Ma robe Aldaia #1

Pour les femmes

J’inaugure aujourd’hui, mon tout premier patron de chez Pauline Alice : la robe Aldaia ! (et pas Aladdin comme veut me faire modifier le correcteur orthographique grrrr).

Je ne porte pas souvent de robes. On peut même dire que c’est très rare. Je dois avoir euh… 3 robes dans ma garde-robe ? A peu près… En fait, je ne trouve jamais de robe qui flatte ma silhouette. Alors je porte plus facilement des pantalons !

Mais là avec toutes les versions de la robe Aldaia que l’on peut trouver sur Instagram, je me suis dis qu’il serait potentiellement envisageable d’imaginer que ce modèle pourrait m’aller. Car il y a plusieurs combinaisons possible :

  • 3 styles d’encolures : une encolure ronde, une encolure en V, et une encolure croisée
  • 3 styles de jupes : une jupe courte, une jupe évasée, une jupe crayon qui s’arrête sous le genou
  • 3 styles de manches : sans manches, manches courtes, manches au niveau du coude

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C’est donc 27 robes différentes (ouiiiiii comme le film !!!!) que l’on peut coudre avec 1 seul patron ! Et si on ramène au prix du patron (8€ en pdf et 14€ en pochette), c’est vraiment hyper économique pour avoir autant de robes différentes ❤

Comme tu peux le voir sur les dessins techniques des robes, il y a des découpes princesses sur le buste. Et je me suis dis que ces découpes pourraient me permettre d’ajuster au mieux la robe à ma morpho si besoin est. Mais comme Aldaia est destinée à être cousue dans les étoffes en mailles, il y a généralement peu d’ajustements à faire (voir pas du tout : l’avantage de la maille, c’est qu’elle se déforme !).

Les jersey de coton, les jersey de viscose, les milanos, et même les étoffes pour sweat-shirts peuvent être utilisées pour réaliser Aldaia. Ce qui en fait une robe confortable à porter, mais aussi rapide à coudre, même si on n’a pas de surjeteuse ! Et si tu veux en savoir plus sur les tissus mailles, tu as un super article rédigé ici !

Découpes des pièces

J’ai choisi de faire la version :

  • manches courtes : 2 pièces (bah oui, il y a deux manches !) + 2 bas de manches
  • col en V : 4 pièces ( 1 pour le dos, et 3 pour le devant) + 1 bande d’encolure
  • jupe évasée : 6 pièces (3 pour le devant et 3 pour le dos ! Il faut au moins ça pour une jupe qui tourne !)

Malgré toutes les pièces à découper, ce n’est pas compliqué. Il faut quand même penser à bien repasser son tissu, si on ne veut pas se retrouver avec des faux plis dans les pièces une fois le tissu coupé… Eh oui : même le jersey ça se repasse !

Et pour une fois, je n’ai pas de photos de Berlioz se roulant dans la laize de tissu ! Oui je sais que tu y en avais pris l’habitude… Mais il faisait beau lorsque j’ai fait cette robe, alors le balcon et la chaleur du soleil ont eut les préférences de monsieur le chat ! Par contre, il y a un qui a bien pris le temps de photobomber quelques unes de mes photos, dont celle en tête d’article!

Assemblage

La difficulté de cette robe est de 2/3 d’après Pauline. De mon point de vue (donc pour la version que j’ai cousue) la seule difficulté réside dans la pose de la bande d’encolure. Je ne dis pas que c’est compliqué ! En faufilant à la main avant de coudre, il n’y a aucun problème. Mais c’est peut être un peu compliqué lorsqu’on n’a jamais cousu de matière comme le jersey. Mis à part ce point, il n’y a aucune difficulté. Tout tombe parfaitement, et comme les marges de coutures sont comprises dans le patron, c’est par-fait !

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Concernant les explications, chaque version des bustes / manches / jupes sont illustrées et vraiment bien détaillées.

La seule difficulté, reste, comme toujours, de trouver LE bon tissu pour se lancer ! Moi j’ai choisi un imprimé tropical, avec des fleurs et des feuilles, dans des tons plutôt foncés. Ce tissu vient du comptoir du tissu, et je pense que c’est un jersey de coton avec un peu d’élasthanne dedans. Malheureusement, il n’y avait pas la composition lorsque je l’ai acheté.

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Ah et aussi ! C’est la première fois que j’assemblais directement le vêtement à la surjeteuse. J’ai pris l’habitude de monter le vêtement à la machine à coudre, puis à surjeter les bords. Mais là, j’avais envie de faire comme les grandes : et utiliser la machine à coudre uniquement pour poser la bande d’encolure.

Seulement, comme les marges de couture (comprises!) étaient de 1 cm, je me suis bidouillée un petit guide, afin de bien positionner mon tissu pour que la couture se fasse bien à 1 cm du bord, tout en découpant le surplus de tissu ! Avec ma surjeteuse, je peux coudre à 7-8 mm grand max du bord. Mais pas plus. Je n’avais pas envie de retracer les pièces de patrons en enlevant quelques millimètres de la marge couture… alors Je me suis fait un petit guide sur un carton, comme ça :

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Le trait bleu représente l’aiguille gauche de ma surjeteuse. Ensuite, j’ai tracé une ligne à 1cm (= la ligne violette), et une autre à 1,5cm (= la ligne rose). C’est généralement les marges coutures que je retrouve. Mais tu peux aussi ajouter un autre trait pour une marge couture de 2cm si c’est ce que tu utilises.

