer and Doe !

Et quel tissu pour cette jupe ? Un joli tissu à fleurs de chez ma petite mercerie. Une gabardine satinée, 100% polyester. Un plaisir pour les yeux, et un toucher extrêmement soyeux (normal, c’est un satin). J’espère qu’au porter elle le sera tout autant !

tissus.jpg

Lorsque j’ai reçu le tissu, j’appréhendais la découpe des pièces à cause de l’imprimé en diagonales des fleurs… Mais finalement, je te laisse voir par toi même !

Découpes des pièces

Il n’y a pas beaucoup de pièces à découper pour faire la chardon :

  • un devant
  • deux dos
  • 4 fonds de poches
  • deux parementures dos à thermocoller
  • une parementure devant à thermocoller
  • 6 passants de ceinture

Ma petite astuce pour les pièces à thermocoller : je découpe d’abord mon thermocollant, que je colle sur mon tissu, et ensuite je coupe mon tissu (ici la gabardine satinée) tout autour du thermocollant. Avec cette façon de faire, pas de problème de décalage entre les pièces à thermocoller et le thermocollant ! (c’est peut être bête, mais moi avant, quand j’étais encore un bébé en couture, je découpais mon thermocollant d’un côté et mon tissu à thermocoller de l’autre. Et forcément, j’avais toujours un décalage au moment d’assembler les deux….)

thermocollant.jpg

Tu vois, ça ne fait pas énormément de pièces au final. C’est plutôt rapide à découper.

decoupes_tissus.jpg

Même si j’ai fait un ajustement de la longueur de la jupe, j’ai du prendre 45 minutes pour recopier le patron et découper mes pièces.

berlioz.jpgOui 45 minutes, parce que j’ai un chat apprenti couturier qui adore s’allonger comme une crêpe sur les tissus que je suis en train d’utiliser….
Je ne suis pas la seule hein, rassurez-moi ?!

Assemblage

Le niveau de difficulté de cette jupe est de 2/5, soit débutant chez Deer and Doe. Et effectivement, le montage est vraiment très simple ! J’ai surfilé toutes mes pièces avant de coudre, histoire d’avoir des finitions intérieures parfaites !

plis_interieur

Et pour rendre ce vêtement unique, j’ai même fait mon propre biais pour l’ourlet du bas de la jupe. J’ai réalisé mon biais dans la gabardine utilisée pour faire la jupe ! Sisisi regarde :

biais.jpg

C’était une première pour moi ! Bon il est vrai que je me suis légèrement brûlée le doigt en repassant à la sortie de l’appareil à biais, mais j’ai réussi quand même !

 

Mon avis sur la jupe chardon

Concernant la réalisation de la jupe je n’ai rien à redire. Les explications sont toujours très claires, et les schémas très bien illustrés. J’ai eu un doute à un moment, concernant les surpiqures des plis (à faire sur 8 cm ou pas ?). Je remercie d’ailleurs toutes celles qui ont répondu à mon appel !

plis_chardon.jpg

Alors pour toutes celles qui m’ont aidé : j’ai opté pour la version « je surpique sur 8 cm »

Même si elle ne m’est pas destinée, j’aime beaucoup la présence des poches, qui sont cachées dans les coutures des côtés.

poches.jpg

Pour ne pas oublier le côté unique du « c’est moi qui l’ai fait« , j’ai bien sûr cousu une de mes étiquettes :

etiquette.jpg

Voici la jolie jupe chardon sur son cintre :

jupe_chardon.jpg

Et très bientôt, j’ajouterai les photos de la jupe portée !
Oui, parce qu’il faut attendre qu’il fasse beau dans le nord pour faire de jolies photos  😘 (#ClichéGratuit)

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portefeuille Jules les tutos de viny

Jules, mon nouveau compagnon

Les accessoires

Non non non, je n’ai pas échangé mon Zébulon contre un nouveau Jules ! Jules, c’est le dernier patron réalisé par la talentueuse Viny diy, du blog e-mercerie.

Alors Jules, il est vraiment pratique. Déjà, il peut emmener 9 cartes de fidélités. Tu peux facilement y mettre la carte fidélité de ton magasin de tissus préféré, ainsi que des boutiques de fringues que tu fréquentes (si tu y vas encore). Sinon, tu peux mettre celles des grandes parfumeries ou des magasins de chaussures ! Bref, il y a de la place, tu l’as compris ! En plus de ça, il possède 2 grandes poches zippées séparées, et il peut même y glisser 1 chéquier à condition qu’il soit « à la française » (c’est à dire les agrafes sur le grand côté). Attention, si tu as un chéquier à l’italienne, alors il ne rentrera pas !

J’ai eu l’occasion de faire partie du petit groupe de testeuses. J’ai pu coudre avant tout le monde ce portefeuille ! Et c’est avec plaisir que je te présente ce modèle vachement sympathique.

portefeuille_jules

Découpes des pièces

Le nombre de pièces à découper pour réaliser ce portefeuille n’est pas si élevé que ça ! Enfin, il te faudra quand même :

  • une pièce pour l’extérieur (moi c’est le liège)
  • une pièce pour l’intérieur (moi c’est mon simili cuivré)
  • deux pièces pour l’intérieur des poches zippées (j’ai utilisé un coton avec des ananas dessus)
  • 3 pièces pour réaliser les emplacements des cartes (c’est encore mon simili cuivré)
  • un peu de tissu cristal pour faire un emplacement de carte transparent (le mien, je l’ai choisi à paillettes !!)
  • deux fermetures éclairs
  • deux pressions pour maintenir le portefeuille fermé

Je te conseille de respecter les indications de Viny concernant le choix des matières. Surtout si tu as une machine d’entrée de gamme.

epaisseurs

Là, ça commence à faire beaucoup d’épaisseurs… et c’est pas fini !