Ensuite, j’ai placé ce guide sur ma surjeteuse, en faisant attention à bien aligner le trait bleu avec la position de l’aiguille gauche de ma surjeteuse. Il faut être assez précis, et pour le coup, ça se joue au millimètre près ! Alors, on respire, on prend son temps, on se concentre, et avec une règle, on vient aligner correctement le guide ! Une fois que le papier est bien positionné, j’ai mis un morceau de scotch pour maintenir ce guide sur la surjeteuse. J’ai trop regardé Mac Gyver je crois…

Ce n’est pas grand chose, mais ça évite d’avoir à retoucher les patrons avec la marge de couture comprises. Je n’aime pas perdre mon temps, tu commences à le comprendre. Alors c’est la solution que j’ai trouvé pour optimiser mon temps de couture !

Il suffit alors de placer le bord de son tissu contre le trait correspondant à la marge couture : 1 cm ou 1,5cm. Ensuite, les couteaux de la surjeteuse vont se charger de couper le tissu, qui sera surjeté dans la foulée. Et grâce à notre guide, on aura cousu en respectant la marge couture !

Par contre, il faut être sur de toi ! Parce qu’une fois que la surjeteuse a coupé le tissu, c’est coupé ! Tu ne peux pas faire marche arrière…. A garder en tête 😉 !

Mon avis

Pour une première robe en jersey, j’avoue que je la trouve hyper confortable ! Et vraiment très agréable à porter (mais ça, c’est surtout car le tissu est très fin !). D’ailleurs, par ces 32 degrés dans le nord (notons la date, ça n’arrive pas très souvent), j’ai apprécié encore plus qu’elle soit très légère !

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Je l’ai coupé dans une taille 42. Du haut de mon mètre 69, elle m’arrive au dessus du genou. Je t’avoue que je ne suis pas hyper à l’aise avec cette longueur. Alors la prochaine, je la rallongerai une bonne dizaine de centimètres pour qu’elle m’arrive au genou ! Voir même juste dessous.

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Je n’ai pas eu besoin de retoucher la largeur des manches : tu le vois par toi-même, le jersey n’est pas tendu ! Je n’ai pas fait de surpiqures pour maintenir le bas de manches. Mais je le ferai sur les prochaines version, car je suis sans cesse en train de bien les remettre.

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Je ne te ferai pas de démo de jupe qui tourne, mais je t’assure qu’elle se lève bien ! C’est aussi pour ça que je compte rallonger les prochaines !

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Comme il me restait du tissu, je me suis fais des espadrilles assorties ! Evidemment, j’ai thermocollé (avec un thermocollant tissé) les parties coupées dans le jersey, sinon vive les déformations ! Et pour l’arrière, je suis sortie de ma zone de confort…

espadrilles2

Hey oui ! Du simili à paillettes !

J’ai aussi décidé de mettre une étiquette au niveau du talon. Sur chaque pied cette fois-ci!

Il me restait encore du tissu. Alors j’ai cousu une robe presque similaire pour ma filleule : la robe 28 Palm Tree du ottobre design 3/2018 !

Je te montre juste une photo ! Mais il y aura un article dédié à cette robe ! Prêt ?

AldaiaPalmTree.jpg

Tadaaaaaam !

Il y avait le concept des look mère-fille sur Instagram,
et bien je développe le concept du look marraine / filleule !

Tu aimes ? Nous, on a bien kiffé d’avoir la même tenue toute la journée !! ❤

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changer les couteaux de surjeteuse

Comment changer les couteaux de sa surjeteuse

Mes tutos

Les couteaux de la surjeteuse sont des éléments indispensables pour raser le tissu. Mais de nombreuses mauvaises utilisations de ceux-ci nous amènent parfois à devoir les changer.

Petite liste non-exhaustive pouvant entraîner les changements des couteaux :

  • passage d’un tissu beaucoup trop épais
  • utilisation d’un tissu avec des fils métalliques
  • ou d’un tissu avec des perles
    et mon préféré….. roulements de tambour….
  • l’épingle oubliée !

D’ailleurs, c’est un peu pour ça qu’on trouve des surjeteuses en presque bon état et à moindre prix sur le bon coin. Les gens ont laissé une épingle passer sous les couteaux, suite au bruit que cela a engendré, elles n’osent plus utiliser leur machine et…. des filles comme moi les récupère pour trois francs six sous !

C’est d’ailleurs comme ça que j’ai acheté la mienne, celle de ma copine Sewing by Méli pour son anniversaire, et dernièrement, celle de ma mère pour la fête des mères ! C’est sur cette dernière machine que j’ai changé les couteaux : la personne l’ayant avant moi, avait oublié d’enlever les épingles… Impardonnable je te dis ! La preuve en image :

Comme ça, on dirait que ce n’est pas grand chose… mais ça t’abîme un tissu en moins de deux !!! Le tissu est arraché, il a tendance à s’enrouler sur lui même plutôt que d’être rasé, et le surjet n’est pas net…

Je pense que 8 fois sur 10, on se retrouve à devoir changer ses couteaux suite à une malheureuse épingle oubliée. D’ailleurs, il y a une probabilité assez élevée pour que tu sois arrivée ici suite à cette situation !