Moi je ne l’ai pas respecté (#têtue) et je n’ai utilisé que du simili alors qu’elle préconisait l’utilisation de coton pour les emplacements des cartes. Forcément avec toutes ces épaisseurs, il est arrivé ce qu’il devait arriver ! A un moment du montage, je n’ai pas pu faire un repli… Mais pas de panique ! Je m’en suis sortie en utilisant un biais et un morceau de doublure ananas, afin de « créer » un nouvel emplacement dans le portefeuille. J’y range les tickets de carte bleues (afin qu’ils ne trainent plus au fond de mon sac, tmtc).

poche_jules

Si ça t’intéresse de savoir comment faire cette mini modification, laisse-moi en commentaire ! Et je verrai ce que je peux faire 🙂

Assemblage

Comme je te l’ai dit écrit plus haut, j’ai fait partie des testeuses. Donc, évidemment que les explications sont claires ! Si elles ne l’étaient pas, on n’aurait jamais pu le coudre, ce joli portefeuille. Et puis clairement, on aurait servi à rien si le tuto était brouillon !
Chaque étape du montage est détaillée avec des photos claires, donc aucune question à se poser. Il suffit de suivre simplement les étapes, et on arrive au résultat facilement. Compte une journée pour le réaliser. Même s’il n’est pas compliqué à coudre, il y a beaucoup d’étapes pour y arriver.

detail_jules_1

Je crois bien que c’est la seule photo qui rend vraiment hommage
à la couleur de ce simili aux reflets cuivrés ❤
D’ailleurs, le simili vient du comptoir du tissu !

Mon avis

Mon retour va être simple : c’est un portefeuille que j’apprécie réellement, et qui diffère de ceux qu’on trouve d’habitude (en tuto couture). Ce que j’aime le plus, c’est le pliage final asymétrique qui lui donne un côté original. Même si j’ai fait une erreur dans mes choix de tissus, je m’en suis sortie avec une petite modification, qui rend tout a fait utilisable mon portefeuille !
Honnêtement, je pense que ce modèle va faire partie de ma to-sew list pour Noël prochain. J’annonce donc d’ores et déjà :

>> Merci de surjouer la surprise lorsque vous ouvrirez vos cadeaux ! <<

Et en attendant Noël (oui parce qu’on en est encore loin, hein !), voici encore d’autres photos de mon Jules :

portefeuille_jules_3

portefeuille_jules_2.jpg

Et voilà les autres versions des testeuses :

La version de Titelletit :

Jules_titelle

La version de Cococinelle :

Jules_coccinelle

La version de Fiona :

Jules_Fiona

La version de les korrigans :

Jules_korrigans.png

Et voilà ! J’espère que tu as trouvé nos versions sympas, et peut-être même qu’on t’a donné envie de te coudre un Jules 😉

Du coup, si c’est le cas, tu n’as plus qu’à cliquer ICI!

Un chèche tout doux !

Les accessoires

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un des cadeaux que j’ai offert à Noël : un chèche !
Je suis honnête, et je dois vous avouer que je n’ai rien inventé. Car j’ai vu fleurir par-ci, par là plein de chèche sur la blogosphère couture. Avec ou sans pompons, avec ou sans croquet, avec une doublure ou entièrement moumouté etc etc

J’ai jeté mon dévolu sur deux tissus provenant de chez Diffus’Laine Tissus (oui oui, encore ! Mais en même temps, je kiff ce magasin ❤️ ). Je disais donc, j’ai choisi un coton très fluide et très léger avec de nombreux petits coeurs dessus, et un minky à pois assorti.

Pour réaliser le chèche, j’ai suivi le tuto, très bien expliqué d’ailleurs, de Pique et pique et colle et gramme. Avec sa technique, aucun déchet de tissu ! On optimise à fond sa laize disponible.

Avec un coupon de 110 x 50 cm, pas de pertes, à condition de couper comme ceci :

schema_1.png

Par contre ! Si tu utilises un tissu à motif comme moi, il faut avoir en tête que tu n’auras pas les motifs dans le même sens entre le centre et les pointes. Si on reprend le schéma précédent, les pointes sont coupées « à l’envers ». Comme on dit, des images valent mieux qu’un long discours :

cheche_2.png

Tu vois ? Les coeurs sur les pointes sont à l’envers de ceux du centre. Une fois nouée autour du cou, ça ne se voit pas du tout !

Petite technique perso : mon tissu à coeurs étant trop trop fluide (comme l’âne ? okay je sors…) , c’était une catastrophe à couper !  J’ai alors dégainé mon arme secrète… Tu veux la connaître 😏 ? Il s’agit d’un truc vieux comme le monde ! C’est la bombe d’amidon de Fabulon ! Fabulon c’est fabuleux disait la pub. Hey bah je confirme !

fabulon
Après une application du produit à la lettre, mon tissu fluide est devenu aussi rigide qu’un coton non décatit ! Parfait pour découper, assembler et coudre.

Pas de panique cependant, pour retrouver toute la fluidité de mon tissu, il m’a suffit de laver le chèche une fois l’ouvrage terminé ! 😉

En avant pour les photos !

cheche_1

Le minky à pois ! Si tu en utilises, surtout ne le repasses pas : tu perdrais le relief des pois. Ce serait dommage !

cheche_2

 

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Je t’ai bien dit que j’allais en mettre dans toutes mes nouvelles cousettes  ! 🤗

Un portefeuille garde-ordonnance

Mes tutos

On ne va pas se mentir, les portefeuilles garde-ordonnances fournis par nos pharmacies, ne sont pas ce qu’il y a de plus jolis. Un peu comme le protège chéquier de nos banques quoi….

J’en avais un peu marre d’avoir ce portefeuille en plastique vert flashy dans mon sac, alors j’ai décidé de m’en faire un. Oui comme ça, sur un coup de tête !

Pour ce premier essai, j’ai fait simplement : j’ai mesuré la taille que faisais le mien, afin de le refaire à l’identique, mais en plus joli évidemment !

Et comme je suis sympa, tu pourras te faire le même à l’identique en suivant mon tuto ! Il faut que tu saches que fini, il ressemblera à ça, avec 3 volets :

mesures.png

La découpe des différentes parties

Toutes les dimensions que je vais te donner comprennent les marges de coutures, qui seront de 1cm. Alors tu n’as pas à te prendre la tête : tu découpes, et tu ne te poses pas de questions. Enfin si… Il faut que tu te questionnes sur quels tissus tu vas utiliser. Oui je sais c’est pas le plus facile…..