Pas de panique ! Une erreur, ça arrive à tout le monde. Mais avoir ses couteaux émoussés, ça fait bien c***…

Si tes couteaux sont émoussés, je te conseille d’arrêter d’utiliser ta surjeteuse en attendant de changer les couteaux. Tu risquerais de dérégler la machine, d’abîmer les boucleurs etc. BREF ! On n’utilise pas une machine abîmée au risque de l’abîmer encore plus. ça paraît logique, mais pas pour tout le monde….

La suite concerne le changement des couteaux de la surjeteuse élément by pfaff 1230 ol.
Il semblerait que les machines Singer 14SH744, ainsi que la Hobbylock 2.0 soient (mécaniquement parlant) proches. Ce tuto peut alors convenir.
Regardez bien les images avant de vous lancer !

Matériel

Tout d’abord, il te faut bien évidemment acheter de nouveaux couteaux. Les miens (pour la élément by pfaff 1230 ol) proviennent de la mercerie des filles à pois. C’est la première fois que je commandais sur le site, mais je sais que le site est fiable, car beaucoup d’amies commandent du tissus chez eux ! Bref, la livraison a été hyper rapide : 3 jours.

Ensuite, il te faudra aussi :

  • une douille à 6 pans de 7mm
  • un tournevis OU une clef à cliquet (la mienne était trop large pour pouvoir être utiliser)
  • un petit tournevis cruciforme
  • de l’huile mécanique
  • un peu d’huile de coude
  • et de la minutie

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Changements de couteaux

Tu verras qu’en commandant des couteaux, tu reçois toujours celui du haut ET du bas. Alors même si tu ne vois pas d’impact sur l’un des couteaux, il vaut mieux changer les deux. Si une aiguille est passée, elle a forcément abîmée les deux couteaux. L’aiguille est généreuse, elle ne fait pas les choses à moitié…

Doucement petit scarabée, on va y aller par étape ! Déjà, tu commences par débrancher ta machine. Ensuite, tu diminues la largeur du surjet à son minimum. En tout cas sur la mienne, c’est le couteau inférieur qui se déplace et appuie sur le couteau supérieur pour augmenter la largeur du surjet. Donc pour que ce soit plus simple, j’ai mis la largeur au minimum.

Maintenant que c’est fait, je te conseille de prendre des photos des couteaux sur ta machine AVANT de commencer à dévisser quoi que ce soit. Grâce à tes photos, tu pourras vérifier le bon positionnement de tes pièces, en plus de pouvoir frimer auprès de ton mec « Hey t’as vu, j’ai réparé ma surjeteuse toute seule ! » Oui, les filles AUSSI ont le droit d’utiliser des outils, pas besoin d’un pénis pour savoir s’en servir !

Le couteau inférieur

C’est le plus simple à changer !
1 – Tu ouvres le capot pour pouvoir accéder au couteau.
2- Tu désactives le couteau supérieur (tu le mets en position horizontale) pour qu’il ne te gène pas.
3 – A l’aide du tournevis cruciforme, tu dévisses la vis noire qui maintient le couteau inférieur. Et tu déposes la vis dans le capot ouvert (se serait dommage de la perdre !).

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4 – Tu retires le couteau endommagé.
5 – Tu mets le nouveau couteau dans l’emplacement prévu. Tu ne peux pas te tromper de sens, c’est facile ! Pense à mettre une petite goutte d’huile autour du trou du couteau, des deux côtés.
6 – Tu revisses la vis noire, et tu serres. Mais pas comme une brute ! Il ne faut pas abîmer le pas de vis….
Voilà, tu viens de changer le premier couteau. C’était pas insurmontable !

Le couteau supérieur

Si le plus simple à changer était le couteau inférieur, par déduction, le couteau supérieur est un peu plus compliqué. En fait, ce qui est compliqué c’est que c’est vraiment. bien. serré. En même temps, c’est monté en usine….

1 – Tu mets le couteau supérieur en position de travail (à la verticale, pas comme sur la photo).
2 – A l’aide de ton tournevis/ta clef à cliquet et de ta douille à 6 pans de 7 mm, tu vas enlever la grosse vis noire. C’est un peu dur, mais ça se dévisse quand même. Une fois que tu as dévissé, tu déposes la vis dans le capot (tu n’as pas perdu la première vis, se serait dommage de perdre la seconde !)

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3 – Tu retires le couteau endommagé.
4 – Tu mets le nouveau couteau, en déposant une goutte d’huile autour du trou oblong que tu étales avec un chiffon pour la repartir des deux côtés du couteau. Ensuite, tu essayes de le positionner comme sur les photos que tu as pris avant de tout enlever (tu n’en as pas pris ? Je t’avais prévenu pourtant…).

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5 – Lorsque tu as mis ton couteau, tu peux revisser, mais tu ne dois pas serrer à fond les ballons ! On va régler la hauteur de ton couteau. C’est à çà que sert le trou oblong : pouvoir ajuster la hauteur du couteau.
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Pour voir si tu as correctement placé le couteau supérieur, il faut que utilises le volant et que tu observes le mécanisme de coupe sur un morceau de tissu. Si le couteau supérieur est trop haut ou trop bas alors il ne coupera pas l’intégralité du tissu (ça le pliera au début s’il est trop haut, ou à la fin s’il est trop bas). Fais un test en plaçant un morceau de tissu et en utilisant ton volant, et observe. C’est le meilleur conseil que je puisse te donner. Mais si tu as pris des photos, tu n’auras pas de problème pour le placer.