Pour l’extérieur :

  • un grand rectangle de 18 x 25,5 cm, on va l’appeler A. Pour moi, c’est le rectangle en liège
  • du biais, du ruban, du passepoil, d’autres tissus ou des appliqués si tu veux décorer l’extérieur

Pour l’intérieur :

  • un grand rectangle de 18 x 25,5 cm, on va l’appeler B. Pour moi, c’est le grand rectangle avec les ananas, pour le fond du portefeuille.
  • deux petits rectangles de 15 x 25,5 cm, on va les appeler C1 et C2.  Pour moi, ce sont les deux petits rectangle avec les ananas, pour le volet des ordonnances.
  • un petit rectangle de 9 x 25,5 cm, on va l’appeler D. Pour moi, c’est le cristal à paillettes, pour les volets de la carte vitale et de l’attestation de mutuelle !
  • environ 25 cm de passepoil
  • un peu de ruban adhésif de peintre, ou du masking tape. Tu comprendras en lisant

En avant pour la couture

1 Je commence par coudre mon passepoil sur le rectangle C1. Pour cela, je place mon passepoil le long du plus grand côté, de manière à ce que la couture se situe à 1cm du bord du tissu. Je couds avec mon pied spécial passepoil. Si tu n’en as pas, pas de panique ! Tu peux aussi utiliser celui pour la pose de fermeture standard.

passepoil1.png

2 Je positionne l’endroit du tissu C2 contre l’endroit du tissu C1, et je couds à 1cm du bord, toujours avec mon pied spécial passepoil, sur la couture que je viens juste de faire. Je repasse ensuite, et je retourne mon travail. Tadam ! Le premier volet est terminé ! Ohlala c’était trop dur….

passepoil2.png

3 Je viens mettre mon rectangle D (le cristal à paillettes !!!!!!) sur le bas du panneau C que l’on vient juste de coudre. Donc à l’opposé du passepoil. Il va falloir faire la couture permettant d’avoir les deux poches (pour la carte vitale et l’attestation de mutuelle). Mais je ne peux pas maintenir le tissu avec des épingles, sinon je vais faire des trous dans le cristal. Alors petite astuce : on pose un morceau de scotch ! Et pour pouvoir tracer la ligne de couture, j’utilise du scotch pour peinture, il permet d’écrire dessus sans peine. Donc, je positionne mon scotch a environ 7 cm du bord droit. Et a exactement 7,5 cm du bord droit, je trace un trait au stylo : c’est sur ce trait que je viens faire ma couture. Uniquement sur le papier cristal. Et ensuite, je retire le scotch.

coutureCristal.png

 

4 Je positionne maintenant l’ensemble de ce que je viens de coudre (le C passepoilé + le D) sur le rectangle B, comme ils doivent être à la fin. Et je viens faire une couture de maintien sur les 3 côtés, à 0,5 cm du bord. L’intérieur du protège ordonnance est maintenant terminé.

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5 Si tu veux personnaliser l’extérieur de ton protège ordonnance, alors c’est à toi de jouer. Après il sera trop tard. Tu peux mettre un appliqué, former l’extérieur avec plusieurs tissus et du passepoil, etc. Garde juste en tête qu’il y aura 1 cm de marge couture tout autour. Moi j’ai simplement cousu une étiquette Couture & Paillettes.

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6 C’est bientôt terminé ! Il suffit maintenant de mettre l’endroit du panneau A contre l’endroit du panneau intérieur (celui que tu as fini à l’étape 4), et de faire une couture sur tout le tour, à 1cm. N’oublie pas de laisser une ouverture pour retourner ton travail à la fin ! Et si tu veux fermer ton protège ordonnance avec un lien à nouer, il faut que tu le place dans cette dernière couture.

ouverture.png

7 Et maintenant, je crante les coins et je dégarnis les coutures pour que les bords et les coins soient plus jolis une fois terminé.

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Je retourne ensuite mon travail par l’ouverture laissée ! Avant d’admirer mon joli protège ordonnance, je ferme l’ouverture par une couture à la main. Et pour lui donner la bonne forme, je n’hésite pas utiliser mon fer. Mais ATTENTION si tu as utilisé du simili ou comme moi, du papier cristal : ça fond ! Alors je place un tissu en coton entre la semelle du fer et le simili. J’y vais doucement avec la température du fer, et j’évite la vapeur (ça ramollit trop le cristal). Fais un test avant, c’est plus sûr 😉

Et voilà mon protège-ordonnance terminé, et rempli !

intFin.png

extFin

 

Merci de me laisser un petit commentaire, ou un lien vers ton blog si tu utilises mon patron !
Je serais ravie de voir vos créations !

 

 

 

 

Des chaussettes de Noël

Les accessoires

On connaît toutes et tous cette tradition qui est de suspendre une chaussette de Noël près de la cheminée. Et pour ceux qui n’ont pas de cheminée, ils mettent une paire de chaussons au pieds du sapin. En tout cas, moi, c’est ce que je faisais en étant petite 😉

Mais… tu sais d’où vient cette tradition ? Parce que moi, non. Alors j’ai fait quelques petites recherches…

Une très vieille histoire

L’histoire commence en Asie Mineure. Un enfant du nom de Nicolas, né en 280 après Jésus Christ à Pataras (et non patatras !)  en Lycie, fait partie d’une riche famille. Suite au décès de ses parents, le jeune noble décide de vouer sa vie ainsi que toute sa fortune aux plus démunis. Aider son prochain est la quête qu’il mène durant sa vie. Devenu prêtre chrétien, puis évêque de Myra, ce fervent disciple de Dieu s’occupe particulièrement des enfants en leur offrant de nombreux cadeaux. Il se fait rapidement appeler « Le donateur de cadeaux de Myra« . Sa réputation le précède et son nom résonne dans le pays tout entier ! Mais cette notoriété le dépasse… L’homme est discret et il n’a pas l’habitude d’attirer autant l’attention sur lui. Il préfère aider les autres lorsque la lune se lève, là où personne ne peut le reconnaître ou le voir dans la pénombre de la nuit. Ainsi, il donne aux enfants démunis des présents à la seule condition qu’ils soient endormis. Eh oui, il ne faudrait pas qu’il se fasse reconnaître !

Son identité préservée, Nicolas peut continuer ses bonnes actions ! L’Histoire raconte qu’un paysan perdit sa femme et se retrouva à la charge de ses trois filles. Travaillant durement dans les champs, ses filles se sont très vite occupées de toutes les taches domestiques du foyer.  Lorsque ses filles devinrent plus matures, le père fut désespéré de voir qu’il ne pourrait pas les marier avec un homme bien, car il n’était pas en mesure de payer les dotes…

Notre donateur de cadeaux de Myra eu vent de cette histoire et se dirigea une nuit chez le paysan. Une fois les filles endormies, il s’approcha de la fenêtre et vit des chaussettes à sa portée, que les filles faisaient sécher au coin de la cheminée. Il mit délicatement un sac d’or dans l’un des bas. Il revient la nuit suivante, pour en faire de même avec le deuxième bas. Le paysan heureux et surpris à la fois, décida d’attendre son bienfaiteur la troisième nuit. Nicolas arriva avec ce qui devait être la dote pour la troisième fille et lorsqu’il fut près de la maison le paysan le reconnu et se mis à genoux pour lui exprimer toute sa gratitude.

C’est donc de cette histoire que vient la légende de… Saint Nicolas ! Cette légende serait alors à l’origine de notre tradition des chaussettes de Noël suspendues à nos cheminées (ou au pied du sapin) : aujourd’hui encore nous avons pour coutume de déposer des chaussettes (ou des chaussons) en espérant qu’un homme viendrait y déposer de quoi nous rendre heureux.

Mes chaussettes de Noël 

Du coup, tu l’auras compris : j’ai cousu des chaussettes de Noël ! Mais pas toute seule, et pas pour n’importe qui. C’est avec ma copine Mélissa qu’on a décidé de coudre ces chaussettes, à l’attention de tous nos collègues de boulot. Oui on a décidé d’être généreuses cette année ! En même temps, nous ne sommes pas un très gros effectif, alors c’est dans nos cordes !   On a profité d’une journée shopping de tissus, pour se rendre chez Toto tissus, à Bordeaux. Et nous avons choisi ces 3 tissus de Noël  :

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Concernant le patron, j’avais trouvé ce schéma sur Pinterest, mais sans rien d’autres. Pas de tuto, pas d’explication de montage, juste cette image…

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J’ai alors refait le dessin sur Inkscape, car l’agrandissement rendait les lignes très floues. Autant te dire que pour la précision, on repassera…. 

Donc une fois mon dessin refait, et imprimé, on s’est mise à découper et à assembler !
On a décidé de doubler les chaussettes pour qu’elles soient plus jolies. Et en plus, comme ça, on pouvait mettre de la ouate de rembourrage dans la pointe, afin qu’elle se tienne bien comme il faut !

En avant les photos !

bottes

boutpointu

J’ai prise ces photos alors que je n’avais pas encore reçu les grelots. Depuis, nous avons offert les chaussettes ! Et oublié de prendre une photo de l’ensemble….

Mais j’ai quand même cette photo :

grelots

Et toi, tu as cousu des chaussettes de Noël aussi ???

La veste Anonyme, de Lydiy

Pour les femmes

Il y a quelques temps, une bloggeuse couture que je suis sur instagram, avait relayé le post IG de Lydie. Elle cherchait des testeuses/bloggueuses pour son prochain modèle. Je n’avais pas encore eu l’occasion de coudre l’un de ses patrons, et le modèle me plaisait bien. Cependant, dans le monde de la blogosphère couture, je suis une débutante, une padawan comme j’aime le dire🤭! Même si je couds depuis plusieurs années, je n’ai que quelques mois d’existence sur les réseaux sociaux, je suis encore un petit bébé 👶

Mais j’ai quand même tenté le coup en laissant un message sur le post concerné, et comme disait Jean-Claude Duss : J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher…😉

Mais oui ! Jean Claude avait raison ! Eheh ! Donc voici mon avis sur la veste de lydie, que j’ai testé début novembre.

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Hey, t’as vu comment je saute bien ?

Dans le commerce, j’ai m’habille généralement en 42-44 selon les magasins. Pour réaliser la veste à pan, je me suis basée sur le tableau du patron, et je correspondait également à un 44. J’avais une petite appréhension concernant les manches. Car c’est toujours là que je rencontre deux problèmes :

  • soit les bras sont trop étroits et je me retrouve avec des épaulettes qui n’ont pas lieu d’être… mmmh tu vois de quoi je parle, n’est-ce pas?
  • soit les bras sont correctement proportionnés, mais la carrure n’est pas assez large… Qui a dit camionneuse ? J’ai entendu …. 

J’ai alors mesuré les manches de la taille 44 sur le patron : en théorie mes bras devraient avoir de la place.

Place au découpage du tissu ! Ah d’ailleurs, en parlant de tissu ! J’ai choisi de donner un petit côté rock’n’roll à ma veste 😎 . C’est donc en bi-matière que j’ai décidé de la réaliser : un lainage très doux de couleur bordeaux pour le devant et le dos, et un matelassé légèrement enduit d’un gris pailletté pour les manches ! Tous deux viennent de chez Diffus’Laine à Gradignan. Oui j’assume totalement les couleurs malgré les taquineries de mes collègues m’ayant surnommé « la cosmonaute »

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Alors comme tu peux le voir sur la photo suivante, j’ai monté la veste à la machine à coudre et j’ai surjeté toutes les coutures, eh ouais mon gars !

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Oui c’est vrai, il faut que j’investisse dans 4 bobines noires… promis, je vais aller les acheter !!!

📷 📷 Allez, place aux photos !📷 📷

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Pour résumer,

J’ai aimé :

  • les explications claires 😁
  • le patron à assembler bord à bord !
  • le montage des manches 😁
  • les 3 versions possibles : on peut fermer (avec des boutons, ou avec un zip) ou on ne le ferme pas (comme moi !)

Ce que j’ai moins apprécié :

  • les marges de coutures non comprises😓 Alors certes, ce n’est pas rédhibitoire. Mais je suis de nature plutôt impatiente, alors une fois que j’ai coupé mon patron, j’ai l’impression de perdre du temps à repasser tout autour de mes pièces avant de couper mon tissu 😁
  • de devoir faire mine de ne plus savoir quand on me demandait d’où vient ma veste  ! Parce que oui, on me la demandé plusieurs fois ! Alors si tu m’as croisé, et que je t’ai dit « euh je crois que c’est un patron qui vient d’un magazine que j’ai acheté il y a quelques années… » je m’excuse de t’avoir menti. Mais… faute avouée, à moitié pardonnée, non ? Et puis maintenant, tu sais même d’où il vient !

Alors si toi aussi tu veux réaliser cette jolie veste à pan, clic ici pour obtenir le patron !

Et pour voir les versions des testeuses, c’est par  ! D’ailleurs si tu fais parti des testeuses, et que tu as écrit un article de blog, un post instagram, un post facebook, enfin un truc sur les réseaux sociaux, laisse moi un message pour que je fasse un lien vers chez toi !

 

Coudre une cape, cap ou pas cap ?

Pour les enfants

CAP !

 

J’ai découvert, 15 ans après tout le monde je l’avoue, le patron de la cape enfant de la créatrice Vanessa Pouzet.  Pour vous dire la vérité, une amie à moi l’a cousu pour sa fille, et j’ai trouvé le modèle tellement adorable, que j’ai eu envie de le coudre moi aussi, mais pour ma filleule ! Après tout, je suis une marraine qui déchire !