6 – Une fois que la hauteur est réglée et vérifiée, tu peux serrer la vis (mais pas comme une brute).

C’est fini !

Et voilà, en moins de 10 minutes, tu as changé tes couteaux ! Une vrai pro !

Maintenant, tu peux reprendre ton projet en-cours.
Et surtout… penses à enlever tes épingles cette fois-ci !

N’hésites pas à partager cet article à toutes tes copines qui ont besoin de changer leurs couteaux ! ça peut faire peur, mais c’est tout à fait faisable !

Mon coin couture

debuter en couture

Je vois souvent passer par-ci par-là les coins coutures de chacun et chacune. Alors j’ai décidé de faire une petite présentation de mon « atelier » !

Alors je dis mon atelier, mais en réalité c’est un bureau que je partage avec Zébulon et Berlioz. L’un a une passion pour les jeux vidéos, et les mmorpg surtout. Tandis que l’autre, adore venir faire sa sieste dans mes chutes de tissus, ou mieux : sur les tissus que je suis en train de coudre. Donc pour les jolies photos, j’ai du ranger quelques affaires 🤭 …

Mon espace de couture

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Avec peu de moyen, il fallait réussir à faire un plan de travail qui nous permettrait à tout les deux de travailler et de jouer. C’est donc chez ikea que l’on a trouvé comment organiser tout cela ! Deux caissons à tiroirs et une planche forment un premier bureau. En général, c’est cette zone que j’utilise, d’ailleurs il y a toujours ma machine à coudre .

Ensuite, on a utilisé un pied de bureau, un autre caisson et une deuxième planche pour réaliser le second bureau, qui est plutôt le territoire masculin de la pièce ! Sauf qu’en ce moment, c’est la place de ma surjeteuse.

Voilà, nous avons chacun notre colonne pour ranger les affaires de nos univers, et chacun un bureau pour exprimer notre créativité !

Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je me suis fait un porte-bobines ! C’est assez pratique, et puis, je trouve que ça habille nos murs qui sont encore assez nu.

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Comme tu peux le voir, je n’ai pas de table spécialement dédiée à la découpe de mes tissus ou de mes patrons. Alors en attendant (d’avoir un jour une grande pièce rien que pour la couture !), je monopolise la table à manger, sur laquelle je pose mon tapis de découpe. Et ça va tout aussi bien ! Sauf quand le chat en a décidé autrement….

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Le rangement des patrons

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Je suis une grande fan des patrons en PDF, car je suis très impatiente…. Dès que je commande quelque chose, j’aime l’avoir tout de suite. Ne niez pas, je suis certaine de ne pas être la seule ! Mais il m’arrive aussi d’acheter le patron en pochette. Soit parce que la version informatique n’existe pas, soit car j’ai flashé sur un patron en mercerie.

Cependant, les patrons ont tous des packaging différents, et c’est compliqué d’avoir quelque chose d’homogène, d’esthétique, et surtout de pratique pour trouver ce que l’on veut ! Comme je n’ai pas énormément de rangements, il fallait que je trouve une manière d’optimiser la chose, pour pas trop cher non plus…

J’ai donc décidé d’utiliser des enveloppes kraft A4 (3€ les 50, ça va c’est économique !) et de m’en servir pour faire un rangement par patron ! Comme tu peux le voir, sur le devant de l’enveloppe j’ai collé une étiquette où je mets :

  • le logo de la marque
  • une photo ou un dessin du patron
  • le nom que porte la création
  • les tailles disponibles
  • je précise aussi quand le patron est dans une autre langue que le français.

Ainsi, dans chaque pochette je retrouve :

  • le livret d’explication
  • la planche du patron dans toutes les tailles
  • les pièces d’une taille que j’ai décalqué

Oui je décalque toujours mes pièces de patrons. Même lorsque j’ai un patron en pdf, je préfère perdre du temps à reporter mes pièces plutôt qu’à découper dans la planche directement. Et puis un patron sert rarement une seule fois dans une seule taille ! Tu vois ce que je veux dire… Toi aussi tu couds des pièces pour ta soeur, ta cousine ou même ta copine. Et elle font rarement exactement la même taille que toi ! Donc plutôt que de réimprimer à chaque fois le patron, je préfère le décalquer.

Et comment je fais pour ne pas mélanger toutes mes tailles ? Eh bien j’utilise les pochettes transparentes que l’on utilise dans les classeurs. Une pochette transparente = une taille patronnée !

Et pour ranger toutes ces pochettes de patrons, j’utilise des range-revues, toujours de chez Ikea.

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Je n’ai que 3 boites, alors au début je pensais classer par genre : homme / femme / enfant. Mais j’ai beaucoup plus de patrons dans un genre, que les deux autres réunis, bizarrement… Alors je me suis dit que j’allais organiser par catégories : les hauts / les bas / autre.

Mais je ne suis pas convaincu par cette méthode. Alors si vous avez des idées, je suis preneuse !!!

Le rangement des tissus

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Je trouve que la méthode des pochettes à rabats élastiques reste une bonne manière de ranger ses tissus ! Je ne sais pas si c’est la meilleure méthode, mais en tout cas elle me convient très bien. Ce n’est peut être pas la méthode la plus économique, je te l’accorde. Mais ce n’est pas la peine de prendre les pochettes exacompta, ou des pochettes en plastique qui coûtent un bras. Moi, j’ai acheté les premiers prix lors de la rentrée scolaire, et elles font bien le job (2€39 les 10 pochettes. Bon ok j’ai pris 10 paquets et j’ai vidé la moitié du rayon, mais maintenant je n’en achète plus ) ! Certaines ont l’élastique mal fixé dans l’oeillet, alors je fais un noeud, mais elles sont de nouveaux opérationnelles !