Je me suis donc mise à la recherche des tissus pour réaliser cette cape ! Je la souhaitais assez chic. Un peu à la Blair Warldof, tu vois ? J’avais dans mon stock de tissu, un lainage Chanel, trop joli (normal c’est un Chanel !). Mais après réflexion, des motifs carrés sur une coupe arrondie… Hum… pas certaine que le résultat soit à la hauteur de mes espérances. Pas grave ! J’ai rangé cette étoffe, et j’ai regardé un peu ce que je pourrais utiliser d’autres.

J’ai choisi un joli caban noir sur le site des coupons Saint Pierre. Il est tellement doux… et chaud aussi ! Parfait pour en faire un manteau !

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Pour la doublure, j’ai acheté ce tissu au Comptoir du Tissus , à Saint Médard en Jalles. L’extérieur étant très sobre, j’ai décidé de mettre un tissu de doublure plutôt coloré ! Je pense que pour ce coup là, j’assume très bien le nom de mon blog. Tu as vu toutes ces paillettes ?! 

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Jusque là, le style Blair Warldof n’est pas très très présent, je te l’accorde. Mais attend de voir quel bouton j’ai choisi d’utiliser…

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Alors ?! Y a pas une petite touche de Warldof maintenant ? 

Il y a deux tailles disponibles (3-6 ans et 7-12ans) dans la version enfant. Ce que j’aime dans ce patron, c’est qu’il est assez modulable. On peut le faire plusieurs fois, dans une multitude de tissus, et obtenir à chaque fois un style très différent ! Voici toutes les options qu’il y a, avec en gras, celles choisies !

  • le devant de la cape peut être droit ou arrondi
  • la capuche peut être fixe, amovible ou totalement absente
  • on peut y ajouter un col claudine un col droit (chicos), ou pas de col du tout !
  • on peut poser des pressions pour former des manches, que l’on retrousse pour laisser apparaître la doublure
  • on peut fermer par un ruban noué, un joli bouton ou des pressions

Je te l’accorde, la touche Blair Warldof, c’est plutôt un ruban noué. Mais pour une petite fille, ce n’est pas ce qui est le plus simple pour s’habiller le matin. Alors oui, elle connaît l’histoire du lièvre qui tourne autour de l’arbre, qui voit un trou et qui rentre dedans blablabla. Mais j’ai préféré mettre un joli bouton bijoux à la place. Et quand elle sera plus grande, je lui en ferai une autre avec un ruban cette fois ! NA !

Pour ce qui est des explications, elles sont claires, et pleines d’humour (un peu comme moi quoi… humhum…). Il y a aussi des schémas, qui rendent le montage de la cape vraiment facile.

Petite précision : si tu fais la cape avec la capuche, il ne faut pas oublier de couper le rectangle dans le biais. C’est indiqué sur le patron bien sûr, mais il n’y a pas de pièce patronnée. C’est pour ça que je me permet de le dire. Si jamais tu oublies de couper ce rectangle, tu t’en rendras comptes bien assez tôt : ta capuche aura une drôle de tête !

Tout s’est très bien passé, ou presque… Parce que j’ai galéré à épingler la doublure correctement sur le pourtour de la cape. Je m’y suis reprise à 3 fois… Oui bon bah ça va ! c’est pas facile d’épingler toute cette quantité de tissu quand tu n’as pas une table assez grande, et un chat qui a tendance à se venir se coucher là où tu travailles. Toi même tu sais, n’est-ce pas ?

Après tout ce blabla (félicitations si tu as lu jusque là !) voici la cape !

Tout d’abord , première façon de la porter : sans la capuche.

cape

En option, on peut utiliser les pressions pour former des manches ! On retrousse alors le bas de la cape, afin de laisser apparaître la doublure. C’est plus pratique pour tenir la main de ses parents quand même…

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Pour fixer la capuche amovible, j’ai fait des boutonnières avec un élastique rond.

elastiquescapuche

Et j’ai utilisé ces petits boutons en bois en forme de coeur. Ces boutons sont cousus sous le col claudine de la cape, et permettent de venir y fixer la capuche.

boutoncapuche

Et voici la deuxième façon de porter la cape : avec sa capuche. Le truc des pressions pour former les manches, ça reste valable aussi !

capecapuche

J’ai choisi de fermer la cape par un énorme bouton !

boutonbijou

C’est tout pour le moment, en ce qui concerne les photos ! J’en ajouterai bientôt, quand la propriétaire aura reçu et porté sa jolie cape !

En tout cas, j’espère qu’elle lui plaira ! 💞 Réponse dans quelques jours….

XOXO

Gossip Girl

 

 

 

Le sac seau – tuto inside !

Mes tutos

Il est enfin prêt ! Depuis le temps que je te poste des photos sur Instagram, tu l’attendais avec impatience, n’est-ce pas ?

Eh bien le voici  : le tuto du sac seau (aussi appelé sac bourse, sac boule etc) ! Avec en avant première, mon superbe jacquard français, dont je suis totalement dingue ! Tu le reconnais ? C’est celui de mon mon sac week-end ! Je vais utiliser toutes les chutes possibles, j’aime trop trop trop ce motif !

Il faut que tu saches que c’est une base de sac. Mais je l’ai fait au plus simple, afin que tu puisses faire les améliorations que tu souhaites !

Fournitures

fournituresSacSeau

Je m’excuse d’avance pour le tuto en mode « schémas », car je ne pensais pas que tu serais intéressée pour le faire. J’ai essayé d’être le plus claire possible ! Mais si une étape te poses problème, laisse un commentaire !

Montage du sac extérieur

Etape 1 : avec le tissu ethnique et les deux bandes de simili cuir (8×79 et 14×79) on va former l’extérieur du sac.

  • On pose la plus petite bande de simili cuir sur le bas du tissu ethnique, endroit contre endroit. On vient coudre à 1 cm du bord.
  • On pose la plus large bande de simili cuir, à 4 cm du bord. On vient coudre à 5 cm du bord (donc a 1cm du bord du simili).

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Etape 2 : comme pour une couture standard, il faut ouvrir les coutures. Sauf que… c’est du simili. Donc du plastique. Et la semelle de ton fer à repasser n’aime pas le plastique (sisi, je t’assure que c’est vrai !). Alors pour ouvrir les coutures, tu vas mettre un tissu entre le simili et ton fer à repasser (de préférence un tissu épais). Et tu vas repasser doucement pour ouvrir les coutures. Augmente progressivement la température de ton fer, n’utilise pas de suite la vapeur car tu risquerais de faire fondre le simili. Tout dépend s’il est épais ou très fin….

Et maintenant que les coutures sont ouvertes, on va surpiquer ! Alors pour la distance, c’est toi qui voit, moi je l’ai fait à 2 mm. Tu peux faire une couture au point droit, ou un point décoratif. Au choix !

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Petite astuce pour coudre du simili !

Il est très probable que tu rencontres un problème technique lors de cette surpiqure : le simili va « coller » au pied, n’avancera pas, le point ne sera pas joli…. Alors avant de t’énerver, tu peux soit utiliser un pied teflon, soit mettre un bout de scotch sous ton pied classique ! 

Etape 3 : tu vas préparer les passe-sangles avec les 2 morceaux de 5×8 cm, en pliant comme sur le schéma suivant :

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Tu vas les positionner à 19,8cm de chaque bord, à peu près au milieu. Comme cela :

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Et tu vas réaliser une piqure en croix, afin de les maintenir :

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Etape 4 : il faut former le sac. Donc tu vas replier ton joli rectangle endroit contre endroit, et réaliser une couture droite à 1,5 cm du bord ! Fait attention de bien faire correspondre les bandes pour les raccords !

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Etape 5 : il faut maintenant mettre le fond de sac ! Et pour moi, c’est l’étape la plus délicate…. Car il faut placer un fond circulaire. Mais rien n’est insurmontable ! Il faut juste prendre le temps de bien placer l’endroit du fond du sac contre l’endroit du « cylindre » que tu viens de former ! N’hésites pas à mettre beaaaaaucoup de pinces / d’épingles. Tu ne devrais pas avoir trop d’embus. Et si jamais tu rencontres trop de difficultés, tu peux cranter le sac, mais PAS le fond de sac 😉  Fais ta couture à 1,5cm !

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Montage de la doublure

Pour mon prototype, je n’ai pas réalisé de poche intérieure.  Mais si tu veux ajouter une poche passepoilée, une poche zippée, ou des compartiments, c’est sur le rectangle de la doublure qu’il faut que tu l’ajoutes ! Si tu veux faire des ajouts, c’est maintenant ! après se ne sera plus possible 😉

Etape 1 : on va former l’intérieur. Donc tu vas replier ton joli rectangle de doublure, endroit contre endroit, et réaliser une couture droite à 1,5 cm du bord !

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Etape 2 : on rajoute le fond de sac ! Comme pour le fond du sac extérieur, c’est la même méthode ! Ici, ça devrait être plus facile, car une doublure en coton est beaucoup plus souple que du simili. Fais ta couture à 1,5cm !

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Assemblage du sac

Tu as fais le plus dur ! Il ne te reste qu’à bâtir la doublure contre le bord supérieur du tissu ethnique.  Ensuite, à l’aider de ton fer à repasser, tu réalises deux plis : l’un à 1 cm et l’autre à 4 cm du bord du simili, vers l’intérieur. Depuis toute à l’heure, la semelle du fer n’est pas devenue copine avec le simili, alors utilise un tissu de « protection » 😉

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Il ne te reste plus qu’à positionner le premier pli contre le fil de bâti, et de coudre le simili contre la doublure ! Ensuite, tu peux faire une couture décorative à quelque millimètre du deuxième pli, mais ça, c’est comme tu préfères.

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Pose des oeillets, du cordon et des sangles

Il ne te reste plus qu’à poser les oeillets sur la partie supérieure du simili, entre les deux dernières couture que tu viens de faire.  Le conseil que je peux te donner, c’est d’utiliser du scotch de masquage (tu vois, celui qu’on utilise en peinture ?) et de marquer au stylo, les emplacements des oeillets.

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Combien mettre d’oeillets ? Je dirais que c’est une histoire de goût. Personnellement, j’en ai mis 8, de 11mm de diamètre. Mais après, tu peux en mettre 10 ou 6. Pour te décider, je te conseille de plier le sac comme tu voudrais qu’il soit, et regarde combien de plis tu préfères avoir ! Ensuite, il ne te reste plus qu’à utiliser ta règle pour positionner les oeillets à égale distance, et le tour est joué !

Une fois tes oeillets posés, tu n’as qu’à plus qu’à passer le cordon à travers. Et fixer la sangle comme bon te semble !

Malheureusement, je n’ai pas encore reçu ma sangle et mon cordon à l’heure où je publie cet article…. Alors je ne peux pas te montrer le sac terminé. Mais promis, je fais l’update dès que la commande arrive !

Mais comme je suis sympa, voici un croquis de ce à quoi devrais ressembler mon sac. On ne critique pas mes talents de dessinatrice….

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Mais qu’est-ce que c’est ce tissu ? (2)

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Maintenant que tu sais de quelle matière est constitué ton tissu, (quoi?! Comment ça tu ne sais pas ?! Vite ! Vite ! Rattrape ton retard ici ! ), je vais essayer de t’expliquer la différence entre un satin, un denim, une gabardine, un taffetas etc

J’espère que tu as un peu de temps devant toi, car je pense que çà va être le plus loooooong article que je n’ai jamais rédigé. Alors installe-toi bien dans ton canapé, choisi un bon coussin pour soutenir tes reins, et prévoit peut être de quoi boire et manger. Tu es bien installé(e)? C’est parti pour la belle histoire du tissage !

Père Castor, raconte-nous une histoire, Père castor !
(oups désolée, j’avais cette chanson en tête…)

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Il était une fois…

La technique de tissage n’a pas changé depuis l’Antiquité ! Mais oui, pourquoi changerait-on une équipe qui gagne ? On l’a juste amélioré, mécanisé, automatisé (et j’ai pas d’autres rimes en « é »). Mais le principe reste le même : on entrecroise perpendiculairement des fils de chaîne et des fils de trame.

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  1. Les fils de chaîne sont enroulés sur un gros tambour, qu’on appelle l’ensouple.
  2. Les fils de chaîne sont croisés, afin d’éviter qu’ils ne s’emmêlent
  3. Les fils de chaîne passent dans des lisses (les petits trous) qui sont fixés sur des lames qui montent et qui descendent suivant un schéma bien particulier (que je ne développerais pas ici)
  4. Les fils de trame passent un à un dans l’espace généré par les lames qui se baissent et s’élèvent. Cet espace, on l’appelle la foule
  5. Le peigne, en oscillant, vient coller la trame contre le tissu formé
  6. On observe la formation du tissu
  7. Le tissu est enroulé au fur et à mesure.