Si tu souhaites ranger tes tissus sur des pochettes, sachent qu’il faut choisir des pochettes où l’élastique n’est pas fixé sur le rabat de devant. Car c’est sur le rabat de devant qu’on vient enrouler le lé de tissus. Et si tu as des élastiques devant, beh tu peux pas maintenir ton tissu sur la pochette !

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Ce que j’aime bien dans cette méthode, c’est que l’on peut ranger les chutes de tissus dans la pochette ! On a alors tout au même endroit : le tissu et les chutes ! Pratique

Si tu veux voir la technique d’enroulage de tissus sur la pochette à rabat, clique ici. C’est là que j’ai appris !

Voilà, c’est tout pour mon coin couture. Certes il est petit, mais optimisé et fonctionnel !

Laissez-moi un petit commentaire pour me dire ce que vous en pensez, et surtout n’hésitez pas à me montrer les vôtres !

La veste Anonyme, de Lydiy

Pour les femmes

Il y a quelques temps, une bloggeuse couture que je suis sur instagram, avait relayé le post IG de Lydie. Elle cherchait des testeuses/bloggueuses pour son prochain modèle. Je n’avais pas encore eu l’occasion de coudre l’un de ses patrons, et le modèle me plaisait bien. Cependant, dans le monde de la blogosphère couture, je suis une débutante, une padawan comme j’aime le dire🤭! Même si je couds depuis plusieurs années, je n’ai que quelques mois d’existence sur les réseaux sociaux, je suis encore un petit bébé 👶

Mais j’ai quand même tenté le coup en laissant un message sur le post concerné, et comme disait Jean-Claude Duss : J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher…😉

Mais oui ! Jean Claude avait raison ! Eheh ! Donc voici mon avis sur la veste de lydie, que j’ai testé début novembre.

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Hey, t’as vu comment je saute bien ?

Dans le commerce, j’ai m’habille généralement en 42-44 selon les magasins. Pour réaliser la veste à pan, je me suis basée sur le tableau du patron, et je correspondait également à un 44. J’avais une petite appréhension concernant les manches. Car c’est toujours là que je rencontre deux problèmes :

  • soit les bras sont trop étroits et je me retrouve avec des épaulettes qui n’ont pas lieu d’être… mmmh tu vois de quoi je parle, n’est-ce pas?
  • soit les bras sont correctement proportionnés, mais la carrure n’est pas assez large… Qui a dit camionneuse ? J’ai entendu …. 

J’ai alors mesuré les manches de la taille 44 sur le patron : en théorie mes bras devraient avoir de la place.

Place au découpage du tissu ! Ah d’ailleurs, en parlant de tissu ! J’ai choisi de donner un petit côté rock’n’roll à ma veste 😎 . C’est donc en bi-matière que j’ai décidé de la réaliser : un lainage très doux de couleur bordeaux pour le devant et le dos, et un matelassé légèrement enduit d’un gris pailletté pour les manches ! Tous deux viennent de chez Diffus’Laine à Gradignan. Oui j’assume totalement les couleurs malgré les taquineries de mes collègues m’ayant surnommé « la cosmonaute »

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Alors comme tu peux le voir sur la photo suivante, j’ai monté la veste à la machine à coudre et j’ai surjeté toutes les coutures, eh ouais mon gars !

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Oui c’est vrai, il faut que j’investisse dans 4 bobines noires… promis, je vais aller les acheter !!!

📷 📷 Allez, place aux photos !📷 📷

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Pour résumer,

J’ai aimé :

  • les explications claires 😁
  • le patron à assembler bord à bord !
  • le montage des manches 😁
  • les 3 versions possibles : on peut fermer (avec des boutons, ou avec un zip) ou on ne le ferme pas (comme moi !)

Ce que j’ai moins apprécié :

  • les marges de coutures non comprises😓 Alors certes, ce n’est pas rédhibitoire. Mais je suis de nature plutôt impatiente, alors une fois que j’ai coupé mon patron, j’ai l’impression de perdre du temps à repasser tout autour de mes pièces avant de couper mon tissu 😁
  • de devoir faire mine de ne plus savoir quand on me demandait d’où vient ma veste  ! Parce que oui, on me la demandé plusieurs fois ! Alors si tu m’as croisé, et que je t’ai dit « euh je crois que c’est un patron qui vient d’un magazine que j’ai acheté il y a quelques années… » je m’excuse de t’avoir menti. Mais… faute avouée, à moitié pardonnée, non ? Et puis maintenant, tu sais même d’où il vient !

Alors si toi aussi tu veux réaliser cette jolie veste à pan, clic ici pour obtenir le patron !

Et pour voir les versions des testeuses, c’est par  ! D’ailleurs si tu fais parti des testeuses, et que tu as écrit un article de blog, un post instagram, un post facebook, enfin un truc sur les réseaux sociaux, laisse moi un message pour que je fasse un lien vers chez toi !

 

Comment régler les tensions de sa surjeteuse?

debuter en couture

Hello toi !