Les fils de chaîne sont donc plus tendus que les fils de trame, puisqu’ils sont en permanence sous tension lors du tissage. C’est d’ailleurs pour cela qu’on recommande toujours de couper les pièces en respectant le droit fil ! Maintenant tu sais pourquoi : c’est le sens où ton tissu est le plus résistant ! De plus, les fils de trame n’étant pas aussi tendus lors du tissage, ton tissu sera légèrement « extensible » (j’ai dit légèrement hein !) dans le sens de la trame.

Les fils qui sont enroulés sur l’ensouple ne sont pas disposés au hasard ! Tout comme le mouvement des lames, l’enfilage dans les lisses et le passage de la navette (avec les fils de trame, tu te rappelles ?), tout est magnifiquement calculé. Il faut que tout ça respecte l’armure. L’armure ? J’ai loupé le passage des chevaliers et de la table ronde je crois…

Une.. armure ?!

Alors non, l’armure n’a rien à voir avec un quelconque chevalier. L’armure,  c’est la séquence d’entrecroisement des fils de chaîne et des fils de trame, tout simplement. Et ça ressemble à quelque chose comme… ça !

armure

Je suis sur que tu as pensé que c’était une grille de mots croisés, avoue….

Plus sérieusement, il existe trois types d’armures

  • l’armure toile ou taffetas
  • l’armure satin
  • l’armure sergé

De ces 3 armures, dérivent touuuuuutes les autres (et il y en a un paquet ! Mais je ne vais pas toutes te les présenter, d’ailleurs je n’ai pas la prétention de toutes les connaître…)

Comme je te l’ai dit plus haut, le tissage est un entrecroisement de fils de chaîne et de fils de trame. Dans le domaine du tissage, on appèle les fils de chaîne : les fils, et les fils de trame : les duites. ça va ? t’es encore là ? 

Si tu as bien compris le principe du tissage, les fils sont donc dans la longueur tandis que les duites sont dans la largeur du tissu.

Je vais devoir t’expliquer deux trois termes techniques… Sinon, tu ne vas pas comprendre les 3 types d’armures. Je m’excuse pour le côté un peu scolaire, mais j’ai essayé de faire des jolis dessins pour me faire pardonner !

armure

Le rapport d’armure, c’est la plus petite unité de répétition en nombre de duites x nombre de fils.

Si sur le rapport d’armure il y a plus de carré blanc, c’est à dire qu’il y a plus de « laissé » que de « pris », alors on parle d’un tissu à effet trame. Mais si il y a plus de « pris » que de « laissé », c’est à dire plus de carrés noirs, alors on parle de tissu à effet chaîne.

Le décochement correspond au décalage du point d’accroche, là où s’effectue le liage entre la chaîne et la trame. Sur un tissu a effet chaîne, c’est le carré banc. Sur un tissu a effet trame, c’est le carré noir ! Tu vois, c’est facile 😉

Tu comprends pourquoi il y a autant d’armure possible ! Satin de 5 à effet trame…  Sergé de 3 à effet chaîne etc. Et encore, là je ne te présente que des armures carrés (= autant de fils de chaîne que de fils de trame) ! Parce que si on rajoute les irrégulières, on n’en verrai pas la fin de cet article…. D’ailleurs… Tu es toujours là ? Ok je continue alors !

L’armure toile et le taffetas

La toile (comme le taffetas) est une armure dans laquelle les fils impairs et pairs alternent à chaque coup, au-dessus et au-dessous de la trame. C’est la plus simple et la plus ancienne des armures et la plus solide. Les tissus obtenus n’ont ni envers ni endroit. L’armure donne un aspect grenu au tissu.

La toile et le taffetas ont la même structure mais sont constitués de matières distinctes. Le terme de toile est utilisé pour des étoffes à base de fibres discontinues comme le coton, la laine, le lin… Tandis que le terme taffetas est réservé aux étoffes à base de fibres continues comme la soie ainsi que les fibres artificielles et synthétiques.

La toile a un rapport d’armure de 2 (2 fils x 2 fils duites), et un décochement de 1 (c’est toujours le cas pour une armure toile).

Il y a autant de pris que de laissés, donc on ne parle ni d’effet chaîne ni d’effet trame.

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L’armure sergé

Le sergé est une armure caractérisée par des côtes obliques sur l’endroit, générées par le déplacement des liages de la valeur d’un fil à chaque passage de trame. Le fil de trame passe sous un fil, puis sur plusieurs autres fils de chaîne en décalant d’un fil à chaque passage.

Le sergé a un rapport d’armure au minimum de 3 (3 fils de chaîne x 3 fils de trame), et toujours un décochement de 1.

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En fonction du nombre de fils de chaînes chevauchés, et de l’alternance des couleurs des fils de chaîne sur l’ensouple, on obtient des motifs différents comme les chevrons ou les pieds de poule.

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Les sergés les plus communs sont : le denim, le tweed, le twill, les chevrons, les pieds de poule, les pieds de coqs (ils sont plus grands que les pieds de poule), la gabardine, le whipcord.

L’armure satin

Le satin est une armure dont les liages (points de croisement entre chaîne et trame) sont répartis de manière à se dissimuler pour présenter une surface lisse et souvent brillante à l’endroit et mate à l’envers. Elle est constituée de flottés de chaîne pour le satin chaîne ou de flottés de trame pour le satin trame. Le flotté, c’est une portion d’un fil qui s’allonge par-dessus deux ou plusieurs duites pour former certains motifs.

Le satin est une armure fragile car il est plus facile de faire des accrocs à cause des longs flottés.

Le satin a un rapport d’armure au minimum de 5 (5 fils de chaîne x 5 fils de trame), et un décochement minimum de 2.

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On utilise l’armure satin pour tisser la soie, mais on trouve également des satins de polyester, au prix beaucoup plus abordable. Le satin est un tissu qui a tendance à glisser : on dit que c’est un tissu vivant, ce qui le rend complexe à travailler.

Dans la famille des satins, on retrouve : la crêpe de satin (=surface non lisse), le damassé (=motifs carrés ou à fleurs), la duvetine, le satin duchesse (=doux et épais), le satin liberty (=gratté sur l’envers), le satin satiné etc.

Pour résumer…

Si on a un côté brillant et un côté mat : on a un satin !

Si on a de côtes obliques sur une seule face : on a un sergé !

Si on a un envers similaire à l’endroit, avec une alternance régulière des fils : on a une toile !

Et si on n’a aucun des 3 critères….. malheureusement c’est une armure irrégulière…

 

 

Voilà, j’arrive au terme de mon histoire ! J’espère que tu as pris plaisir à lire mon article (et que ce n’était pas trop barbant…). Si tu veux en savoir plus, et surtout découvrir les armures irrégulières, tu peux cliquer ici

Maintenant, les tissus n’ont presque plus de secrets pour toi !!! Je dis presque, car il reste une dernière catégorie… À ton avis c’est laquelle ??

 

Mais qu’est-ce que c’est ce tissu ? (1)

tissus

Mais oui, qu’est ce que c’est ce tissu? 🤔
Je suis certaine que tu t’es déjà retrouvé dans cette situation… Tu as craqué sur un joli tissu il y a quelques semaines, et au moment de l’utiliser, tu ne sais plus ce que c’est… Ou alors, on t’offre un coupon pour ton anniversaire, mais la personne n’a pas pensé à noter ce que c’était.

Est ce que c’est du coton ? En tout cas, çà y ressemble… mais c’est peut être de la viscose ? Ou alors du polyester ? A moins que ce ne soit un mélange…

Fini toutes ces questions ! Pour toi, j’ai la solution. Et je vais te la donner. Oui je suis comme ça, je vous aime beaucoup, alors je partage ! 🤗

Petit indice sur la manière de procéder : c’est l’un de ses plus gros titres

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C’est bon,  tu as trouvé ? non ?…

Bon… second indice alors…

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Je suis sur que tu l’as maintenant ! Alors oui, on va réaliser un test à la flamme ! Le nom scientifique de ce test est « Analyse pyrognostique » Je vous met au défi de replacer ce mot lors d’une conversation, l’air de rien. Et sinon, si on te demande d’où ça vient, répond que ça vient du  grec ancien pûr (« feu ») et gnôstikos (« de connaissance »). Ce mot peut aussi te faire marquer pas mal de points au scrabble.

Avant toute chose, si tu ne veux pas que ta maison/appartement/quartier finisse comme sur la photo, tu prends TOUTES les précautions possibles ! On ne fait pas ça sur de la moquette ou au dessus d’un tapis. Et on attache ses longs cheveux !
Parce que oui, le feu ça brûûûûûûûûûûûûle (Merci Charlie ! Merci Lulu !)

Préparation

Alors pour un test à la flamme, on va se munir d’un briquet ou d’allumettes, d’une pince à épiler ou d’une longue épingle à linge (en bois c’est mieux qu’en plastique), un support qui ne craint pas la chaleur pour y laisser brûler les fibres, mais aussi d’un bol d’eau, juste au cas où…. On se place dans une pièce aérée. Mais attention à ce que le voisinage ne te prenne pas pour un.e pyroman.e ! 

Il y a 6 choses à observer :

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme
  • la couleur de la fumée
  • l’odeur qui s’en dégage
  • et pour finir, le numéro complémentaire : l’apparence des cendres !

Pour faire ton test, je te conseille de couper un bout de ton tissu et d’en séparer les fils qui le constituent. L’observation sera plus facile sur des fibres libres, que sur des fibres tissées. Et en plus, si tu as un mélange (coton/polyester par exemple) tu pourras le trouver plus facilement en séparant tes fibres qu’en brûlant tout en même temps.

C’est bon, tes échantillons sont prêts ? C’est parti ! 🤗

Tu vas approcher doucement (on n’a pas envie de mettre le feu au quartier, tu te souviens !) quelques fibres de la flamme, grâce à la pince à épiler ou ta pince à linge. Ce sont les fibres qui s’approchent de la flamme, et non la flamme qui s’approche des fibres, compris ?

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Tu vas observer  attentivement les 6 points énumérés plus haut. Je te conseille de les noter sur une feuille au fur et à mesure, et ensuite, de regarder à quelle matière ça correspond ! Prend ton temps, car bien souvent il y a un critère ou deux qui différencient les fibres entre elles 😉

J’ai essayé de te mettre une liste assez conséquente des matières qu’on retrouve le plus souvent ☺️

Les fibres naturelles

Le coton et le lin (les fibres cellulosiques)

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : ne fond pas, ne rétrécit pas et s’éloigne de la flamme.
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle rapidement, sans fusion. La flamme est jaune.
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler, sans fusion
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : le papier brûlé
  • l’apparence des cendres : grises, très légères et aux bords doux

La laine et la soie (les fibres protéiques)

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond, s’enroule et s’éloigne de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement, avec fusion. La flamme est jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continuer de brûler très lentement, et s’éteint seule
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : cheveux brulés (on dit aussi cochon grillé, mais ça fait moins pro !)
  • l’apparence des cendres : noires, qu’on peut toucher sans les abîmer

Les fibres artificielles

L’acétate

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle doucement en fondant, la flamme est jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler en fondant
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : vinaigre (=acide acétique)
  • l’apparence des cendres : noires, mais fragile. Dès qu’on les touches elles s’effritent

La viscose

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : ne fond pas, ne rétrécit pas
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle rapidement mais sans fondre. La flamme est jaune.
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler, sans fondre
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : papier brûlé
  • l’apparence des cendres : grises, très légères et aux bords doux

Les fibres synthétiques

Le polyamide

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond et rétrécit en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement en fondant, flamme jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : s’éteint seule, presque toujours
  • la couleur de la fumée : grise
  • l’odeur qui s’en dégage : céleri cuit
  • l’apparence des cendres : dures, grises et résistantes

Le polyester

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond et rétrécit en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement en fondant, flamme lumineuse
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : s’éteint seule, presque toujours
  • la couleur de la fumée : noire
  • l’odeur qui s’en dégage : douce, aromatique
  • l’apparence des cendres : cendres dures, noires et très résistantes

L’acrylique

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : brûle lentement en fondant, la flamme est jaune
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler en fondant
  • la couleur de la fumée : noire
  • l’odeur qui s’en dégage : âcre, très désagréable
  • l’apparence des cendres :  cendres noires, gommeuses

Le polyéthylène et et le polypropylène

  • le comportement de la fibre à l’approche de la flamme : fond et rétrécit tout en s’éloignant de la flamme
  • le comportement de la fibre dans la flamme : bûle en fondant, la flamme est lumineuse
  • le comportement de la fibre lors du retrait de la flamme : continue de brûler en fondant
  • la couleur de la fumée : bleue
  • l’odeur qui s’en dégage : cire
  • l’apparence des cendres : dures et résistantes, de couleur marron (hâlée)

 

J’espère que ce petit article t’as plu ! Et qu’il t’aidera parfois !
Et si tu as d’autres matières à référencer, laisse-les en commentaire !!