Si tu as cliqué sur mon article, c’est que le thème de la surjeteuse t’intéresse, je me trompe ? Peut être viens-tu d’acheter une surjeteuse ? Ou alors, tu comptes la mettre sur ta liste pour le Père Noël ?

Je possède la mienne depuis quelques mois. Je n’ai donc pas un énorme recul sur l’utilisation de cette fabuleuse machine. Garde en tête que je ne suis pas une professionnelle, ce n’est que mon avis de couturière amatrice.

Néanmoins, je vais essayer de  répondre à tes questions !  Et notamment, je vais t’expliquer comment régler la tension des fils de ta surjeteuse, avec une méthode très simple. Avec çà, vous allez vite devenir les meilleures amies ! (je ne suis pas responsable de la jalousie que pourrait déclencher ta machine à coudre !)

Une surjeteuse, qu’est-ce que c’est ?

Une surjeteuse est une machine qui permet de couper le tissu, de le piquer mais aussi de le surfiler en un seul passage. Oui oui, en un seul !

La surjeteuse possède 4 fils : 2 boucleurs, et 2 aiguilles. C’est grâce à ça que l’on peut faire de belles finitions, embellir nos ouvrages et obtenir un travail digne d’un vêtement acheté en boutique !

La surjeteuse permet de coudre avec une grande facilité des tissus qui sont plutôt difficiles à coudre à la machine à coudre. C’est le cas de la maille par exemple (les jersey, les sweat, les pulls etc) ! Eh oui, ces tissus étant extensibles, la machine à coudre est impitoyable avec eux. Il est très difficile d’obtenir de jolies finitions, ou des coutures extensibles. La surjeteuse par contre, va coudre ces tissus avec une facilité déconcertante ! C’est presque… magique ! Le point de chaînette va réaliser des coutures extensibles, dignes du prêt à porter.

On dit qu’une surjeteuse peut réaliser 15 types de points différents. Mais en réalité, on peut les regrouper dans 3 catégories :

  • le surjet : à 3 ou 4 fils
  • le roulotté (ou ourlet roulé, c’est la même chose) : à 2 ou 3 fils
  • le flatlock : à 2, 3  ou 4 fils

Et c’est quoi la différence avec une machine à coudre ?

La machine à coudre réalise ce qu’on appelle des points noués, tandis que la surjeteuse réalise un point enveloppant : les fils des boucleurs entourent le bord du tissu, qui sont alors retenus par les fils des aiguilles (Merci à https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fcoutureandpaillettes%2Fposts%2F306175943202413&width=500 » target= »_blank » rel= »noopener »>Dominique pour m’avoir fait remarquer mon erreur !!). C’est la première différence. Mais il y a aussi 3 choses indispensables à savoir sur la surjeteuse :

  • Les griffes d’entrainement et le différentiel

La surjeteuse peut froncer le tissu ou le tendre en fonction de l’effet voulu, grâce aux griffes d’entraînement. Contrairement à la machine à coudre, la surjeteuse est capable d’imposer deux vitesses différentes à ses griffes : c’est le rôle du différentiel ! Ainsi, lorsque l’on souhaite froncer le tissu, la griffe avant va plus vite que celle de derrière. Et c’est l’inverse si l’on veut tendre le tissu !

  • Les couteaux

Une surjeteuse ne coud qu’au bord du tissu.  Elle dispose donc de deux couteaux. L’un supérieur qui est dit amovible, et l’autre inférieur, que l’on ne remarque quasiment jamais. C’est le couteau supérieur qui va se déplacer et venir couper le tissu avec la lame inférieure. Il est important de les garder en bon état, c’est pourquoi il faut éviter de coudre sur des épingles. Et au cas où ça t’arriverai, c’est pas grave hein ! Bon ça va faire un bruit désagréable, un claquement très sec. L’aiguille risque d’être tordue (ou pire : cassée et tu ne retrouveras qu’un bout) mais les ciseaux sont des pièces amovibles qui se changent ! Ouf !

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  • Les boucleurs

Les boucleurs de la surjeteuse sont les pièces inférieures qui permettent de former… des boucles (naaaaaan sans dec ?!). Je vais être honnête : il y en a un qui est plus difficile que l’autre à enfiler. Mais sur certaine machine, l’enfilage est simplifié grâce à des boucleurs amovibles qui s’avancent pour l’enfilage. Entre nous, c’est une question d’habitude. Il ne faut pas un bac+5 en couture pour l’enfiler. C’est l’histoire de 2 ou 3 fois, et puis après, tu le feras en moins de 2 minutes ! 

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Et les points négatifs dans tout ça ?

Depuis le début, je te vante les mérites d’une surjeteuse, telle une présentatrice du téléachat sur nrj12. Mais il y a quelques ombres au tableau.

Tout d’abords, 4 fils signifie qu’il faut utiliser 4 bobines. Ton budget couture va en prendre un coup… Et je ne parle pas des petites bobines de 500 m de fils. Non non, je te parle des cônes de 4500 m. Alors si tu ne veux pas te ruiner en fils, je te conseille d’investir dans 4 bobines noires et 4 bobines blanches. Contrairement à la machine à coudre, tu n’a pas besoin d’utiliser des fils de la même couleur que le tissu. Généralement j’utilise 3 noires ou 3 blanches, et je mets du fil de la même couleur que mon tissu sur l’aiguille de gauche.

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La surjeteuse coupe et coud en même temps. Il ne faut donc pas se rater quand on surjette. Un morceau mal placé, et c’est plusieurs pièces qu’il faudra recouper ! De plus, une surjeteuse génère beaucoup de poussières à cause des couteaux… Il faut alors nettoyer méticuleusement la machine après chaque utilisation. Un petit pinceau, une bombe d’air comprimé ainsi qu’une burette d’huile doivent faire parti de ton petit matériel d’entretien.

Le prixoui, on va parler de la douloureuse… Autant on peut trouver une machine à coudre pour débuter, à moins de 100€. Pour une surjeteuse, les premiers prix sont de l’orde de 200€. Lorsque l’on débute, je suis consciente que c’est un budget conséquent. Que l’on préférerait acheter de jolis tissus et des patrons pour ce budget. Si la couture n’est qu’une activité occasionnelle, (si tu ne fais que tes rideaux tous les 3 ans par exemple)  je ne pense pas qu’il faut que tu investisses dedans (achète toi de jolis tissus pour tes rideaux plutôt !). Mais si tu aimes créer de jolis vêtements, pour toi, ta famille et faire plaisir à ton entourage, alors je te conseille de mettre de l’argent de côté pour avoir une surjeteuse.

Je ne suis malheureusement pas en mesure de te recommander un modèle plutôt qu’un autre. Je vais donc te dire quel est le modèle que je possède : il s’agit de la element by Pfaff 1230, vendu par Lidl, jusqu’à l’année dernière. Maintenant, ils sont passés au modèle 1450. J’ai trouvé ma machine sur le boncoin, pour 80€. Elle était quasi neuve ! La personne l’ayant achetée s’en était servie 2 fois, et depuis, elle était au fond de son carton…. Tu le crois ça ? Une pauvre machine seule, abandonnée, qui ne demandait qu’à être utilisée ! Qui ne demandait qu’à trouver une copine de couture…  Je suis très contente de ma machine. Elle fait tout ce que je lui demande, même les épaisseurs ! A condition d’aller doucement aussi…

Comment régler sa surjeteuse ?

Comme beaucoup de gens de ma génération, je suis une facebook addict je fais partie de plusieurs groupes de couture, et je vois souvent des personnes en détresses car elles n’arrivent pas à dompter leur machine.

On ne parlera pas des gens qui se contentent, d’un air dédaigneux, de les renvoyer vers leur manuel…. 

Alors je vais t’expliquer la méthode que l’on ma montré pour régler ma surjeteuse.

C’est une méthode très scolaire, mais qui fonctionne avec tous les tissus, et avec toutes les surjeteuses.

Il faut que tu saches que la tension des fils dépend de 3 paramètres:

  • de la nature du point (surjet, roulotté, flatlock)
  • de la qualité des fils
  • de la matière à surjeter (épaisseur, élasticité, nature)

A chaque fois que tu changeras l’un des paramètres, il faudra re-faire la méthode.

Cette technique c’est celle des « cartes de tissus« , qu’on appelle aussi fabricmap.

Pour commencer, je te conseille d’utiliser 4 bobines de couleurs différentes. Idéalement, des bobines correspondantes aux couleurs de ta surjeteuse. Dans mon cas, j’utilise du rouge, du jaune, du vert et du bleu ! Attention : ces 4 bobines doivent être de la même qualité que celles que tu utiliseras sur ton vêtement ! 

La méthode consiste à trouver le réglage de chaque fil, un par un !

Pour cela, on va découper 4 morceaux de tissus (4 fois dans le même tissus ) de 4 x 36 cm. Tu peux découper un gabarit en carton pour que ce soit plus facile pour toi.

Ensuite, tous les 4 cm tu vas faire un trait horizontal. Tu obtiens alors 9 cases sur ton tissu. Ces 9 cases représentent les 9 valeurs de tensions possibles !

On règle ensuite toutes les valeurs de tension sur 4.

Pourquoi sur 4 ? Les tensions disponibles vont de 1 à 9, la tension moyenne est alors 4,5. Lorsque j’ai appris à régler ma surjeteuse, on m’a expliqué qu’en mettant les tensions sur 4 pour les fabricmap, le surjet que l’on réalisera sera assez lisible pour trouver le bon réglage. Je m’explique :

Si l’on mettait tous les réglages sur 1, tout serait trop lâche. Et si l’on mettait tout sur 9, au contraire tout serait beaucoup trop serré. Si tu veux t’en convaincre, fais un test ! 

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Place ton premier morceau de tissu sous le pied presseur, et utilises le volant pour y planter les aiguilles.

 On va régler la tension du fil rouge. Chez moi, et je pense que c’est le cas sur la plupart des machines, c’est le boucleur supérieur.

Petite info (allez c’est cadeau !) je règle toujours mes fils dans l’ordre d’enfilage. On me l’a apprit comme ça, et j’ai gardé le reflex… C’est bête non ? Parce qu’en soit, ça ne changerait pas grand chose de commencer par le jaune ou par le bleu ;)…

{ Pour cela, place la tension du fil rouge sur la valeur 1.

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Surjette ensuite jusqu’au premier trait, et change la valeur de tension sur la valeur 2.

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Surjette ensuite jusqu’au deuxième trait, et change la valeur de tension sur la valeur 3.

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Continue ainsi de suite jusqu’à arriver à la tension 9 dans ton dernier rectangle ! }

Il faut que tu recommences ce qui est entre les { } pour les 3 autres fils. A chaque fois, toutes les tensions sont réglées sur 4, SAUF celle dont tu es en train de faire la fabricmap ! Jusque là, c’est facile non ?

Tu obtiens donc 4 fabric map :

  • celle de l’aiguille de gauche
  • celle de l’aiguille de droite
  • celle du boucleur supérieur
  • celle du boucleur inférieur

FabricMap.png

Maintenant, il va falloir regarder UN seul fil par fabric map. Et tu vas comprendre pourquoi il était judicieux de respecter le code couleur…

  • sur la fabricmap du boucleur supérieur, tu ne dois regarder que le fil rouge

Il faut que les boucles rouges apparaissent uniquement sur l’endroit de ton travail. Elles doivent aller jusqu’au bord du tissu.

boucleurSupEndroit.png

On doit à peine voir les boucles sur l’envers,

boucleurSupEnvers.png

  • sur la fabricmap du boucleur inférieur, tu ne dois regarder que le fil jaune

Il faut que les boucles jaunes apparaissent uniquement sur l’envers de ton travail. Elles doivent aller jusqu’au bord du tissu.

boucleurInfEnvers.png

On doit à peine voir les boucles sur l’endroit.

boucleurInfEndroit.png

 

  • sur la fabricmap de l’aiguille gauche, tu ne dois regarder que le fil bleu

Il faut voir un joli point droit sur l’endroit de ton travail (comme à la machine à coudre).

filGaucheEndroit

Tandis qu’à l’arrière, on doit observer à peine un point. En aucun cas, ton tissu ne doit être froncé.

filGaucheEnvers

  • sur la fabricmap de l‘aiguille de droite, tu ne dois regarder que le fil vert

il faut voir un joli point droit sur l’endroit de ton travail (comme à la machine à coudre).

fildroitEndroit

Tandis qu’à l’arrière, on doit observer à peine un point. En aucun cas, ton tissu ne doit être froncé.

filDroitEnvers

Prend ton temps et regarde attentivement chaque case de chaque fabricmap. L’endroit et l’envers. Il y a forcément une case où le réglage est parfaitSi, il y en a forcément une, je te l’assure. Coche cette case !

Le réglage final correspond donc aux valeurs de tension que tu as coché pour chaque fils ! Tu vois, c’est pas si compliqué de trouver la bonne tension 😉

Je te montre d’autres fabric map que j’ai fait. Il s’agit d’un surjet 3 fils, pour un jersey poilu ! J’ai surjeté les deux côtés de mes fabricmap pour réaliser les 2 surjets possibles. Le surjet large en utilisant l’aiguille de gauche, et le surjet étroit en utilisant l’aiguille de droite.

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Je ne t’ai pas mis le détail en gros plan. Mais mes réglages obtenus sont les suivants :

  • surjet 3 fils large, c’est à dire en utilisant l’aiguille de gauche (= le côté gauche de mes fabricmap) : 5 – Ø – 55
  • surjet 3 fils étroit, c’est à  dire en utilisant l’aiguille de droite (= le côté droit de mes fabricmap) : Ø – 577

Tu remarques que mes tensions pour les boucleurs sont différents, alors que je n’ai pas changé de tissus ni de fils… La tension est plus élevée pour réaliser le surjet étroit, et si on réfléchit un peu, c’est assez normal. En effet, pour réaliser le surjet large, l’aiguille étant plus éloignée du bord, les fils des boucleurs sont amenés à faire une plus grande distance, il sont plus tirés. Il faut donc une tension moindre pour tendre ces fils.

Evidemment, il n’est pas obligatoire de le faire pour chaque tissu ! Moi je garde mes fabricmap et je compare mon « nouveau tissu » à ceux que j’ai déjà utilisé avant. Histoire de voir si j’ai déjà travaillé un tissu similaire par le passé, et donc, si j’ai déjà les réglages de fait ! Je n’aime pas travailler inutilement…

Pour rentabiliser mes fabric map, j’utilise aussi les deux bords de mon gabarit ! J’utilise les deux épaisseurs d’un côté pour faire un surjet 4 fils, et j’utilise une seule épaisseur de l’autre côté pour faire un surjet 4 fils.

Dernière petite astuce !

Maintenant que tu as trouvé tes réglages, tu va vouloir utiliser d’autres coloris. Les couleurs de bases ne sont pas très harmonieuse…

Il y a deux écoles :

  • la première : on renfile tous les fils. C’est la méthode classique, et c’est celle que je fais. Enfiler une surjeteuse n’est pas si compliqué qu’on le pense 😉
  • la seconde : on coupe les fils au niveau des bobine, on fait un noeud avec les nouveaux fils et on renfile uniquement les fils des aiguilles. On mets toutes les tensions à 0 et on va utiliser le volant de la machine pour tirer les fils doucement. J’ai appris dernièrement que cette méthode pouvait abîmer la machine, notamment au niveau des boucleurs, qui pourraient se tordre. Je vous conseille donc vivement de vous entraîner à enfiler votre machine, se serait dommage de l’abîmer….

J’espère que cet article vous a plu ! Et qu’il vous servira dans votre apprentissage de la surjeteuse !!

En tout cas, n’hésitez pas à partager mon article autour de vous ! Aux débutants, aux confirmés, ou à celles et ceux qui pensent que c’est une machine compliquée !